- ENTREE de SECOURS -



dimanche 26 janvier 2020

Le nucléaire français sauvé par la Chine ?

Le nucléaire en France manque désormais de main-d’œuvre hautement qualifiée.


Par Michel Gay et Hervé Nifenecker
27 JANVIER 2020.


L’absence de vision stratégique des gouvernements français successifs sur le nucléaire et l’organisation douteuse mise en place pour lancer les chantiers de nouveaux réacteurs ont conduit à une gestion velléitaire et sans perspective du nucléaire en France depuis 25 ans.

Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a annoncé fin 2019 la construction de six nouveaux réacteurs EPR en France, probablement après l’élection présidentielle (courage, fuyons…).

Mais par qui seront-ils construits ? Les Chinois viendront-ils aider les Français ?

Deux EPR ont été construits en Chine en moins de 10 ans. Le premier fonctionne depuis décembre 2018 et le deuxième depuis avril 2019.

HANDICAP FRANÇAIS

Le grand handicap du nucléaire français provient d’une période de 25 ans sans réalisation de nouveaux réacteurs en France. La perte de compétence qui s’en est suivi s’est accélérée avec la suppression, en 2000, de la Direction de l’Équipement EDF, qui avait veillé à la construction du parc français.

Le nucléaire en France manque désormais de main-d’œuvre hautement qualifiée.

D’une façon générale les capacités industrielles de la France se sont effondrées avec la vente de la métallurgie de l’acier (Arcelor) et celle de l’aluminium (Pechiney), de la Chimie (Kulmann), de la haute mécanique (Alstom). Cette perte de substance industrielle s’est traduite par la quasi-disparition de certaines catégories de professionnels comme les soudeurs sur inox ou aluminium.

Areva NP a entamé le chantier du réacteur EPR à Flamanville en avril 2007, et le démarrage du réacteur était initialement prévu en 2012. Il est actuellement prévu pour 2022.

La dérive ne concerne pas que la durée du chantier (triplée), mais aussi le coût du réacteur (quadruplé).

À Olkiluoto en Finlande, le démarrage a aussi été retardé de 10 ans avec un coût plus que triplé. Ce fiasco provient sans doute de l’absence d’un véritable architecte industriel dans la collaboration entre AREVA et l’électricien finlandais TVO, et aussi du manque de compétence de l’Autorité de sûreté finlandaise. Mais ces défauts auraient dû disparaître à Flamanville avec l’architecte industriel EDF fort de la construction des 58 réacteurs français, et avec l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) française.

Mais ce ne fut pas le cas. EDF, qui a piloté le chantier de Flamanville via sa nouvelle filiale Framatome, n’a pas brillé non plus au vu des difficultés du chantier.

Heureusement, toutes les compétences françaises n’ont pas complètement disparu.

EDF est partie prenante à 30 % de la centrale de Taishan en Chine dans le cadre de l’entreprise commune sino-française baptisée la « Taishan Nuclear Power Joint Venture Company » (TNPJVC). Pour construire les réacteurs de Taishan, Framatome et EDF entretiennent une fructueuse relation avec la compagnie chinoise CGNPC (China General Nuclear Power Corporation) dans cette « joint-venture ».

Le nucléaire est en développement continu dans le monde avec 52 réacteurs en construction.

La France va-t-elle continuer à regarder passer les trains ?

NUCLÉAIRE FRANÇAIS : LA RELÈVE CHINOISE ?


La construction actuelle d’un parc de réacteurs en Chine présente des similitudes avec la situation qui régnait en France entre 1975 et 1990, période où jusqu’à huit réacteurs ont été mis en service en 1981.

Les pays de l’OCDE (UE, USA, Japon…) auront construit deux réacteurs de Génération 3 (EPR, AP1000) en 16 ans. Mais il n’aura fallu que 10 ans à la Chine pour en construire six !

Et six réacteurs supplémentaires de Génération 2 étaient aussi en construction en parallèle.

Le tarif garanti par l’État chinois pour l’achat de la production électrique de l’EPR de Taishan est de 57 euros par mégawattheure (MWh), soit deux fois moins cher que celui prévu pour la production des EPR européens. En Chine, le nucléaire est donc particulièrement compétitif puisque le prix moyen de l’électricité est d’environ 70 euros par MWh.

