- ENTREE de SECOURS -



mercredi 19 juin 2019

L’hystérie du réchauffement climatique

le 19 juin 2019


L’hystérie du réchauffement climatique atteignit un crescendo au cours des années 2000 en prévision de la Conférence de Copenhague en 2009 quand une personne à l’esprit civique publia les courriels du « Climate Gate » qui dégonfla tout : Psschittt … Ces courriels démontrèrent que la science du réchauffement du climat ressemblait davantage à de la science-fiction concoctée par des pseudo-scientifiques habités par une imagination véhémente. Dix années se sont passées depuis et nous connaissons aujourd’hui un autre pic d’hystérie qui semble coordonné dans le monde entier. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Les scientifiques du réchauffement climatique ont beaucoup d’argent et beaucoup de temps. Une curiosité alimentée par cette oisiveté aurait incité certains d’entre eux à essayer de comprendre ce qui va arriver au climat. Ont-ils pris conscience d’un refroidissement imminent et doivent-ils adapter leur position avant que ce refroidissement devienne apparent ?

Durant ces dix dernières années il y eut aussi une accumulation de données expérimentales sur ce « réchauffement global ». On dispose maintenant de 40 ans d’observations satellitaires de la température de la basse atmosphère et voilà ce que ça donne pour les 48 États contigus des USA :
Capture d’écran 2019-06-18 à 17.27.51.png

Ce graphique montre l’écart des températures par rapport à la moyenne des 30 années 1981-2010. Le dernier point du graphique date de février 2019 avec un résultat de – 0,03 degrés C. Il y aurait donc eu 40 années de réchauffement climatique et pourtant les températures, durant cette période, sont restées remarquablement stables. Dans le détail il y a même un très léger refroidissement.

Alors, est-il possible de continuer à croire que le climat se réchauffe alors que l’atmosphère a tendance à se refroidir ? Rationnellement non. Est-il possible que le réchauffement climatique soit réel si l’atmosphère a tendance à se refroidir ? Encore une fois non. Considérons maintenant le gaz carbonique accusé d’être la principale cause du réchauffement climatique, si celui-ci doit se produire. Un laboratoire situé au sommet du Mauna Loa à Hawaii mesure la concentration atmosphérique du gaz carbonique depuis 1958. Comme c’est le changement annuel de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère qui est censée entraîner le réchauffement du climat de la planète il suffit de voir comment cette teneur évolue :

Capture d’écran 2019-06-18 à 17.47.52.png

L’effet moteur du gaz carbonique sur le réchauffement du climat aurait du s’exercer dans une large mesure depuis 1979, date à laquelle les mesures satellitaires de température de l’atmosphère ont été bien documentées, et pourtant la tendance est restée stable alors que globalement la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère a augmenté. Quarante années de « forçage » par effet de serre (supposé) et aucun résultat tangible en termes de température atmosphérique réelle, c’est, on le reconnaitra, difficile à avaler ! Si cela devait arriver, ce serait déjà arrivé …

Le contraire du réchauffement climatique est le refroidissement global. Quelles sont les chances pour qu’un tel évènement survienne ? Assez bonnes ! Un seul graphique suffit pour illustrer cette éventualité, l’indice aa qui est une mesure de l’intensité du champ magnétique du Soleil. Et il existe des archives à ce sujet depuis 1868 :

Capture d’écran 2019-06-18 à 18.05.59.png

Il est aisé de remarquer que l’activité magnétique du Soleil au cours de la seconde moitié du XXe siècle était 50 % plus élevée qu’au cours des 60 dernières années du « petit âge glaciaire ». Cette exubérance a pris fin en 2006 et l’activité magnétique du Soleil est revenue aujourd’hui à ses niveaux du XIXe siècle. Ce retournement de tendance pourrait bien provoquer le genre de climat que nos ancêtres ont connu au cours du XIXe siècle. Il suffit maintenant de constater ce que les USA, la Chine du Nord et le Japon ont enduré ces deux derniers hivers : des entrées du vortex polaire provoquant des températures glaciales. Attendre un réchauffement du climat relève de l’absurde, comme dans la pièce tout aussi absurde de Samuel Beckett « En attendant Godot » (illustration tirée de Wikipedia), cela n’arrivera pas et l’attente risque de devenir très longue.

Il n’y a toujours pas d’évidence d’un quelconque réchauffement de la planète et il est grand temps de cesser de faire bénéficier les « réchauffistes » du bénéfice du doute, c’est tout simplement stupide … et coûteux, puisque le combat contre le gaz carbonique n’a, à l’évidence, plus aucune justification.

Source : Blog d’Antony Watts. Les données figurant sur les trois graphiques sont disponibles pour tout public auprès de la NOAA.

36 commentaires:

  1. "Bums, Get a Job !": Un couple d'influenceurs Instagram critiqué pour avoir demandé 11 000 $ de vacances


    par Tyler Durden
    Mer., 19/06/2019 - 06:00


    Un couple allemand qui utilisait Instagram pour tenter de solliciter de l'argent pour un voyage en Afrique est critiqué et ridiculisé par Internet. Cat et Elena du compte Instagram Another Beautiful Day ont demandé plus de 11 000 dollars pour les aider à se lancer dans une "grande aventure" en Afrique à partir de la fin juillet. Selon le compte GoFundMe qu'ils ont créé, le couple envisage de faire du vélo en tandem du "centre de l'Allemagne" vers "l'Afrique et, espérons-le, au-delà".

    Cela semble tout à fait raisonnable.

    Le couple n’a pas donné de destination précise pour son voyage et a dit aux gens lisant leur page GoFundMe: «Nous voulons vous emmener tous dans cette immense aventure. Une célébration de la vie, alors que nous chevauchons librement à travers les montagnes, au bord de la mer et à travers les métropolites. Nous allons montrer la beauté de cette planète et de ses habitants, mais aussi la laideur. "

    Ils ont déclaré que l'argent collecté auprès de GoFundMe serait consacré à un vélo tandem, à la nourriture, au logement, à Internet, à des assurances et à la couverture des urgences. Le couple a déclaré: «Nous espérons que vous apprécierez et apprendrez avec nous. Ensemble nous pouvons faire la différence."

    Mais depuis que le poste a été créé, il est devenu évident qu'Internet ne veut pas "faire la différence", ni vouloir "profiter et apprendre" avec le couple. Au lieu de cela, Internet a fait ce qu’il fait de mieux: il les a ridiculisés sans pitié et leur a suggéré de "trouver un emploi".

    Un commentateur Instagram a écrit:

    "Chaque fois que je commence à me sentir mal dans ma peau, je repense à ces deux influenceurs Instagram branleurs qui ont demandé de l'argent à leurs abonnés pour des vacances."

    "Ou vous pouvez dire aux gens de mettre leur argent de côté et d’avoir les expériences elles-mêmes, pas" à travers vous ". Liberté totale ! ”A écrit un autre sur Instagram.

    Un autre commentaire a déclaré:

    «Vous voulez que les gens financent votre style de vie lol. Pathétique. Trouvez des emplois et soutenez-vous. Vous crétins narcissiques. Vous ne collectez même pas d’argent pour une bonne cause. Vous demandez littéralement aux gens de financer vos vacances WTF. Quel gaspillage de vie tu es.

    Après avoir écouté la langue, que vous pouvez voir en entier (ou y participer), Cat a écrit: "Certaines personnes n'hésitent pas à juger et à parler. En ce moment même, nous n'avons pas grand chose, nous acceptons de l'argent de ma mère et aussi des dons mais nous ne le cachons pas. Cette situation nous apprend beaucoup. " Il a ajouté que le couple avait "le courage" de demander et d'accepter de l'aide.

    Cela a seulement conduit à plus de ridicule. Les commentateurs ont écrit:

    "Wow, ne vous sentez pas honteux d'être un tel fardeau pour votre mère qui travaille 2 emplois pour soutenir vos deux fantasmes somptueux ... elle a déjà sacrifié tant d'élever et de subvenir à vos besoins, à cet âge vous devriez être en train de décoller son fardeau de ne pas y ajouter. "

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  2. “Obtenez quelques emplois et soutenez-vous !”

    «Publier vos photos de vacances sur Instagram ne change pas le monde, cela ne fait que renforcer votre confiance en vous déjà gonflée. Si vous souhaitez planifier un voyage épique, trouvez un emploi et gagnez de l'argent vous-même. Plus de cadeaux de maman (qui occupe actuellement deux emplois pendant que vous publiez des selfies) ou qui attendent des étrangers pour maintenir leur style de vie. Il est temps d'entrer dans le monde réel. "

    Cat a annoncé que le couple prendrait une pause de 30 jours dans les médias sociaux pour se livrer à une "introspection".

    Bonne chance avec ça, laissez-nous savoir si quelque chose se présente.

    https://www.zerohedge.com/news/2019-06-18/bums-get-job-instagram-couple-slammed-internet-after-asking-11000-celebration-0

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    1. Le monde est plein de ces putains de personnes qui font la manche (la pute) sur le net pour 'se trouver une nouvelle personnalité' !! 'Une victoire vers des jours meilleurs' ! et même (dernièrement) une attardée mentale qui affichait (sur FB) qu'elle allait se marier. Soit, et alors ? Et là, l'idiote du jour avouait qu'elle allait se marier... avec elle-même !!!
      HAHAHAHA ! J'vous parle pas de la nuit de noce !!

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  3. Une vidéo dramatique montre l'interception par un combattant russe d'un bombardier américain B-52 près de la Crimée


    par Tyler Durden
    Mer., 19/06/2019 - 04:15


    Après des conversations interceptées impliquant des jets russes et américains qui auraient eu lieu lundi au-dessus de la mer Noire et de la mer Baltique, le ministère russe de la Défense a publié une nouvelle vidéo montrant l'un de ces derniers incidents.

    Les médias internationaux ont rapporté qu'au moins deux affrontements entre des avions américains et russes avaient eu lieu au début de cette semaine, l'un d'entre eux se trouvant peut-être au-dessus ou au moins à proximité de la Crimée.