Le fonctionnement satisfaisant des deux réacteurs EPR de Taishan montre que, contrairement à certaines allégations (et souhaits malveillants), il est possible de construire un réacteur EPR en neuf ans.

Le coût de la construction des deux réacteurs EPR est estimé par les Chinois à 11 milliards d’euros (85,8 milliards de yuans avec 1 yuan = 0,13 euro). Ce chiffre est à comparer aux 12 milliards d’euros prévus pour le seul EPR de Flamanville, soit presque le double.

Initialement, le coût de construction de la centrale EPR de Taishan  prévu en 2009 était de six milliards. Il y a donc eu aussi une dérive du coût qui a doublé. Il est probable que cette dérive soit liée à l’évolution du coût de la main-d’œuvre qui, bien que restant peu élevé, a été multiplié par 2,6 en 10 ans entre 2007 et 2016, selon le Bureau national chinois des statistiques. Ce qui a sans doute contribué à l’augmentation du coût de la centrale.

Malgré cette augmentation, le coût de l’EPR de Taishan reste faible grâce avant tout à l’accès aux compétences dans l’industrie qui a bénéficié du développement ininterrompu du nucléaire depuis 30 ans, ainsi que de la construction d’une paire de tranches en parallèle.

La possibilité de mobiliser de la main-d’œuvre flexible, expérimentée et qualifiée grâce à un rythme de construction soutenu du nucléaire en Chine constitue un avantage indéniable pour Taishan. Les effectifs travaillant sur la construction de réacteurs nucléaires sont environ cinq fois plus élevés en Chine qu’en Europe.

LA SURETÉ NUCLÉAIRE CHINOISE

Le système de régulation nucléaire en Chine est similaire à celui de France. Il y a les lois votées par le Congrès, les décrets approuvés par le Conseil des Affaires de l’État, les règles ministérielles, les décisions et les guides de NNSA (Administration nationale de la sûreté nucléaire chinoise) qui est l’équivalent de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) en France.

Les autorités de sûreté nucléaire de nombreux pays, dont la NNSA, comparent et harmonisent leurs pratiques pour garantir que les objectifs essentiels de sûreté sont respectés dans tous les pays.

Enfin, le contexte réglementaire est plus stable en Chine, et il n’y a pas lieu de supposer que la NNSA traite le sujet de la sûreté nucléaire avec une moindre rigueur que ses homologues français et finlandais.

QUELLE STRATÉGIE POUR LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS ET FRANCO-CHINOIS ?

Alors que le nucléaire français était la référence mondiale dans les années 1980, le manque de vision stratégique des gouvernements successifs, obnubilés par le désir de conquérir des voix « vertes », a dangereusement réduit le savoir-faire des constructeurs de réacteurs en France.

Toutefois, l’actuelle collaboration avec la Chine peut faire renaître l’excellence de la construction nucléaire française.

Plus de 200 ingénieurs d’EDF ont été détachés sur le projet Taishan pour apporter leur expertise technique pour le bon déroulement du chantier. Ils assurent un retour d’expérience au bénéfice des ingénieurs de Framatome intervenant sur les trois projets EPR dans le monde (Olkiluoto, Hinkley-Point et Flamanville).

La conception des équipements clés de la technologie EPR est la propriété intellectuelle de Framatome qui s’est engagé à assurer le transfert du droit d’usage de la technologie EPR en Chine (l’export hors Chine étant exclu) et à accompagner la chaine d’approvisionnement (supply chain) chinoise pour la fabrication des équipements.

Ainsi, à Taishan, la majorité des équipements de haute technologie dans la partie nucléaire des installations a été fabriquée par des entreprises françaises ou européennes, et une petite partie par des entreprises chinoises. Les générateurs de vapeur et la cuve ont par exemple été assemblés en Chine avec de nombreux composants importés de France, et avec l’assistance de Framatome.

Avec la participation de près de 40 entreprises françaises (équipements ou services), le chiffre d’affaire pour la filière nucléaire française dans le projet Taishan est estimé à environ 2,4 milliards d’euros pour les deux réacteurs EPR.

Pérenniser la collaboration « TNPJVC » de la France avec la Chine permettrait de proposer immédiatement au monde entier deux types de réacteurs : l’EPR pour la génération 3, et le Hualong pour la génération 2, avec en perspective les immenses marchés du retraitement des combustibles et de la gestion des déchets.

Et un grand avenir s’ouvrira alors à l’industrie nucléaire française sauvée par la Chine !

RISING FEAR (UNE PEUR CROISSANTE) - Tom Getty, kirsten Meenan, Natalie Bigley

https://youtu.be/eFVZchU2Flo?t=5316

Norman Borlaug, père de la révolution verte – Les Héros du progrès (1)

Découvrez qui est Norman Borlaug, l’homme qui a sauvé un milliard de vies. Voici un héros du progrès.


26 JANVIER 2020 
Par Alexander Hammond.
Un article de HumanProgress.org


Les Héros du Progrès est une rubrique qui donnera un bref aperçu des héros méconnus  du progrès, qui ont contribué de manière extraordinaire au bien-être de l’humanité. Ce héros peut être n’importe qui : un scientifique qui a inventé un vaccin sauvant des millions de personnes, un politicien dont les idées ont permis à une nation de passer de la pauvreté à la prospérité.

Décédé le 12 septembre 2009, Norman Borlaug est considéré comme le « Père de la Révolution verte ».

Norman Ernest Borlaug est un agronome et humaniste américain né dans l’Iowa en 1914. Après avoir obtenu un doctorat de l’Université du Minnesota en 1944, Borlaug part pour le Mexique se consacrer au développement agricole pour la Fondation Rockefeller. Bien que le groupe de travail de M. Borlaug ait été créé pour enseigner aux agriculteurs mexicains des méthodes permettant d’accroître la productivité alimentaire, l’obsession de Borlaug a rapidement été de développer des cultures plus performantes (c’est-à-dire à haut rendement et résistantes aux parasites et au climat).

Ainsi que l’écrit Johan Norberg dans son livre de 2016 Progress :

« Après des milliers d’essais de croisements de blé, Borlaug réussit à mettre au point un hybride à haut rendement, résistant aux parasites et insensible au temps d’exposition à lumière du jour, donc pouvant être cultivé sous différents climats. Il s’agissait principalement d’une variété naine, car les blés de grande taille dépensent beaucoup d’énergie pour développer des tiges qui ne sont pas comestibles et s’effondrent lorsqu’ils poussent trop vite. Ce nouveau blé a été rapidement introduit dans tout le Mexique. »

En 1963, 95 % du blé mexicain était de la variété Borlaug et la récolte de blé a été six fois plus importante que lorsque Borlaug était arrivé dans le pays 19 ans plus tôt.

Norberg continue :


« En 1963, Borlaud part pour l’Inde et le Pakistan où il se trouve confronté à la menace d’une famine massive. Il commande immédiatement 35 camions de semences à haut rendement pour les transporter du Mexique à Los Angeles, afin de les expédier de là ».

Malheureusement, dès le départ, le convoi de Borlaug a été confronté à des problèmes ; retenu par la police mexicaine, bloqué à la frontière américaine en raison d’une interdiction d’importation de semences, il est ensuite été freiné par des manifestations qui ont obstrué le port de Los Angeles.

Enfin, la cargaison de Borlaug commence son voyage vers l’Inde, mais elle est loin d’être en bon état.

Avant même que les semences n’atteignent le sous-continent, les monopoles d’État indiens ont commencé à faire pression contre la cargaison de Borlaug, puis, une fois à terre, on a découvert que la moitié des semences avaient été détruites par une fumigation excessive à la douane.

Comme si cela ne suffisait pas, Borlaug apprend que le gouvernement indien prévoit de refuser les importations d’engrais parce qu’il « veut développer son industrie nationale des engrais ». Heureusement, cette politique a été abandonnée quand Borlaug a fustigé le vice-Premier ministre indien.

Borlaug notera plus tard : « Je suis allé me coucher en pensant que le problème était enfin résolu et je me suis réveillé en apprenant aux informations que la guerre avait éclaté entre l’Inde et le Pakistan ».

En plein milieu de la guerre, Borlaug et son équipe continuèrent à travailler sans relâche pour planter des graines. Souvent, depuis les champs, on voyait les éclairs des tirs d’artillerie.

Malgré des semis tardifs, les rendements en Inde augmentèrent de 70 % en 1965. Le succès avéré de ses récoltes, ainsi que la crainte d’une famine en temps de guerre, ont permis à Borlaug d’obtenir le feu vert des autorités pakistanaises et indiennes pour déployer son programme à plus grande échelle. La récolte suivante fut encore plus abondante et la famine liée à la guerre fut évitée.