    "Les équipages des avions de combat russes Su-27 ... ont intercepté les bombardiers stratégiques B-52H de l'US Air Force, qui se sont approchés de la frontière de l'Etat russe depuis les mers Noire et Baltique", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

    L’armée de l’air américaine a également confirmé l’incident, affirmant que plusieurs bombardiers à long rayon d’action B-52, dotés de capacités nucléaires, avaient mené des missions à l’appui des opérations baltes annuelles dirigées par l’OTAN (BALTOPS) organisées en Roumanie.

    Les images récemment publiées proviennent du poste de pilotage d'un des avions à réaction Su-27 envoyés pour intercepter un B-52 en provenance de l'ouest.

    Le ministère de la Défense a ajouté qu'aucune violation des frontières de la Russie n'avait eu lieu; Cependant, un reportage basé sur des sources militaires américaines et sur un radar indique qu'un B-52 américain a tracé une trajectoire de vol "directement à Crimée" dans ce qui "aurait pu être un simulacre de frappe".

    La Russie a déclaré avoir envoyé des Su-27 Flankers intercepter de multiples stratofortresses B-52 de l'armée de l'air américaine survolant à la fois les régions de la mer Baltique et de la mer Noire. Dans l'une des rencontres, l'un des bombardiers volait directement vers la péninsule de Crimée, occupée par le Kremlin, dans un simulacre de frappe. Un autre des B-52 a ensuite effectué un atterrissage d'urgence à la RAF de Mildenhall, au Royaume-Uni, à la suite d'une urgence en vol non liée. - Le lecteur

    Une autre interception russe précédemment enregistrée d'un bombardier américain datant de mars de cette année.

    Ces incidents ont connu une hausse spectaculaire ces dernières années, les responsables du Pentagone condamnant régulièrement le "comportement non professionnel" des pilotes russes.

    Entre-temps, Moscou a condamné à plusieurs reprises l'expansion et l'étendue des jeux militaires de l'OTAN dans les États baltes et d'Europe orientale.

    Au cours de plusieurs mois, le ministère de la Défense a mis en garde contre des avions américains et de l'OTAN s'approchant "dangereusement de la frontière" - ce qui a rendu nécessaire l'interception de l'avion.

    https://www.zerohedge.com/news/2019-06-18/dramatic-video-russian-fighter-intercepting-us-b-52-bomber-near-crimea

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    1. Avec les entrées maritimes sur les territoires chinois afin de provoquer une guerre mondiale et les attaques de tous bords vers le président Maduro au Venezuela voici que ce sont les russes a faire les frais de la décomposition pentagonale des 'hommes de l'ombre' !

      Notez aussi que les 'informateurs' du président Trump ne sont rien de moins que DES AGENTS du pentagone et non des internautes qui ont vérifiés les faits avant d'en parler !

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  4. Paix et sécurité en Afrique pour les nuls…et les plus avertis


    13:34 19.06.2019
    Safwene Grira


    Paix et sécurité en Afrique est le dernier-né des MOOC francophone. Ses promoteurs expliquent à Sputnik que leur objectif est de démocratiser l’accès à ces questions qui sont « avant tout, un bien public, relevant de la citoyenneté de chacun. Il est donc indispensable que le plus grand nombre se fasse une opinion là-dessus»

    On en connaissait, jusque-là, qui traitaient des sciences des données, des technologies de l’information, du développement personnel ou même qui proposaient le chinois aux faux-débutants.

    Mais l’un des derniers-nés des MOOC francophones, ou «Cours en ligne ouvert à tous», a de quoi surprendre par le choix de sa thématique, dont la popularité n’a d’égal que son absence des plateformes académiques. Souvent cloisonné dans les enceintes des tables rondes, colloques et autres grands-messes qu’accueillent régulièrement les capitales africaines, et dont l’impact est controversé, la «Paix et sécurité en Afrique francophone», a été proposée par l’université Senghor d’Alexandrie, pour faire l’objet d’un MOOC.

    La formation, entièrement gratuite, est prévue pour débuter en septembre prochain, soit 7 ans exactement après le lancement du premier MOOC francophone, en septembre 2012, dédié, à l’époque, à «Internet, tout y est pour apprendre».

    «L’idée vient de l’Université Senghor, et a pris naissance, en 2017, lors du Forum international de Dakar sur la paix et sécurité en Afrique. Le responsable pédagogique Alioune Dramé [également spécialiste international des questions de paix et de sécurité en Afrique francophone] m’avait alors sollicitée pour développer, en lien avec cet établissement universitaire, un curriculum de formations sur ces questions, dans le cadre d’un MOOC. J’ai tout de suite adhéré à l’idée et on a commencé à travailler sur l’identification des différentes thèmes et intervenants», a précisé à Sputnik Niagalé Bagayoko, présidente du Think Tank African Security Sector Network (ASSN), qui fait partie des partenaires de ce projet.

    Présentés comme une révolution dans le monde de l’enseignement universitaire, les MOOC contribuent à façonner, depuis une dizaine d’années, le nouveau visage de la formation libre, professionnelle ou universitaire. Les cours s’étalant sur quelques semaines et proposés par des universités, notamment les plus prestigieuses, sont dispensés entièrement en ligne, avec possibilité d’interaction avec l’équipe pédagogique. Gratuite, la formation est souvent sanctionnée par l’obtention d’un certificat -facultatif- moyennant quelques dizaines d’euros, qui viendra parapher des CV «partageables», notamment, via les réseaux sociaux professionnels comme Linkedin.

    Le MOOC «Paix et sécurité en Afrique francophone» fera l’objet, quant à lui, de 24 heures de cours, soit la durée moyenne d’une matière d’une unité d’enseignement (UE) semestrielle dispensée dans une université. S’étalant sur 7 semaines, il nécessitera «trois à quatre heures de travail par semaine», prévoient les organisateurs. Le matériel pédagogique sera constitué de capsules vidéos d’une vingtaine de minutes, d'interviews d'experts, de quizz pour aider à retenir les notions clés. Sans oublier les recommandations de lectures, pour approfondir les connaissances.

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  5. «Le MOOC permet d’acquérir des connaissances fondamentales mais aussi des savoir-faire, comme ceux liés, par exemple, à la gestion d’une crise, aux opérations de maintien de la paix (OMP) ou encore à la réforme des systèmes de sécurité (RSS), afin de doter la formation d’une dimension technique et professionnalisante pour renforcer une culture de la paix tenant compte des réalités africaines», peut-on notamment lire sur la page de présentation du cours.

    L’objectif, résume Niagalé Bagayoko, est de «concilier l’exigence académique, avec le souci de rendre cela accessible au plus grand nombre», et pour cause «les questions de paix et de sécurité sont avant tout, un bien public, une question qui relève de la citoyenneté de chacun. Il est donc indispensable que le plus grand nombre se fasse une opinion sur ces questions.».

    «Alors que l’espace francophone africain est terrassé, aujourd’hui, par des violences et des crises, on s’est aperçu qu’il n’existe pas de cours spécifique traitant de ces questions et permettant un accès à des données en ligne, de façon synthétique. Il ne s’agit pas, pour nous, de traiter uniquement des crises sécuritaires, mais également des différents moyens développés pour y faire face. C’est d’autant plus nécessaire qu’on entend, aujourd’hui, de plus en plus de critiques, sur l’échec des processus de réforme des systèmes de sécurité (RSS), les faiblesses des moyens de gestion de crise, ou des limites d’instruments comme le Désarmement, Démobilisation et réinsertion (DDR)» poursuit Niagalé Bagayoko, qui dirige un think tank spécialisé sur les questions liées aux RSS.

    «Un autre son de cloche sur une approche sécuritaire, lacunaire, au Sahel», c’est ce que dit, de fait, rechercher, à travers ce cours en ligne, le docteur Jean-Pierre Baptiste, représentant au Bénin de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce haut fonctionnaire international, de nationalité tchadienne, explique à Sputnik que ses motivations pour suivre ce MOOC sont, avant tout, personnelles.

    «Je connais beaucoup le Tchad ainsi que toute la région du Sahel [Jean-Pierre Baptiste avait également officié en tant que représentant de l’OMS en Mauritanie, ndlr]. Je me sens de manière directe très concerné par le nombre de neveux et autres proches tués en combattant les djihadistes. Pour moi, la sécurité du Sahel est un enjeu majeur. Plus les années passent, plus on se rend compte que les approches mises en place ne sont pas les bonnes. La réponse militaire consistant à venir claquer des bombes, de temps en temps, sur la tête des gens avec les pertes civiles que cela peut entraîner, devrait être réajuster», plaide Jean-Pierre Baptiste qui s’exprime à Sputnik, à titre personnel, et non en sa qualité de représentant de l’OMS.

    Jean-Pierre Baptiste tenait ses propos quelques jours à peine après que 3 civils, dont un adolescent, ont été tués dans la région de Tombouctou, au Mali, par un tir visant leur véhicule, jugé «suspect», et provenant d'un détachement de la force antiterroriste Barkhane, l’opération française au Sahel. Alors que l’escalade continue au Mali, les violences ne cessant de s’étendre à des zones jusque-là épargnées, les bévues deviennent de plus en plus fréquentes, de part et d’autre. En février dernier, des soldats du contingent allemand de la Minusma avaient été pris pour cible par erreur par l’armée malienne.

    «L’approche militaire ne cesse de nourrir le feu alors que les solutions doivent associer, de façon plus engagée, les questions de gouvernance, de démocratie et de développement. Dans des pays comme le Niger ou le Tchad, beaucoup de régions se sont historiquement insurgées contre le pouvoir central. Si on analyse, aujourd’hui, les causes de cette montée des extrémismes dans nos pays, les gens adhèrent aux thèses terroristes parce qu’ils n’ont aucune alternative, aucune porte de sortie: pas d’école, pas d’eau potable, pas de développement…», alerte Jean-Pierre Baptiste en regrettant que «la population du Sahel soit le parent pauvre de nos indépendances.»

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  6. Ce haut-fonctionnaire convaincu que «l’architecture sécuritaire est intimement liée au développement », espère, à travers ce cours, «adoucir son point de vue sur l’approche sécuritaire». Niagalé Bagayoko qui considère elle-aussi le développement comme partie intégrante d’une approche sécuritaire globale, rappelle que les approches non-militaires sont également traitées par le MOOC. « Les mécanismes de prévention et de règlement pacifique des conflits en Afrique », constitue, en effet, un axe à part entière, pour faire face à «l’environnement sécuritaire en Afrique francophone, dont certaines zones sont gangrenées par les conflits, la violence et la criminalité».