Les deux pays ont fait l’éloge de Borlaug. Le ministre pakistanais de l’Agriculture est passé à la radio pour saluer les nouvelles variétés de semences, tandis que son homologue indien est allé jusqu’à cultiver le blé de Borlaug sur son terrain de cricket. Après un énorme envoi de semences en 1968, la récolte a connu un boom dans les deux pays. On raconte qu’il n’y avait pas assez de personnes, de chariots, de camions ou d’installations de stockage pour faire face à cette abondante récolte.

Cette extraordinaire transformation de l’agriculture asiatique dans les années 1960-1970 a presque éradiqué la famine de tout le continent. En 1974, les récoltes de blé avaient triplé en Inde et, pour la première fois, le sous-continent est devenu un exportateur net de cette semence. Norberg note qu’aujourd’hui, l’Inde et le Pakistan « produisent sept fois plus de blé qu’en 1965. Malgré une population en forte augmentation, les deux pays sont bien mieux nourris qu’auparavant ».

Le blé de Borlaug et les variétés de riz nain qui ont suivi sont à l’origine de la révolution verte. Après la guerre indo-pakistanaise, Borlaug a passé des années à travailler en Chine et, plus tard, en Afrique.


En 1970, Norman Borlaug a reçu le prix Nobel de la paix pour ses réalisations. Il est l’une des sept rares personnes à avoir reçu à la fois la Médaille d’or du Congrès et la Médaille présidentielle de la Liberté, en plus du prix Nobel de la paix. On raconte qu’il a été particulièrement comblé lorsque les habitants de Sonora, au Mexique, où il a fait certaines de ses premières expériences, ont donné son nom à une rue.

Le travail de Norman Borlaug a indéniablement changé le monde pour le mieux, et en sauvant environ un milliard de vies, il mérite vraiment d’être notre premier héros du progrès.

samedi 25 janvier 2020

Le tribunal rejette le procès des enfants sur le climat

Par Peter Murphy
24 janvier 2020


Les citoyens américains et leur économie viennent d'esquiver une balle la semaine dernière lorsqu'un procès à grande échelle contre le gouvernement fédéral concernant le changement climatique a été rejeté par un tribunal fédéral par une étroite majorité de 2 contre 1.

Dans le cas de Juliana, et.al. États-Unis, la Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit a jugé «à contrecœur» qu'en vertu de l'article III de la Constitution, qui établissait le pouvoir judiciaire, les tribunaux n'avaient pas le pouvoir d'imposer ou d'ordonner un plan de réparation pour s'adresser aux plaignants. allégations sur le changement climatique.

Les plaignants, dont près de deux douzaines d’enfants, étaient soutenus par Our Children’s Trust, une organisation militante pour le climat; et par l'alarmiste en chef du climat, James Hansen, qui prétend impudiquement agir en tant que «tuteur des demandeurs… et des générations futures». Le procès a été initialement déposé devant la cour fédérale de l'Oregon en 2015 dans l'espoir que les juges dirigeraient une plan d'assainissement climatique en gros sur la nation pour réduire les émissions de carbone.

Les juges des juridictions inférieures ont autorisé l’affaire à être jugée, annulant initialement la tentative du gouvernement fédéral de la faire rejeter. La juge du tribunal de district fédéral Ann Aiken a statué en faveur des plaignants en déclarant qu'un «système climatique capable de soutenir la vie humaine» était un «droit fondamental». Le gouvernement fédéral a fait appel de cette décision de procédure devant la neuvième cour d'appel de circuit pour statuer sur la légitimité de l'affaire pour aller en jugement, y compris le statut juridique des plaignants.

La majorité de la Cour d'appel n'a pas pu se conformer aux souhaits des plaignants de procéder à un procès, encore moins de mettre en œuvre leur «plan de réparation» contre le changement climatique, qui éliminerait progressivement les combustibles fossiles et ruinerait l'économie américaine actuelle.

En conséquence, les deux juges de la cour d'appel ont rejeté l'affaire au motif que les plaignants, les enfants, n'avaient pas qualité pour intenter une action en justice. L'opinion majoritaire a déclaré que pour faire face au changement climatique, cela nécessiterait «une multitude de décisions politiques complexes confiées à la sagesse et à la discrétion des pouvoirs exécutif et législatif». Néanmoins, la Cour a semblé favorable aux arguments du réchauffement climatique causés par l'homme présentés par les plaignants, qui prétendaient que la planète était autrement menacée.

Heureusement, la Cour d'appel a cligné des yeux, et qui peut leur en vouloir ? Il s'avère que tous les juges activistes n'ont pas osé ordonner un bouleversement de l'économie pour réduire les émissions de carbone, affirmant spécieusement qu'elle aurait l'effet souhaité de refroidir et de guérir la planète.

Alors que la Neuvième Circuit Court s'est éloignée du bord du gouffre, d'autres juges étaient prêts à faire avancer ce procès ridicule. La juge dissidente de la Cour d'appel, Josephine Staton, était tout à fait d'accord avec les plaignants, y compris sa conviction que les tribunaux, et non les représentants élus au Congrès, devraient forcer la question à arrêter le changement climatique.

Dans son opinion dissidente, la juge Staton a cité l'un des experts de la plaignante dont les affirmations ressemblaient à un mauvais film catastrophe des années 1970: le changement climatique non contrôlé sera «marqué par la montée des mers, la perte de fonctionnalité des villes côtières, les migrations de masse, les guerres de ressources, les pénuries alimentaires, vagues de chaleur, appauvrissement et dessiccation du sol, pénurie d'eau douce, effondrement du système de santé publique et extinction d'un nombre croissant d'espèces »et plus encore. Le juge aurait mieux fait d'examiner le bilan médiocre des prévisions de catastrophes climatiques.

Ce n'est pas simplement de l'alarmisme climatique; c'est de l'hystérie, et elle a été sérieusement prise en considération par le système judiciaire fédéral. L'affaire n'aurait jamais dû aller aussi loin, car elle a rebondi autour de trois niveaux de la Cour fédérale dans une tentative flagrante de mettre fin au processus démocratique, qui, au niveau national, a jusqu'à présent refusé de se livrer à cet agenda climatique extrême et injustifié.

Le Green New Deal, par exemple, a été défait l'an dernier au Sénat américain sans un seul vote de soutien, y compris de la part des sénateurs qui ont parrainé le projet de loi. La Chambre des représentants n'a jamais voté sur le GND, car ses dirigeants savent qu'il échouera.

Ce procès, Juliana, et.al. v. Les États-Unis ont été une tentative sans précédent d'autoriser des juges et des bureaucrates non élus, responsables devant personne, pour ordonner des changements économiques et industriels afin de réduire les émissions de carbone. Il a failli procéder à un procès complet. Connaissant les sympathies alarmistes du climat des juges de la Cour fédérale de district de l'Oregon, un procès de cette affaire aurait probablement favorisé les allégations de réchauffement climatique et le plan de «remédiation», invitant des années de recours supplémentaires.

Cette victoire en justice pour le bon sens contre un procès basé sur la science de la cochonnerie et l'hystérie climatique n'est que momentanée. L'affaire sera portée en appel. Soyez averti: les poursuites pour le climat ne s'arrêteront pas car des groupes alarmistes utiliseront les tribunaux pour tenter d'imposer leurs politiques qui ne peuvent pas résister à l'examen scientifique ou passer par la loi.

vendredi 24 janvier 2020

Non à la ruineuse programmation de l’énergie du gouvernement

Face à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ruineuse que le gouvernement prévoit d’appliquer jusqu’en 2028, 25 associations environnementales montrent qu’une alternative est possible.


Par Michel  Gay et Bruno Ladsous.
24 JANVIER 2020


Face à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ruineuse que le gouvernement prévoit d’appliquer jusqu’en 2028 et qui ne réduira pas les émissions de gaz à effet de serre (GES), 25 associations environnementales montrent qu’une alternative est possible en déposant une contre-proposition pendant la période de consultation nationale du 20 janvier au 19 février 2020.

Exerçant leur droit constitutionnel de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, ces 25 fédérations nationales et collectifs régionaux (représentant plus de 2000 associations de protection de l’environnement) ont déposé le 17 janvier 2020 au ministère de la Transition écologique et solidaire un programme alternatif de PPE 2019-2028.

Le projet du gouvernement ne respecte pas la Charte de l’Environnement. Il est techniquement irréaliste de massifier des solutions ruineuses fondées sur des productions intermittentes d’énergies dépendant du vent et du soleil qui ne concourront pas à la diminution des émissions de GES.