    Makhtar Hareck Beytoura, est un chercheur sénégalais, à l’université de Cheikh Anta Diop à Dakar. Comme Jean-Pierre Baptiste, c’est à travers les questions de développement qu’il en est venu à s’intéresser à ce MOOC. Dans quelques semaines, il devra soutenir sa thèse de doctorat, qui traite des systèmes africains de protection des droits humains. Il espère à travers ce cours pouvoir se rapprocher de son objectif professionnel.

    «Je suis un passionné des questions de consolidation de la paix, qui sont indissociables du développement des État africains. La question se pose avec une acuité particulière pour nos États d’Afrique de l’Ouest, où on a assisté, ces dernières années, à l’émergence de nouvelles formes de radicalisme religieux. Si bien que la problématique de la sécurité a connu une mutation importante, qu’on ne peut plus réduire à la théorie du maintien de l’ordre. Je cherche, dès lors, à cerner tous les outils, les contours, de ces questions, et c’est ce qui m’a poussé vers ce MOOC. Mon ambition est de devenir un jour expert dans ces questions, pour apporter ma pierre à l’édifice, au sein de Think Tanks en Afrique ou ailleurs», résume ce doctorant sénégalais à Sputnik.

    Une ambition légitime, approuve Niagalé Bagayoko, qui estime que le MOOC pourrait susciter des vocations, encourager les parties prenantes à travailler en réseau, ou encore, doter les journalistes d’instruments leur permettant d’approcher ces thématiques, souvent techniques, en connaissance de cause.

    https://fr.sputniknews.com/afrique/201906191041468231-paix-et-securite-en-afrique-pour-les-nulset-les-plus-avertis/

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    1. A l'heure où l'Internet aplanit toutes les données mondiales dans un vaste forum démocratique où chacun peut avoir et savoir ce qui se passe ici ou ailleurs, le continent africain (situé sous les tropiques où TOUT pousse !) découvre enfin qu'il a de l'eau en pagaille, des ressources minières et pétrolières ! et que - chaque pays - devrait être millionnaire ! Manque juste l'éducation qui est censurée par des cours obligatoires vers une des religions les plus meurtrières qui soit !

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  7. Paris juge le rattachement de la Crimée à la Russie «illégal», Moscou rappelle l’occupation de Mayotte par la France


    10:16 19.06.2019


    À l’occasion du déplacement du Président ukrainien, la diplomatie française a publié sur Twitter une vidéo dénonçant l’«annexion» de la Crimée. En réagissant à cette publication, la diplomatie russe a évoqué le cas de Mayotte.
    Le Président français aurait mieux fait de discuter du cas de Mayotte avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky que de celui de la Crimée, a déclaré sur Twitter le ministère russe des Affaires étrangères.

    La diplomatie russe réagissait ainsi à un tweet du Quai d’Orsay qualifiant à nouveau le rattachement de la Crimée à la Russie d’«annexion».

    «Le Président français Macron aurait dû discuter avec son homologue ukrainien Zelensky de Mayotte, qui est devenue le 101e département français après un référendum en 2009 au lieu de mentionner la supposée "annexion illégale de la Crimée par la Russie".»

    Plus tôt, la diplomatie française avait publié le 17 juin, jour de la visite du chef d'État ukrainien à Paris, un message rappelant sa position sur le statut de la Crimée.

    «L'annexion de la Crimée par la Russie est illégale. La France le répète à l'occasion de la visite officielle du Président Zelensky. La communauté internationale, l'Union européenne et la France continuent à accorder une grande importance à la restauration totale de la souveraineté de l'Ukraine et de son intégrité territoriale.»

    L’appartenance de Mayotte à la France est contestée par certains pays. En novembre dernier, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié d’«illégitime» le contrôle de Paris sur les quatre îles.

    Pour rappel, l’archipel des Comores a obtenu le statut de territoire d’outre-mer après la Seconde Guerre mondiale. En août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l’Onu a inscrit l’archipel des Comores sur sa liste des territoires devant accéder à l’autodétermination. Un référendum a eu lieu en 1974. Plus de 90% des habitants de l’archipel ont voté pour son indépendance, mais les Français n’ont pas reconnu les résultats sous prétexte que la majorité des habitants de Mayotte ont voté contre. Néanmoins, les Comores sont devenues indépendantes et ont été admises à l’Onu.

    En 1976, la France a organisé un second référendum à Mayotte: les Mahorais ont voté pour le maintien de l’archipel au sein de la République française. L’Assemblée générale des Nations unies a considéré ce référendum «comme nul et non avenu» et a condamné la présence française à Mayotte.

    En mars 2011, Mayotte est devenue le 101e département français après un référendum organisé en mars 2009. Les autorités comoriennes revendiquent toujours la souveraineté sur Mayotte.

    https://fr.sputniknews.com/france/201906191041466656-paris-juge-le-rattachement-de-la-crimee-a-la-russie-illegale-moscou-rappelle-son-occupation-de/

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    1. (...) Paris juge le rattachement de la Crimée à la Russie «illégal» (...)

      (...) «L'annexion de la Crimée par la Russie est illégale. La France le répète (...)

      Ce n'est ni l'opinion 'de Paris' ni celle 'de la France' qui s'exprime mais seulement l'opinion réduite du nano groupuscule de dictateurs en Marche !

      Notons que comme pour le référendum de Maastricht renommé 'celui de Barcelone' !! Mayotte est l'emprise conflictuelle continuelle de l'immigration payée avec des 'billets de 100 dollars' comme ceux qu'ont en poches les immigrants vers les States quand ils passent la frontières mexicaine !

      C'est TOUS LES JOURS que l'armée (bateaux, hélicoptères) doit intervenir pour couler les embarcations 'koissa-koissa comoriennes' et protéger la population persécutée 24/24 h !

      "Mayotte était un paradis est maintenant l'enfer"

      https://www.youtube.com/watch?v=EYf3O6T6WGQ

      "Mayotte, L'ile aux 8000 bébés"

      https://www.youtube.com/watch?v=aUpgM-mwhj8

      Idem en Guyane-sans-frontières !
      C'est ce qui s'appelle le 'lobbying des milliardaires' c'est-à-dire des investisseurs dans la mort de n'importe quel pays du monde où ils vont diriger DES dizaines de millions d'immigrés !

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    2. Pied tranché, coups de machette : une «brigade anti-BAC» terrorise un quartier de Mayotte


      18 juin 2019, 22:03


      Des rixes entre bandes de jeunes rivales ont fait deux blessés graves dans l'est du département d'outre-mer. Armés de machette, de bâtons cloutés ou encore de battes de base-ball, les assaillants ont semé la terreur dans la ville de Mamoudzou.

      A Passamainty, un quartier de la ville de Mamoudzou dans le département d'outre-mer (DOM) de Mayotte, un gang qui s'est baptisé brigade anti-BAC («BAB») mène des expéditions punitives contre des bandes rivales et défie les forces de l'ordre – et en particulier la Brigade anti-criminalité (BAC).

      La chaîne locale de France Télévision Mayotte La Première rapporte sur son site que le soir du dimanche 16 juin que la «bande de jeunes» avait grièvement blessé deux personnes à coups de machette. L'une d'elle a eu le pied tranché tandis que l'autre a eu le corps lacéré, selon la même source. D'après Le Journal de Mayotte, un des deux jeunes hommes a reçu des coups dans son propre domicile.

      Les membres de la BAB auraient voulu en découdre avec leurs rivaux.

      Le lendemain, le 17 juin, la brigade anti-Bac a tabassé à coups de batte de base-ball un adolescent de 16 ans.

      Actes ignobles et de barbarie

      Conseiller départemental et ancien président du département de Mayotte, Daniel Zaïdani a dénoncé des «actes ignobles et de barbarie». En appelant au préfet, l'élu affirme que des battes de base-ball ainsi que des armes telles que des bâtons munis de clous ont été utilisées. «Ces violences juvéniles [...] menacent sérieusement l’équilibre fragile de notre société», a-t-il encore mis en garde.

      Mayotte toujours en proie à l'insécurité

      Le chef supposé de cette «BAB», multirécidiviste, avait été interpellé par la police mais, selon Mayotte La Première, relâché quelques jours plus tard par la justice, au grand dam des syndicats de police. Face à la gravité des faits survenus à Passamainty, le cadi de Passamainty (juge musulman de droit coutumier), les imams ainsi que les fundis (maîtres d'école coranique) ont convoqué les habitants à une réunion publique le 19 juin 2019, selon Le Journal de Mayotte.

      Excédés par l'insécurité qui règne dans l'île, sujette par ailleurs à une forte pression migratoire en provenance des Comores voisines, les Mahorais étaient descendus dans la rue en 2018 pour exiger que les autorités prennent des mesures.

      Lire aussi : Mayotte : la mobilisation contre l'insécurité ne faiblit pas, Girardin va se rendre sur place

      https://francais.rt.com/france/63074-pied-tranche-coups-machette-brigade-anti-bac-terrorise-mayotte

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  8. Les addictions cachées de l’Europe (Enquête)


    12:23 19.06.2019
    Loïc Ramirez


    En France, la prise d’antalgiques opioïdes a explosé ces dernières années, selon le dernier rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Destinés à combattre la douleur, ils ont largement contribué à l’atténuer, mais exposent le patient à un risque de dépendance, avertit l’organisme.

    Chris Pollard travaille dans l’industrie du fitness depuis 20 ans. Il a animé plusieurs salles de sport à Londres avant de déménager à Paris, où il vit depuis 2006 et travaille comme coach personnel. Comme beaucoup de sportifs, il a souffert de plusieurs blessures et a utilisé des traitements contre la douleur. Il a également été atteint par la maladie de Lyme. «Elle atteignait mon système nerveux et me causait des douleurs atroces», témoigne-t-il.

    Ses médecins décident de lui prescrire un traitement à base de tramadol.