UN PROJET DE PPE NUISANT À L’ENVIRONNEMENT

Aucune réduction des émissions de gaz carbonique ne résultera d’une transition énergétique relevant d’un panel de solutions de productions d’énergies renouvelables intermittentes selon les rapports et avis officiels émis par les autorités compétentes suivantes :

l’Académie des Sciences (19 avril 2017),
l’Académie des Beaux-Arts (2007),
l’Académie de Médecine (09 mai 2017),
la Cour des comptes (18 avril 2018),
la Commission nationale du débat public (12 septembre 2018),
et la Commission d’enquête parlementaire sur l’impact des énergies renouvelables qui indique le 26 novembre 2019 : « La transition du nucléaire vers les énergies électriques intermittentes n’a aucun impact sur le gaz carbonique  et ne permet donc pas de lutter contre le réchauffement climatique »…
Tous expriment que :

l’éolien notamment ne sert ni la transition écologique, ni l’environnement, ni la santé,
la transition doit être transparente sur les coûts complets du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits,
elle doit respecter les territoires, la biodiversité, les paysages, et le cadre de vie des ruraux.
Or, le projet de PPE repose sur des productions électrique intermittentes et ignore leurs impacts sur l’environnement (biodiversité, paysages, patrimoine, cadre de vie).

Le 14 janvier 2020 à Pau Emmanuel Macron a exprimé son scepticisme sur le développement de l’éolien terrestre « … la capacité à développer massivement l’éolien terrestre est réduite… on ne peut pas imposer l’éolien d’en haut… ».

Enfin, ce projet ne comporte aucun bilan prévisionnel : ni énergétique complet, ni économique intégrant tous ses coûts, ni carbone prenant en compte l’ensemble du système électrique.

Ce projet délirant entraînera mécaniquement une hausse des prix des carburants, du chauffage, et de l’électricité qui appauvrira les Français au risque de provoquer des troubles sociaux.

UNE ALTERNATIVE EST POSSIBLE


Afin de donner à la France une chance de réussir sa transition, les associations de protection de l’environnement ont élaboré un programme alternatif chiffré qui démontre notamment qu’en 2028 il est possible de satisfaire la France en électricité décarbonée sans nouvelles éoliennes, et qu’il n’y a pas lieu de poursuivre ce ruineux programme destructeur de l’environnement.

Respectueux de l’environnement selon la Charte de l’Environnement, ce programme alternatif participe au respect des grands équilibres économiques et sociaux de la Nation, ainsi qu’au respect de nos engagements internationaux.

La contre-PPE proposée comporte un bilan prévisionnel complet que le gouvernement n’a pas produit. Elle  contribuerait à une réduction effective de notre empreinte carbone et permettrait d’économiser 100 milliards d’euros sur la période 2019-2028.

Elle privilégie des solutions efficaces pour économiser l’énergie (isolation des bâtiments), pour promouvoir des modes de production massive d’électricité décarbonée (nucléaire et hydraulique), ainsi que des chauffages économes en énergie (pompes à chaleur, géothermie) qui garantissent notre indépendance et le pouvoir d’achat des ménages.

Le pays retrouverait ainsi les moyens d’investir dans les missions régaliennes aujourd’hui à l’abandon (justice, culture, sécurité), dans la santé publique, et d’une manière générale dans des activités porteuses de cohésion sociale et d’emploi.

Les 2000 associations et leurs Fédérations nationales, soucieuses de cohérence environnementale et de cohésion sociale, demandent aux pouvoirs publics d’ouvrir une discussion dans un esprit de réalisme privilégiant l’intérêt général.

jeudi 23 janvier 2020

ELECTRICITÉ : PAS DE DÉLAI ACCORDÉ POUR L'AUGMENTATION DES FACTURES

 par PAOLO GAROSCIO 
23/01/2020


38% des ménages en France se chauffent à l'électricité.

« Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule » ; voilà ce que dit l’adage qui, malheureusement, se confirme le 22 janvier 2020. La forte augmentation des tarifs de l’électricité prévue par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a non seulement été validée mais ne connaîtra pas de délais avant son application.