    «Le tramadol est un traitement courant des maux de dos. Les médecins me l’ont également prescrit pour soulager une inflammation du tendon d’Achille, car j’étais allergique aux médicaments anti-inflammatoires. Puis j’en ai à nouveau pris contre la douleur quand j’ai été atteint de la maladie de Lyme», détaille l’athlète. «J’ai consommé des doses plutôt basses pendant plusieurs années, plusieurs fois par semaine, mais de façon irrégulière. Lorsque j’ai eu la maladie de Lyme, on m’a donné la dose maximale, qui est de 400 mg par jour.»

    Personne ne l’a jamais averti d’une possible dépendance. Pourtant, au bout d’un certain temps, Chris développe une certaine tolérance au produit et augmente les prises. Rapidement, il devient dépendant. Père de deux enfants, l’homme se retrouve séparé de sa famille à cause de sa dépendance: sa femme ne pouvait pas accepter de vivre avec un drogué.

    Les symptômes du sevrage au tramadol sont comparables à ceux de l’héroïne– dépression, anxiété, transpiration, vomissements, palpitations, paresthésies, jambes agitées, incapacité de dormir, rêves éclatants, tremblements, sautes d’humeur… De sa clinique de désintoxication, Chris a écrit:

    «Cette dernière semaine dans le système médical français a été infernale. Je vais bien; je suis bientôt prêt à quitter l’hôpital. La première partie du traitement, le sevrage du tramadol, s’est très bien déroulée; malheureusement, la deuxième partie s’est moins bien passée: le mélange d’antidépresseurs et d’autres médicaments qu’ils m’ont donnés m’a rendu cinglé. J’ai perdu toute conscience de qui j’étais, de l’endroit où j’étais et je me suis retrouvé à courir tout nu dans la rue.»

    En France, la consommation d’antalgiques opioïdes a considérablement augmenté ces dernières années, selon le dernier rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Parmi les produits les plus utilisés, le tramadol est dans la catégorie des antalgiques opioïdes faibles. Son utilisation a augmenté de 68% entre 2006 et 2017.

    Chris a eu la chance de s’en sortir. Les personnes qui ont perdu des êtres chers à cause de ces médicaments ont essayé d’alerter la société française, mais il y a toujours plus de décès liés aux opioïdes chaque année.

    Médecin psychiatre, spécialiste en addictologie et porte-parole de l’ANSM, le professeur Nicolas Authier alerte sur «un risque de crise des opioïdes en France»:

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  9. «Il y a une augmentation des hospitalisations et des morts par overdose, des cas de dépendances aux opioïdes forts, notamment l’oxycodone. Nous sommes donc face à un risque et il est urgent de l’empêcher. Nous savons, grâce aux exemples des États-Unis et du Canada, qu’une telle crise est très difficile à enrayer», affirme le médecin. «Le tramadol est le produit le plus prescrit en France, jusqu’à 5,8 millions de personnes en consomment chaque année. Naturellement, la majorité des cas d’overdose et de morts sont liés au tramadol».

    Destinés à combattre la douleur, ces produits ont largement contribué à l’amélioration de la prise en charge de celle-ci, mais exposent, comme le rappelle l’organisme de vigilance, à un risque de dépendance.

    «J’ai commencé à en prendre avant mes séances de sport, car cela me faisait un peu planer. Cela m’aidait dans mon travail. C’est à ce moment-là que j’ai compris que j’avais développé une sorte d’addiction psychologique au produit. J’en avais besoin tous les jours et j’étais pris de panique si je n’avais pas de dose sur moi. Je ne pensais même plus à la douleur», explique Chris.

    Une dépendance qui dura quatre ans. Après avoir averti son médecin, il est traité au sein d’un service d’addictologie.

    «Je me suis retrouvé dans la même unité que les accros à l’héroïne. J’étais le seul à être là pour une dépendance au tramadol, car c’était quelque chose de nouveau, mais qui devient aujourd’hui de plus en plus répandu. En termes d’addiction, j’avais l’impression d’être aussi dépendant que quelqu’un accro à la morphine ou à l’héroïne.»

    Le docteur Barbara Szelesky, membre du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’Hôpital Foch de Suresnes, reconnaît que le tramadol «est malheureusement très addictogène» et que les médecins «n’en étaient pas vraiment conscients» au début. Selon la spécialiste, son utilisation élevée, bien que «multifactorielle», est probablement liée au retrait, en 2011 du Di-Antalvic du marché européen. L’arrêt de la commercialisation de ce dernier est intervenu à la suite d’une recommandation de l’Agence européenne du médicament (European Medicines Agency, EMA) en 2009.

    À l’époque, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’AFSSAPS (devenu ANSM en 2012), avait exprimé des réserves quant à cette décision. Le directeur de l’organisme confiait sa crainte d’un risque de «transfert important de prescriptions vers le tramadol», qui provoquerait un «bilan négatif pour la santé publique». Une substitution que confirme Vanessa Rubiera, infirmière libérale dans les Hauts-De-Seine:

    «Avant, les médecins prescrivaient du Di-Antalvic. Maintenant, c’est principalement du tramadol que je retrouve chez mes patients, notamment pour les douleurs postopératoires.»

    L’oxycodone est un autre antalgique opioïde à risque. Classé parmi les opioïdes dits forts, l’augmentation de sa consommation en France est la plus forte dans cette classe de produits: +738% entre 2006 et 2017, selon l’ANSM. Très puissant, son usage est encadré par un contrôle plus strict. «Personnellement, hors cancer, je n’en prescris pas pour des douleurs chroniques», explique le docteur Szelesky.

    La taille du marché mondial des opioïdes est estimée à 25,4 milliards de dollars américains en 2018, selon un nouveau rapport de Grand View Research, Inc. L’Amérique du Nord a dominé le marché en 2018, avec une part de 55,5% en termes de revenus.

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  10. L’Europe était le deuxième marché régional en importance en 2018. Le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne présentent le chiffre d’affaires pour les opioïdes les plus élevés en Europe. Par conséquent, les mêmes pays figurent en haut de la liste des utilisateurs d’opioïdes sur le continent.

    Fondée en 1995, l’EMA a pour principale mission de contrôler et d’autoriser les médicaments au sein de l’Union européenne, afin de contribuer à la protection de la santé humaine et animale.

    L’industrie pharmaceutique est l’un des principaux acteurs de l’EMA. Fait déroutant, l’organisation présente sur son site Internet une grille de tarifs pour la délivrance d’autorisations de promotion et commercialisation de médicaments. Le prix d’une telle homologation pouvant commencer à 291.800 euros, auxquels viennent s’ajouter des coûts supplémentaires, notamment pour le renouvellement desdites autorisations.

    Ce service payant implique-t-il un risque de conflit d’intérêts entre l’industrie pharmaceutique et l’entité européenne? C’est en tout cas ce que dénoncent, dans une lettre ouverte publiée en juin 2010, les membres de l’organisation International Society of Drugs Bulletin (ISDB). Réseau international de publications de santé, l’ISDB a dénoncé

    «L’échec de la mise en place d’une politique basique en matière de conflits d’intérêts au niveau du conseil d’administration» de l’EMA.

    Dans ce sens, un rapport de 2012 de la Cour des comptes européenne sur la gestion des conflits d’intérêts au sein des agences de l’UE dresse un constat globalement alarmant.

    Concernant l’EMA, le rapport indique que «la possession d’intérêts financiers et la détention de brevets sont interdites aux agents, mais non aux membres de leur famille.»

    L’opinion publique réclamant plus de transparences sur les liens entre professionnels de santé et l’industrie pharmaceutique, la loi de renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé a été votée en 2011. Celle-ci prévoit que soit rendue publique la liste des personnes ou organismes avec lesquels les industriels de santé ont conclu des conventions ou auxquels ils ont accordé des avantages. Le site Transparence-santé est alors créé en 2014 afin de compiler les informations susceptibles d’informer sur «chaque type de lien d’intérêts».

    Dans un document de prestations octroyées, qui compte plus de 2 millions de lignes, Sanofi (l’un des fabricants de tramadol) est mentionné 33.665 fois. Cette multinationale française est le cinquième groupe mondial en termes de ventes de médicaments sur ordonnance depuis 2013.

    Problème, de nombreux observateurs ont depuis pointé du doigt le manque de fiabilité de la plateforme. Erreurs, oublis, absence de détails ou de justifications, plusieurs millions d’euros sont déclarés sans que l’on puisse en connaître les motifs exacts. L’association Regards citoyens, qui a enquêté sur les versements effectués par les laboratoires pharmaceutiques aux médecins, a publié en 2015 la liste des plus «généreux» donateurs. Parmi les quinze premiers, on retrouve les laboratoires de Sanofi.

    Selon le professeur Authier: «L’objectif des industries pharmaceutiques est évidemment de vendre les médicaments aux médecins; ce qui est problématique dans le cas de médicaments qui créent de la dépendance ou de l’addiction. D’aucuns pourraient imaginer un comportement plus éthique et responsable chez ces compagnies. Elles devraient informer les professionnels de santé des risques inhérents au traitement chronique à base de ces produits. Elles doivent prendre leurs responsabilités dans cette crise des opioïdes.»

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  11. Bien sûr, tous ces antalgiques ne sont disponible que sur ordonnance. Les opioïdes faibles sont destinés aux douleurs aigües modérées ou intenses et les opioïdes forts sont indiqués dans des cas de douleurs plus fortes ou chroniques. Au cours des dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés dans l’utilisation d’opioïdes forts dans le traitement des douleurs liées au cancer.

    Pour le tramadol, la prescription maximale est d’un an, avec une prescription de 28 jours d’affilée maximum. Dans le cas de l’oxycodone, la prescription maximale est de 28 jours et son renouvellement interdit.

    Un contrôle qui, comme le souligne l’ANSM, a permis d’éviter une crise majeure, comme celle qui a frappé les États-Unis. Entre 1999 et 2017, près de 218.000 personnes sont décédées aux États-Unis d’une overdose liée à des opioïdes obtenus sur ordonnance. Les décès par surdose liés aux opioïdes sur ordonnance étaient cinq fois plus élevés en 2017 qu’en 1999 (l’état de crise sanitaire a même été déclaré en octobre 2017 concernant ce problème).

    Pourtant, le rapport de l’ANSM indique que le nombre de cas d’utilisation abusive d’analgésiques opioïdes signalés au réseau d’addictovigilance a plus que doublé entre 2006 et 2015.

    Chris, pour sa part, estime qu’il était très facile de s’en procurer:

    «J’allais chez mon médecin et il me demandait combien j’en prenais. Je lui dirais simplement 400, et il m’en prescrirait 400. Il ne l’a jamais remis en question. Il n’a jamais pensé– eh bien, vous n’avez peut-être plus besoin d’autant maintenant. Vous devriez peut-être diminer les doses.

    En Angleterre, il eût été impossible que j’obtienne une ordonnance de tramadol aussi facilement. Ils vous en donnent pour une semaine et vous disent de revenir après pour contrôler votre état. Ici, j’ai eu une prescription pour trois mois.»

    Marion Bobillot, étudiante infirmière à l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de l’Hôpital Saint-Louis de Paris explique dans quelles situations les médecins prescrivent des opioïdes:

    «Les anti-douleurs sont distribués par paliers, en fonction des informations que nous donne le patient sur une échelle de 0 à 10. Entre 1 et 4, c’est le premier palier. Ensuite, le deuxième, entre 4 et 6 ou 7. Et enfin les douleurs intenses, entre 7 et 10, pour le troisième palier. En règle générale, le tramadol est utilisé pour le palier n° 2». Elle-même a connu ses effets suite à une intervention chez le dentiste: «on m’avait prescrit du tramadol et je me souviens que cela m’avait complètement sonné, j’avais l’impression de planer.»

    L’expérience américaine montre que dans de nombreux cas, les opioïdes entraînent une dépendance à l’héroïne– selon des rapports, environ 80% des consommateurs d’héroïne ont déclaré avoir utilisé des opioïdes prescrits sur ordonnance avant l’héroïne, la drogue qui est actuellement la principale cause de surdose en Europe. Les opioïdes sont impliqués dans 78% des décès dus à la drogue.

    Preuve d’une relative détérioration de la situation, le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté. L’ANSM mentionne le chiffre «d’au moins 4 décès par semaine». on estime qu’en 2015, presque 10 millions de patients ont reçu un antalgique opioïde sur prescription médicale (environ 17% des Français). Ce sont les médecins généralistes qui en prescrivent le plus (86,3% dans le cas d’opioïdes faibles et 88,7% dans le cas d’opioïdes forts), suivis des dentistes, des rhumatologues et des chirurgiens orthopédistes.

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  12. «La prise d’un traitement à base d’antalgiques opioïdes ne conduit évidemment pas forcément à une addiction», souligne le médecin généraliste Patrick Barthel, aujourd’hui retraité. Mais pour ceux qui y succombent, difficile après de trouver de l’aide au sein du système:

    «C’est comme un cercle vicieux– affirme Chris– une fois pris dedans ils ne peuvent pas juste arrêter de t’en donner, même si les médecins sont réticents. C’était dur, mais il faut reconnaître que j’étais accro. Ce n’est pas le médecin qui a diagnostiqué mon addiction. C’est moi-même, personne d’autre!»

    Amine Benyamina est psychiatre addictologue à l’Hôpital Paul Brousse, à Villejuif, et président de la Fédération française d’addictologie. Selon lui, l’information concernant les risques d’addiction aux antalgiques et le suivi des patients «ne sont pas suffisants». Il ajoute qu’«il faut avant tout réévaluer les médicaments disponibles sur le marché» et «informer les médecins sur les alternatives existantes pour le traitement des douleurs mineurs». Selon l’expert, il est possible de remplacer en grande partie l’usage d’antalgiques opioïdes par des traitements manuels, de la psychothérapie, de la relaxation ou du sport.

    Le professeur Authier espère que les choses vont changer:
    «Depuis 2 ans maintenant, nous observons clairement en France ce qui se passe aux États-Unis. Nous en parlons de plus en plus, mais à l’évidence, la communication n’est pas optimale. Je pense que dans les mois et années à venir, les médecins s’informeront mieux avant de prescrire ces produits.»

    Chris insiste sur le fait que si rien ne change dans un avenir proche, davantage de personnes souffriront d’une forte dépendance au tramadol.

    «À la clinique de sevrage, j’ai eu l’impression que le tramadol était une nouveauté. Un généraliste normal ne sait pas à quel point c’est addictif. Comme il s’agissait d’un opioïde synthétique, il a été perçu comme n’ayant pas le même effet que les opioïdes naturels, mais c’est complètement faux. C’est aussi dur que d’abandonner les drogues les plus appréciées dont tout le monde parle.»

    https://fr.sputniknews.com/france/201906191041463623-les-addictions-cachees-de-leurope/

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  13. Des lycéens lancent une pétition remplie de fautes pour dénoncer la difficulté de l'épreuve de français du bac


    12:09 19.06.2019


    L’épreuve de français du baccalauréat pour les séries S et ES a provoqué un tollé sur la Toile à cause du poème choisi pour l’exercice de commentaire de texte. Une pétition a été lancée afin de réclamer l’assouplissement des critères de notation pour cet examen.

    Les lycéens de première des sections scientifique et économique et sociale (S et ES) ont été confrontés à un sujet «trop difficile» le 17 juin lors de l'épreuve anticipée du baccalauréat de français, estiment les auteurs d’une pétition lancée sur change.org afin de réclamer l’assouplissement des critères de notation pour cet examen.

    Ils ont indiqué que la majorité des professeurs invitaient leurs élèves S et ES à choisir le commentaire de texte plutôt que la dissertation ou le sujet d'invention.

    Mais cette année, le commentaire reposait sur un poème d'Andrée Chedid qui est, selon les auteurs de la pétition, peu connue des élèves.

    «Les élèves ayant choisi la filière S et ES ne sont pas pour la plupart à l'aise avec la matière du Français et la difficulté de l'épreuve était extrêmement élevée par rapport à la capacité des élèves à raisonner et à connaitre des notions sur la poésie [sic]», précisent-ils.

    Andrée Chedid est une poétesse française contemporaine alors que les «cours de français travaillent sur des poètes anciens».

    Au moment de la rédaction de cet article, cette pétition adressée au ministère de l'Éducation nationale a recueilli plus de 20.000 signatures.

    https://fr.sputniknews.com/france/201906191041467640-des-lyceens-lancent-une-petition-remplie-de-fautes-pour-denoncer-la-difficulte-de-lepreuve-de/

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    1. La France sommée de s'abaisser au niveau intellectuel de l'immigration analphabète ! HAHAHAHA !

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  14. Pour la 1ère fois, aucun établissement français ne figure parmi les 50 meilleures universités du monde


    13:36 19.06.2019


    Le cabinet de conseil britannique Quacquarelli Symonds a dévoilé le 19 juin son classement des meilleures universités du monde. Pour la première fois depuis 2004, aucun établissement français ne figure dans le top 50 cette année.

    Le classement des 1.000 meilleures universités du monde pour l’année 2020 a été rendu public le 19 juin par le cabinet de conseil britannique Quacquarelli Symonds (QS). C’est le Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui détient la palme, tout comme l’an dernier.

    Cet établissement est suivi par deux autres universités américaines, celle de Stanford et celle d'Harvard. La quatrième place est occupée par Oxford. L’an dernier, cette université britannique était cinquième.

    En ce qui concerne les établissements français, leurs positions se sont affaiblies par rapport au classement pour l’année 2019. Le premier représentant français, l’Université PSL (Paris Sciences & Lettres) n’est qu’en 53e place. Il s’agit donc de la première fois depuis le lancement du classement QS en 2004 qu’aucun établissement français ne figure dans le top 50.

    L’école Polytechnique qui occupe le 60e rang
    est deuxième parmi les universités de l’Hexagone. Elle est suivie par
    la Sorbonne qui est en 77e place.

    Les autres universités françaises ne sont pas parvenues à se classer dans le top 100.

    Parmi les dix meilleurs établissements français, d’après QS, figurent également :

    CentraleSupélec (139e),
    l’École normale supérieure de Lyon (160e),
    Sciences Po Paris (242e),
    Télécom ParisTech (249e),
    l’École des ponts ParisTech (250e),
    l’Université de Paris (253e)et
    l’Université Paris-Sud 11 (262e).

    La meilleure université russe est l’Université d'État de Moscou qui s’est hissée à la 86e place par rapport à la 90e l’an dernier.

    https://fr.sputniknews.com/france/201906191041468655-pour-la-1ere-fois-aucun-etablissement-francais-ne-figure-parmi-les-50-meilleures-universites-du/

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    1. HAHAHAHAHAHAHAHA !
      Vive le minystaire 2 lainkulthure !

      (Suffit de lire les sujets du bas 19 pour en connaître le niveau ! HAHAHAHA !

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  15. Dénigrement de l'agriculture conventionnelle en Afrique : à quand le « crime contre l'humanité » ?


    19 Juin 2019
    par Seppi


    À propos d'une conférence au titre caméléon

    Des chercheurs mondialement reconnus ? Vraiment ? (Source -- ce lien mène vers un autre compte avec un chapô modifié et le nouveau titre de la conférence)

    Le « bio » au Kenya

    Saviez-vous que dans un pays comme le Kenya, il y a un mouvement structuré de promotion de l'agriculture « biologique » ? Un pays où une grande partie de l'agriculture est « biologique » par défaut – par manque d'accès aux outils modernes (engrais, produits vétérinaires et phytosanitaires, notamment)... Un pays qui fait face à de graves problèmes au niveau de la production agricole et de sécurité alimentaire, connaît régulièrement des épisodes de disette et doit faire appel à l'aide internationale...

    Et quelle « promotion » !

    L'Organic Consumers Alliance (OCA) ne recule devant aucune arme de propagande – car tel est bien le mot qu'il faut employer – pour propager les peurs alimentaires, dénigrer les produits conventionnels – évidemment aussi les pesticides et les OGM – et inciter à la consommation de produits « biologiques ».

    Le Kenya Organic Agriculture Network (KOAN) semble plus raisonnable. Structurant la profession, il nous apprend par exemple que le secteur a contribué en 2016 à l'économie à hauteur de 3 milliards de KES ( Kenya shillings – 26 millions d'euros au cours d'aujourd'hui) par les exportations et de 439 millions de KES (3,8 millions d'euros) par la consommation domestique, principalement par le biais des magasins haut de gamme et par les touristes.