L’augmentation de 2,4% des tarifs de l’électricité est validée

La première information qui nous vient du ministère de la Transition écologique et solidaire mercredi 22 janvier 2020 n’est pas une surprise : la Commission supérieure de l’énergie (CSE), à laquelle la CRE avait envoyé son projet d’augmentation des tarifs de l’électricité, a validé la hausse.

Les tarifs bleus résidentiels et les tarifs bleus appliqués aux petits professionnels éligibles vont donc bien augmenter de 2,4%. Ce n’est pas une surprise : il s’agissait pour la CRE de faire un énième rattrapage sur les tarifs et les coûts d’approvisionnement à la suite du gel des tarifs annoncé lors de la crise des Gilets jaunes. Le gouvernement aurait eu bien du mal à refuser l’augmentation.

Forte hausse des tarifs… alors que l’hiver arrive

Là où les ménages pouvaient espérer un peu de répit, c’était sur la date d’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Alors que la CSE proposait le 1er février pour l’augmentation, la CRE avait le pouvoir de reporter la hausse à une date ultérieure, ce qu’elle a déjà fait diverses fois, la dernière en date en 2019.

Le report aurait été une bouffée d’air pour les ménages alors que les mois les plus froids d’hiver sont aux portes de la France et que 38% de la population se chauffe à l’électricité, sans compter la cuisson et le chauffage de l’eau… et que 12,1 millions de personne se trouve en précarité énergétique en France.

Mais voilà, malgré l’arrivée des mois les plus froids de l’année, l’augmentation du prix de l’électricité aura bien lieu le 1er février 2020, la CSE ayant validé dans sa totalité le projet de la CRE. Une mauvaise nouvelle qui devrait, selon les calculs de la CSE, coûter 21 euros par an de plus en moyenne aux Français.

mercredi 22 janvier 2020

Greta Thunberg, «marionnette climatique», fait honte aux participants de Davos pour «ne rien faire»

par Tyler Durden
Mar., 21/01/2020 - 09:55


Greta Thunberg a fait exactement comme prévu à Davos - offrant sa honte publique de marque aux dirigeants les plus riches et les plus puissants (non chinois) du monde réunis sur les pentes glacées des Alpes suisses.

"Notre maison est toujours en feu", a déclaré le jeune homme de 17 ans au Forum économique mondial. "Votre inaction alimente les flammes à l'heure."

"Je me demande, qu'est-ce que vous direz à vos enfants pour quelle raison ils ont échoué et les ont laissés face au chaos climatique que vous leur avez sciemment provoqué?" »a-t-elle ajouté, livrant une flagellation verbale aux pécheurs climatiques d'élite qui veulent se repentir - tant qu'ils peuvent se faire passer pour« verts »et faire le poing dans le processus.

Thunberg encourage un changement radical et immédiat afin d'atteindre des émissions de carbone `` zéro zéro '' d'ici 2050, ainsi que la plantation de 1 billion d'arbres pour compenser la pollution, afin d'empêcher les températures de dépasser 1,5 degré par rapport aux niveaux préindustriels.

Elle et un groupe de jeunes militants du climat ont appelé les investisseurs privés et les gouvernements à suspendre immédiatement l'exploration des combustibles fossiles, à cesser de financer leur production, à mettre fin aux subventions des contribuables pour l'industrie et à céder pleinement leurs participations existantes dans le secteur. -NYT

"Soyons clairs. Nous n'avons pas besoin d'une" économie à faible émission de carbone ". Nous n'avons pas besoin de" réduire les émissions "", a déclaré Thunberg au public. "Nos émissions doivent cesser."

Et tandis que le jet privé, les milliardaires signalant la vertu et leur entourage pourraient embrasser leur honte, il semble que le grand public n'achète pas exactement le shtick de Greta.

Comme le note Raúl Ilargi Meijer de The Automatic Earth:

"Vous voyez, Greta, le message que les riches reçoivent n'est pas qu'ils doivent vous écouter, c'est que d'autres écoutent qui contrôlent beaucoup d'argent, les individus, les gouvernements, et donc il y aura de l'argent à gagner s'ils promeuvent simplement votre assez d'idées. Vous avez été coopté et devancé, pour ainsi dire. Et qu'allez-vous faire maintenant ? Vous êtes de mèche, que cela vous plaise ou non, avec Exxon, Shell et Mercedes.