    À titre de comparaison, le secteur de la floriculture a dégagé 823 millions de dollars US en 2017 (732 millions d'euros au cours d'aujourd'hui) et emploie directement plus de 100.000 personnes (et 2 millions indirectement... mais cela paraît beaucoup).

    Les statistiques du FiBL sont aussi intéressantes. Il y aurait eu près de 45.000 producteurs bio en 2017, contre 37.000 l'année précédente. La série statistique présente des variations énormes : par exemple 30.000 en 2003 (cela doit être une estimation fort optimiste), quelque 18.000 en 2005 et... 1.811 en 2007. Les surfaces en bio sont à la même enseigne : moins de 5.000 hectares de 2009 à 2014... et un saut à 150.000 hectares en 2015 pour atteindre 172.000 hectares en 2017.

    Au-delà de leurs incongruités, ces statistiques montrent que le bio est un secteur de niche présentant une très forte variabilité en raison, probablement, de son caractère spéculatif et des difficultés agro-écologiques inhérentes à ce mode de production, particulièrement dans une zone climatique qui ne connaît pas d'hivers froids susceptibles de couper le cycle des bioagresseurs.

    Les idéologues n'ont pas de limite !

    Malgré cela, les thuriféraires de l'agriculture dite biologique – celle qui, par idéologie et appât du gain réalisé sur le dos de consommateurs abusés par le marketing de la peur et de la bien-pensance, refuse les outils modernes de la génétique et de la chimie agricoles – sont prêts à tout : du 18 au 20 juin 2019 se tient à Nairobi (Kenya) le 1st All Africa Congress on Synthetic Pesticides, Environment, Human and Animal Health (premier congrès panafricain sur les pesticides de synthèse, l'environnement et la santé humaine et environnementale).

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  16. Oups ! La conférence a été rebaptisée en cours de route « 1st International Conference on Agroecology Transforming Agriculture & Food Systems in Africa – Reducing Synthetic Pesticides and Fertilizers by Scaling up Agroecology and Promoting Ecological Organic Trade » (première conférence internationale sur l'agro-écologie transformant les systèmes agricoles et alimentaires en Afrique – réduction des pesticides et engrais de synthèse par le déploiement de l'agro-écologie et la promotion du commerce biologique écologique). La conférence devient donc internationale, le sujet principal passe en sous-titre pour être moins voyant, et les bons mots clés sont ajoutés.

    L'organisateur, en vitrine (quoique... il faut le déduire de l'URL), est le World Food Preservation Center® LLC, LLC désignant une compagnie ou entreprise à responsabilité limitée (limited liability company). Le marionnettiste – et in fine bénéficiaire – est facilement identifiable, notamment parce que le sujet du « congrès » se limite aux pesticides... de synthèse : c'est le biobusiness.

    L'objectif est clair : dénigrer l'agriculture conventionnelle pour promouvoir l'agriculture biologique – nous ajouterons : dénigrer l'une, faute de pouvoir démontrer par des faits et des chiffres la supériorité alléguée de l'autre. Quiconque a des doutes peut consulter le compte Twitter, maintenant désactivé mais disponible en archive (en partie), qui a servi à promouvoir la conférence, ou encore celui-ci.

    Le ban et l'arrière-ban de l'alterscience

    Il suffit de voir le programme succinct et la liste des orateurs annoncés. Voici, dans l'ordre où ils apparaissent dans l'annonce de l'événement ceux du milieu de la recherche et de l'enseignement, en activité ou émérites, qui ont un pedigree incluant l'activisme pro-bio, anti-pesticides, anti-OGM, anti-business, etc :

    M. Hans Rudolf Herren, ci-devant chercheur éminent, devenu un des organisateurs de la mascarade du Tribunal International Monsanto, membre du conseil d'administration de l'IFOAM, la fédération internationale des mouvements de l'agriculture biologique.

    M. Tyrone B. Hayes, « lanceur d'alerte » sur l'atrazine et les perturbateurs endocriniens. Ses travaux ont été vivement contestés. Ils n'ont pas été retenus, notamment, par l'Agence de Protection de l'Environnement des États-Unis d'Amérique (EPA) et par l'Autorité Australienne des Pesticides et des Médicaments Vétérinaires (APVMA). Il est connu plus particulièrement pour ses frasques et ses extravagantes bisbilles et histoires de harcèlement (allégué) par Syngenta.

    M. Gilles-Éric Séralini... qu'on ne présente plus – mais on peut citer sa présentation sur le site du congrès : « Il est connu pour ses recherches controversées qui ont conclu que les aliments génétiquement modifiés et les pesticides à base de glyphosate sont dangereux pour la consommation humaine et l'environnement » ; « recherches controversées », mais auteur néanmoins invité…

    Mme Judy Carman, chercheuse australienne et autre superstar de l'anti-OGMisme. Elle est devenue (in)fameuse en 2013 avec une étude qui prétendait démontrer qu'une alimentation contenant du maïs et du soja GM induisait des effets nocifs dans des porcs (notre démontage ici). Aucune recherche postérieure n'est venue confirmer ses résultats, qui se heurtent à l'expérience maintenant pluridécennale des producteurs. Incidemment, dans son équipe de fortune, il y avait M. Howard R. Vlieger, producteur de porcs bio (rassurez vous : ils n'ont déclaré aucun conflit d'intérets...). Il y avait les photos de rats de Séralini... il y eut les photos d'estomacs de porcs de Carman...

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  17. M. Don M. Huber, tombé du côté obscur de la science et dans le militantisme après une brillante carrière. Il est notamment l'auteur d'une lettre « confidentielle », mais largement diffusée, au Secrétaire états-unien à l'Agriculture alertant sur l'existence (alléguée) d'un super-organisme dévastateur favorisé par le glyphosate. Malgré toutes les invitations pressantes qui lui ont été adressées depuis janvier 2011, il n'a jamais apporté la moindre preuve à l'appui. Il suffit de lire la lettre pour se convaincre du délire. M. Don Huber a aussi contribué à la mascarade du « Tribunal International Monsanto ».

    Il y a aussi M. André Leu, anciennement président de l'IFOAM, présentement directeur international de Regeneration International, un réseau de « 250 partenaires internationaux » plutôt hétéroclite mais incluant notamment l'IFOAM (et de fameux charlatans), également co-organisateur de la mascarade du « Tribunal International Monsanto » ; et M. Peter Ogera Mokaya, directeur et CEO de l'Organic Consumers Alliance du Kenya.

    Ce « congrès » semble être une deuxième tentative, après un premier essai manifestement avorté qui devait se dérouler en octobre 2018, au Nigeria, au siège du co-organisateur que devait être l'IITA, l'Institut International d'Agriculture Tropicale.

    Un bashing lourdingue

    La conférence étant en cours, nous disposons de quelques réactions. Lorsque vous voyez la diapo ci-dessus de Mme Judy Carman, est-on vraiment dans le sujet annoncé, la « réduction des pesticides et engrais de synthèse par le déploiement de l'agro-écologie et la promotion du commerce biologique écologique » (un poème... notez aussi le « de synthèse ») ?

    Mais ce n'est rien à côté de cette diapo de M. Don Huber :

    Nous ne résisterons pas non plus à diffuser cette superbe définition des pesticides..

    Une FAO négligente, voire irresponsable

    Les premières moutures de l'annonce du « congrès » de Nairobi faisaient état de la participation de membres d'institutions internationales – la FAO et l'ICIPE (Centre International de Physiologie et d'Écologie des Insectes) – et de quelques universitaires. Alors que l'ICIPE semble s'être retiré, au moins une représentante de la FAO participe activement à la manifestation.

    La FAO est-elle consciente du rôle qu'elle a été appelée à jouer, en compagnie d'une belle brochette d'activistes (Mme Vandana Shiva avait aussi été sollicitée...) ?

    Allô ! Berne ? Allô ! Berlin !

    La même question se pose s'agissant des sponsors. Une version ancienne de l'annonce qui n'est maintenant plus accessible mentionnait la Banque Africaine de Développement et Swissaid.

    Ils ne semblent pas figurer sur le panneau du fond du podium. Mais on y trouve le logo de l'Agence Suisse pour le développement et la coopération et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit.

    Un crime contre l'humanité ?

    Le 29 juin 2016, ils étaient 107 lauréats à signer une « lettre de soutien de Prix Nobel à l’agriculture de précision (OGM) » avec notamment cet appel :

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  18. « NOUS APPELONS LES GOUVERNEMENTS DU MONDE ENTIER à rejeter la campagne de Greenpeace contre le Riz Doré en particulier et contre les cultures et les aliments améliorés grâce aux biotechnologies en général et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’opposer aux actions de Greenpeace et accélérer l'accès des agriculteurs à tous les outils de la biologie moderne, en particulier des semences améliorées par les biotechnologies. L’opposition basée sur l'émotion et le dogme, et contredite par les faits, doit être stoppée.

    Combien de pauvres gens dans le monde doivent mourir avant que nous considérions cela comme un crime contre l'humanité ? »

    Ils sont 142 Nobel à ce jour, l'immense majorité des lauréats vivants pour la chimie, la médecine et la physique, plus 14 pour l'économie et Mme Elfriede Jelinek (littérature).

    Faudra-t-il les mobiliser à nouveau pour inviter les gouvernements du monde – et particulièrement de l'Afrique, terrain de manœuvre pour un objectif plus vaste – à rejeter les campagnes de divers acteurs, dont le biobusiness, contre une agriculture faisant appel à tous les outils disponibles (qu'ils soient issus des connaissances et savoirs « traditionnels » ou des recherches et technologies modernes), plus spécifiquement, en l'occurrence, contre les engrais et les pesticides de synthèse ?

    Ce que font ces gens dans cette conférence, c'est faire obstacle à une agriculture moderne et performante ; priver les agriculteurs de solutions préventives ou curatives efficaces pour faire face aux attaques des bioagresseurs sur les cultures, et les exposer aux risques de pertes de récoltes importantes, voire totales ; perpétuer l'incertitude quant à l'approvisionnement alimentaire des populations, ainsi que la certitude de disettes récurrentes ; œuvrer pour le maintien des agriculteurs africains et des populations africaines dans la pauvreté.

    « Combien de pauvres gens […] doivent mourir [en Afrique] avant que nous considérions cela comme un crime contre l'humanité ? »

    http://seppi.over-blog.com/2019/06/denigrement-de-l-agriculture-conventionnelle-en-afrique-a-quand-le-crime-contre-l-humanite.html

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    1. En France au 20è siècle et avant, tout était bio et les gens crevaient à 40 ans ! Zéro pollution ! Whôah ! Zéro engrais ! Whôah ! Zéro remède contre les maladies des plantes ! Whôah !

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  19. Quel scandale ! Le Courrier Picard dit la vérité ! Et assume !


    19 Juin 2019
    par Seppi


    Le Courrier Picard a publié le 11 juin 2019 une série d'articles que l'on trouvera ici (ou en partant d'ici). Le principal est intitulé « "Pisseurs" de glyphosate: ils en auront sûrement dans leur urine, mais que peut-on en conclure? », avec en chapô :

    « Une cinquantaine de "pisseurs" volontaires vont se faire prélever leur urine mercredi 12 juin à Drucat, près d’Abbeville. Une initiative anti-glyphosate qui pose beaucoup de questions, notamment sur la méthode. »

    La suite de la série d'articles ?

    « Et les cancers des agriculteurs? » ;
    « Un laboratoire qui trouve 100% de résultats positifs » ;
    « Glyphosate: la polémique fait rage » ;
    « Comment vérifier la qualité de votre eau du robinet? »

    Il y a aussi, un peu réchauffé, mais toujours pertinent : « Pierre Médevielle, sénateur UDI de Haute-Garonne : "Moins cancérogène que la viande rouge" ».

    Petit morceau de choix de l'article principal :

    « Jusqu’à présent, les analyses d’urine faites par le laboratoire allemand Biocheck - le seul où sont envoyés les échantillons de tous les "pisseurs" - montrent des doses correspondant à l’ingestion de 10 à 30 microgrammes de glyphosate par jour. Une quantité à rapporter au poids moyen d’un individu : pour une personne de 60 kg, cela donne une dose de 0,5 microgrammes par kilogramme, à comparer à la dose journalière admissible (DJA) du glyphosate, qui est de 0,5 milligramme par kilo de poids corporel et par jour.

    Autrement dit, même ceux qui ont le plus fort taux de glyphosate dans leurs urines en ont ingéré 1 000 fois moins que la dose journalière admissible. Ce qui est loin d'être préoccupant, selon les toxicologues. Même si, pour Francis Chastagner, président de Novissen, « avoir ces produits dans le corps, ce n’est pas normal". »

    De toute évidence, l'auteur, M. Denis Desbleds, a blasphémé... Le rédacteur en chef a donc estimé bon de produire une mise au point.

    Des adeptes de Twitter en ont mis en ligne une photo, et c'est avec le plus grand plaisir que nous la reproduisons ci-dessous.

    http://seppi.over-blog.com/2019/06/quel-scandale-le-courrier-picard-dit-la-verite-et-assume.html

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  20. FRANCE - NESTLÉ POURRAIT CONTINUER DE PRÉLEVER DE L'EAU

    Un collectif dénonce l'usage d'une nappe souterraine dans les Vosges, en France, dans laquelle Nestlé prélève en effet le précieux liquide pour la marque Vittel.
    En 2018, Nestlé a embouteillé plus d'un million de m3 de Vittel.


    19.06.2019, 14h16


    Les autorités françaises devraient donner gain de cause en 2020 à Nestlé pour poursuivre l'exploitation d'une nappe souterraine dans les Vosges, menacée d'assèchement. Des associations contestaient cette priorité d'usage au motif que cette même ressource alimentait la population locale en eau potable. Pour autant, les habitants vont être priés de s'approvisionner ailleurs et plus cher.

    Derrière la marque Vittel se cachent deux sources indépendantes. «Bonne Source», légèrement minéralisée, n'est vendue qu'en Suisse (14,5%), en Allemagne (81%) et dans quelques pays de l'Est (4,5%). Avec un apport en minéraux deux fois supérieur, «Grande Source» est bue dans le reste du monde. Outre une légère différence de goût, cette eau tout à fait propre à la consommation dépasse le seuil maximum de minéralisation pour être injectée dans un réseau d'eau potable en France.

    La «Bonne Source» a plusieurs usages. Nestlé Waters, filiale du géant alimentaire veveysan, en prélève environ 28%. Une coopérative s'adjuge 17% pour la production et l'affinage de fromages, tandis que le solde est réservé aux Vittellois et de manière marginale à l'agriculture et au tourisme.

    Une surexploitation légale

    La «Bonne Source» connaît un déficit, identifié dès les années 1970, à hauteur de 1,1 million de mètres cubes par an, selon le service géologique national français. A ce rythme, elle ne devrait plus être exploitable au-delà de 2050, d'après différentes projections.

    Bernard Schmitt, Vittellois du collectif Eau 88, dénonce une surexploitation «légale». De fait, Nestlé Waters a toujours disposé d'une autorisation de prélèvement en règle, d'un million de mètres cubes par an depuis 2005. C'est justement le volume estimé du déficit annuel de «Bonne Source».

    Le point de vue de Bernard Schmitt est partagé par une instance consultative, le conseil économique social et environnemental régional du Grand Est, qui alertait dans un avis publié en avril 2017: «Ne faire que constater pendant près de 50 ans que les prélèvements sont supérieurs à la recharge est irresponsable de la part des acteurs politiques comme économiques».

    Commission mise sur pied

    Une «commission locale de l'eau», élue démocratiquement, a été mise sur pied par les autorités françaises en 2010 pour identifier une solution pérenne à l'assèchement de la «Bonne Source». A une écrasante majorité, l'instance a recommandé en février dernier que l'eau destinée aux habitants soit acheminée d'ailleurs, au moyen de canalisations sur une distance de plus de 30 km.

    L'investissement résultant est estimé entre 7 et 15 millions d'euros et les coûts de maintenance, d'environ 600'000 euros par an.

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  21. L'eau, «patrimoine commun de la nation»

    L'approbation des services de l'Etat s'agissant de ce schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) est attendue en 2020. Le collectif Eau 88, bien que non représentatif, s'insurge de la préférence d'usage accordée à Nestlé, qui selon M. Schmitt, contrevient à la Loi française sur l'eau de 1992. L'industriel suisse indique pour sa part qu'il s'est engagé à participer au financement des surcoûts de la solution préconisée.

    «Nous nous sommes clairement engagés à réduire nos prélèvements», a indiqué à AWP Sophie Dubois, directrice générale de Nestlé Waters France. En 2018, le minéralier a puisé 750'000 m3 d'eau de «Bonne Source» et prévoit d'en prélever 100'000 m3 de moins d'ici 2020. Mme Dubois évoque également «d'autres initiatives concrètes qu'il faut encore valider auprès des consommateurs», sans plus de détail.

    En 2018, l'industriel a embouteillé 460'000 m3 de Vittel «Bonne Source» et 650'000 m3 de «Grande Source». Un transfert des prélèvements de la première à deuxième ne semble pas avoir été envisagé. «Il n'y a pas de différence de rentabilité entre les deux sources», selon Sophie Dubois, ajoutant que Nestlé a hérité de cette situation.

    Par ailleurs, «aucune étude officielle n'a jamais été publiée validant que la 'Grande Source' dispose d'une capacité de prélèvement additionnelle», a prévenu François Negro, responsable de la gestion durable des ressources en eaux en Europe chez Nestlé Waters. Le volume maximal prélevable est connu mais l'information n'est pas publique.

    Enquête

    Le collectif Eau 88 garde encore espoir que les habitants conservent leur priorité d'usage de l'eau de «Bonne Source». Leurs actions médiatiques en France et outre-Rhin n'ont pas été «neutres», a commenté Mme Dubois. Le collectif s'avance désormais sur le terrain judiciaire.

    Le parquet de Nancy a confirmé à AWP que la conclusion d'une enquête concernant «d'éventuelles prises illégales d'intérêts lors des modalités d'élaboration du SAGE» vient de lui être transmise. «Nous sommes donc en train de l'instruire pour lui donner une orientation.» (ats/nxp)

    https://www.lematin.ch/economie/nestle-pourra-continuer-prelever-eau/story/26958960

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    1. Notons que le prix du m3 (vendu à Nestlé) voisine entre gratuit et presque gratuit et que, les nappes phréatiques sont toutes (dans le monde) remplies par les infiltrations souterraines depuis les mers et océans via magma où elles sont purifiées. Les millions de m3 soutirés ne représentent nullement le volume arrivé ! Il y a donc un déficit critique qui laisse craindre une rupture en eau !

      Et oui ! L'immigration (DES centaines de millions) consomment beaucoup d'eau !

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    2. Faible recharge des nappes dans le Centre et l’Est


      18.06.19

      « Un nombre marqué de réservoirs affiche des niveaux peu satisfaisants, modérément bas à bas », a souligné Laurence Gourcy, hydrogéologue au BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, le 18 juin 2019 à Paris lors de la présentation de l’état des nappes d’eau souterraine au 1er juin 2019, à l’entrée de l’été.

      Le début de la vidange des nappes s’est confirmé sur l’ensemble des nappes durant ce mois de mai, avec des niveaux généralement en baisse ou stable. Une situation classique à cette période de l’année. Cependant, Laurence Gourcy note que « certains secteurs n’ont pas enregistré de recharge pendant la période hivernale, notamment en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes ».

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  22. La vraie raison pour laquelle oncle Sam veut emprisonner Julian Assange


    Par Mark Nestmann
    Nestmann.com
    19 juin 2019


    Le 16 juin 1918, un homme maladif et fragile monta les marches du kiosque à musique du Stark County Workhouse à Canton, dans l'Ohio, pour faire un discours. Pendant plus de deux heures, il s'est élevé contre l'entrée récente de l'Amérique dans la Première Guerre mondiale. «Ne vous inquiétez pas de l'accusation de trahison envers vos maîtres», a-t-il déclaré. "Soyez fidèle à vous-même et vous ne pouvez pas être un traître à une bonne cause sur terre."

    Deux semaines plus tard, l'homme a été arrêté par des maréchaux américains et inculpé de dix chefs de violation de la loi sur l'espionnage et la sédition pour ses déclarations dans son discours à Canton. Un jury l'a déclaré coupable de trois des dix chefs d'accusation et il a été condamné à 10 ans de prison.

    Les principaux médias se sont réjouis de la sentence. La réaction du Washington Post était typique. «Ses activités en opposition à la préparation de la guerre étaient dangereuses […]. Sa conviction […] sert de mise en garde à tous que déloyauté et sédition, même si se dissimuler sous l'apparence de la liberté d'expression, ne seront pas tolérées.»

    Eugene Debs, le défendeur dans cette affaire, était cinq fois candidat à la présidentielle pour le Parti socialiste d'Amérique. Et bien que je ne partage pas vraiment ses vues socialistes, il avait parfaitement le droit de faire entendre sa voix sur cette longue journée d'été. Après tout, le premier amendement à la Constitution se lit comme suit:

    Le Congrès ne fera aucune loi… restreignant la liberté d'expression ou de la presse.

    Avance rapide de 101 ans jusqu'en 2019. En mai, les procureurs américains ont dévoilé un autre acte d'accusation détaillant 17 chefs de violation de la loi sur l'espionnage. (La Sedition Act a été abrogée en 1920.) Encore une fois, le prévenu n’était ni un espion ni un revendeur de secrets militaires pour un profit dans un pays en guerre avec les États-Unis. C'était un journaliste: Julian Assange.

    Comme Eugene Debs, Assange a longtemps été une épine dans le pied des riches et des puissants. Quand Assange a fondé WikiLeaks en 2006, il a déclaré que son objectif premier serait de publier les informations que les puissants préféreraient garder secrètes.

    Et Assange a tenu sa promesse. En 2007, WikiLeaks a publié un manuel secret destiné aux gardiens de prison du centre de détention américain de Guantanamo Bay, à Cuba. À l'époque, des centaines de terroristes présumés avaient été arrêtés sans être accusés d'aucun crime. Le manuel demandait aux gardes «d'exploiter la désorientation et la désorganisation ressenties par un détenu nouvellement arrivé». Par exemple, les gardes avaient pour instruction d'interdire les visites de la Croix-Rouge. Le manuel révélait également les règles relatives aux types de torture autorisés à utiliser contre les détenus.

    Trois ans plus tard, en 2010, WikiLeaks a publié des documents top secrets fournis par l'analyste du renseignement de l'armée, Bradley (maintenant Chelsea) Manning. Parmi eux se trouvait une vidéo tirée d'un hélicoptère de combat américain dans lequel au moins 12 civils irakiens avaient été délibérément massacrés. La fuite des dossiers a également révélé que 66 000 civils avaient été tués par les forces américaines en Irak et que des milliers de prisonniers avaient été torturés par les forces irakiennes.

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  23. Les politiciens et les experts américains ont rapidement condamné Assange et WikiLeaks. L'ancien membre du Congrès républicain Paul Ryan a qualifié Assange de «sycophant pour la Russie». Sarah Palin, ancienne gouverneure d'Alaska et candidate à la vice-présidence du parti républicain, a écrit sur Facebook: «C'est un agent anti-américain qui a du sang sur les mains». Tom Flanagan, ancien assistant au Premier ministre canadien, a même appelé à l'assassinat d'Assange.

    Assange avait de puissants ennemis. il était inévitable que les pouvoirs en question le réprimeraient éventuellement. Et quelques mois seulement après que WikiLeaks ait publié les révélations sensationnelles sur les atrocités de l'armée américaine, la Suède a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale contre Assange pour agression sexuelle. Assange, alors à Londres, s'est rendu aux autorités britanniques et a été libéré sous caution dans l'attente d'une audience d'extradition.

    Après une série d'appels, la Cour suprême britannique a décidé en mai 2012 qu'Assange pouvait être extradé vers la Suède. Mais Assange a estimé que l'enquête suédoise n'était qu'un prétexte pour l'extrader aux États-Unis. Pour éviter l'extradition, Assange s'est rendu à l'ambassade équatorienne et a demandé l'asile politique.

    Sa demande d'asile a été acceptée et Assange a vécu pendant près de sept ans à l'ambassade. Mais en avril 2019, à la suite de l'approbation d'un prêt de 4,2 milliards de dollars par l'Équateur par le Fonds monétaire international (FMI), l'ambassade l'a expulsé. (Ce n'est pas un hasard si les États-Unis sont le principal actionnaire du FMI.) Assange a rapidement été arrêté par la police britannique pour violation des conditions de sa libération sous caution et condamné à une peine de 12 mois d'emprisonnement.

    Une fois Assange placé en détention britannique, les gants de l’oncle Sam ont été enlevés. Les procureurs fédéraux ont d'abord accusé Assange d'avoir aidé Manning à s'introduire dans un système informatique militaire, un crime punissable de cinq ans d'emprisonnement. Puis en mai, ils l’ont inculpé de 17 accusations d’espionnage. Simultanément, les États-Unis ont émis une demande d'extradition visant Assange en vertu du traité d'extradition conclu entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

    Au total, Assange risque 175 ans dans une prison américaine. Les procureurs accusent effectivement Assange d'agir comme un espion pour le pouvoir étranger en révélant des faits embarrassants sur les actions américaines à Cuba, en Afghanistan et en Irak. Cependant, alors que l’acte d’accusation prétend que les actions d’Assange "risquaient de porter gravement atteinte à la sécurité nationale des États-Unis", un rapport de l’Australian Defense Taskforce a conclu que les révélations "ne causaient aucun préjudice réel aux intérêts des États-Unis".

    En d'autres termes, l'acte d'accusation n'a rien à voir avec la responsabilité d'assumer Assange pour ses crimes présumés. Son véritable objectif est de montrer à quiconque serait enclin à publier des faits embarrassants sur Oncle Sam ce qui pourrait arriver s'ils le faisaient.

    L’oncle Sam n’a jamais inculpé un journaliste au titre de la loi sur l’espionnage, bien que certains journalistes affirment qu’Assange n’est pas un véritable journaliste. Par exemple, dans le Sydney Morning Herald du 13 avril, le journaliste australien Peter Greste a écrit un article intitulé "Assange n’est pas un journaliste et son arrestation n’est pas une affaire de liberté de la presse".

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  24. Et bien qu’Assange n’écrive pas d’articles, les méthodes qu’il utilisait pour acquérir des informations et les diffuser sur WikiLeaks sont fonctionnellement identiques aux techniques qu’un journaliste du Sydney Morning Herald pourrait employer. En effet, en 2011, Assange a remporté le prix Walkley pour la «contribution la plus remarquable au journalisme». Le prix Walkley est l'équivalent australien du prix Pulitzer. Le fait qu'il ait été attribué à Assange, un citoyen australien, devrait dissiper le moindre doute sur ses références journalistiques.

    Un juge britannique a maintenant approuvé la demande d'extradition américaine visant à transférer Assange aux États-Unis afin qu'il soit jugé pour piratage informatique et espionnage. Bien qu'Assange fasse certainement appel de cette décision jusqu'à la Cour suprême britannique, il semble probable qu'il sera éventuellement placé en détention provisoire aux États-Unis.

    Julian Assange n'est pas un homme particulièrement sympathique. Mais chaque Américain devrait le remercier d'avoir révélé la vérité sur les méthodes brutales utilisées par l'Oncle Sam pour mener ses guerres secrètes. Il mérite des éloges - pas une peine de prison à vie.

    Réimprimé avec la permission de Nestmann.com.

    https://www.lewrockwell.com/2019/06/mark-nestmann/the-real-reason-why-uncle-sam-wants-to-imprison-julian-assange/

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  25. La Conf’ s’oppose à un projet solaire dans le Larzac


    Une trentaine de membres de la Confédération paysanne ont occupé mercredi pendant une heure ce 19 juin les locaux de l’entreprise Arkolia Energies à Mudaison près de Montpellier.

    Le syndicat entendait protester contre un projet de ferme photovoltaïque de 400 hectares dans le Larzac, au cœur d’un site classé Unesco. Au même moment, une trentaine d’adhérents de la Confédération paysanne étaient mobilisés au Caylar lors d’une réunion publique pour manifester leur opposition selon un communiqué du syndicat.

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  26. Un danger caché dans les notifications que vous recevez sur votre téléphone


    22:31 19.06.2019


    Les spécialistes de l’ESET ont révélé le danger des notifications qui apparaissent sur l’écran de votre appareil: des malfaiteurs ont inventé les premières applications capables de lire et de gérer ces notifications.

    Des spécialistes ont donné l’alerte quant à l’apparition de logiciels malveillants capables de contourner une authentification à deux facteurs par SMS, relate le site officiel de la société spécialisée ESET. Même les récentes restrictions de Google en ce qui concerne les permissions SMS ne les empêchent pas de s’implanter dans votre appareil.

    Ces applications se camouflent sous l’apparence du service d’échange de devises cryptographiques turc BtcTurk et hameçonnent les utilisateurs pour obtenir leurs identifiants de connexion. Le premier logiciel semblable est apparu sur Google Play le 7 juin et portait le nom BTCTurk Pro Beta.

    «Il a été installé par plus de 50 utilisateurs avant d’être signalé par ESET aux équipes de sécurité de Google», avance ESET.

    Après sa suppression par le service, deux autres applications analogues ont émergé: la première portait le même nom, alors que la deuxième s'appelait BTCTURK PRO.

    Une fois installées, elles demandent l'accès aux notifications, ce qui leur permet de lire celles envoyées par d’autres applications présentes sur l’appareil. En outre, le logiciel peut rejeter des notifications ou cliquer sur les boutons qu’elles contiennent.

    Puis, le programme ouvre à l'utilisateur une fausse page sur laquelle il demande des informations d’identification pour BtcTurk. Quand l'utilisateur les y introduit, l'application lui affiche un message d’erreur en turc. C’est alors que les données aboutissent en arrière-plan au serveur des malfaiteurs.

    Ce logiciel malveillant est le premier connu à contourner les nouvelles restrictions Google de permission SMS, selon ESET.

    https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201906191041474404-un-danger-cache-dans-les-notifications-que-vous-recevez-sur-votre-telephone/

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