Les sociétés pétrolières se sont depuis longtemps renommées sociétés énergétiques (cela a commencé lorsque le logo de BP est devenu vert il y a des années) et ont investi des milliards dans les éoliennes et les éoliennes. Les constructeurs automobiles parient gros sur les véhicules électriques. Et cela est censé atteindre votre objectif de neutralité carbone? Soyons réalistes, d'accord ?

Vous êtes loin de votre ligue. Vous affrontez des gens qui représentent des intérêts de plusieurs décennies, voire des siècles, ainsi que des politiciens en herbe dans tous les parlements et même des conseillers municipaux qui savent très bien que leur carrière sera étouffée s'ils ne vont pas de pair avec ces intérêts. Et puis il y a 10 000 cheikhs du Moyen-Orient.

Davos n'est pas votre scène, Greta, et ce n'est pas la scène pour les gens qui croient en vous. Vous les trahissez en vous y rendant, car vous n'avez aucun contrôle sur la scène. Pourtant, l'autre côté veut vraiment que vous pensiez que c'est le cas, les compagnies pétrolières le font, les gouvernements américain et européen le font, Mercedes et Toyota et Ford, le font. Parce que tu es leur ticket repas.

Ils veulent que vous croyiez que le problème qui vous tient éveillé la nuit peut être résolu avec des voitures électriques, des panneaux solaires et des éoliennes. Parce qu'ils ont investi massivement dans des entreprises qui produisent tout cela.

Et maintenant, il y a un billion ici et un billion là, parce que les gens vous écoutent. Aucun gouvernement, aucun fonctionnaire choisi ou fonctionnaire nommé à quelque niveau que ce soit ne peut être pardonné de ne pas avoir lourdement budgétisé les effets du changement climatique, même s'il ignore ce que c'est. "

mardi 21 janvier 2020

Fermeture de Fessenheim le 22 février : Macron sacrifie Iphigénie !

L’entêtement de nos politiques à détruire la richesse existante, comme Fessenheim et à gaspiller autant d’argent dans les ruineuses énergies renouvelables est une honte !


Par Michel Gay
21 JANVIER 2020


Contraint et forcé, EDF a décidé l’arrêt du premier réacteur nucléaire à Fessenheim le 22 février 2020 puis du deuxième le 30 juin de la même année.

Hors la conjoncture politique datant de 2012 nécessitant un accord électoral avec un parti politique minoritaire « vert » pour l’élection de François Hollande à la présidence de la République, il n’y a aucune raison technique, de sécurité, ou économique de sacrifier la centrale nucléaire de Fessenheim.

Un député (LREM) l’a reconnu avec résignation : « Le coup est parti« . C’est un sacrifice païen, tel celui d’Iphigénie.

IPHIGÉNIE ET CORDEMAIS

Sur le conseil d’un devin, Iphigénie, fille du roi Agamemnon, devait être sacrifiée à la déesse Artémis pour que les vents poussent la flotte grecque vers Troie. Iphigénie supplie son père de la laisser vivre.

Mais Agamemnon (Macron) pressé par le devin (le parti écologiste) resta insensible aux supplications de sa fille (Fessenheim). Cependant, la légende se termine bien : alors qu’elle allait périr sous le couteau du sacrificateur, Artémis décida de lui substituer une biche.

Dans la réalité actuelle en France, la nouvelle Artémis, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la transition écologique, appuya au contraire sur le couteau. Mais, étonnamment, elle décida de prolonger jusqu’en 2026 la polluante centrale à charbon de Cordemais pour ne pas « éteindre » la Bretagne en attendant la mise en service de l’EPR de Flamanville… Non, ce n’est pas une blague !

ACHAT DE SUFFRAGES ET CORRUPTION

Après le sacrifice par Lionel Jospin du réacteur Superphénix, également pour cajoler les Verts, cette odieuse décision de fermeture de deux réacteurs en parfait état de fonctionnement est destinée pour la seconde fois à acheter des voix avec de l’argent public.

Cette abominable destruction volontaire de richesse (un équipement public national valant une dizaine de milliards d’euros) s’ajoute à l’abandon du projet de démonstrateur de réacteur nucléaire de quatrième génération ASTRID. C’est une rançon de plus réglée « en nature » et déposée sur l’autel du parti écologiste pour l’achat de suffrages antinucléaires. Elle va coûter très cher aux Français alors que le gouvernement semble se préoccuper de leur pouvoir d’achat…

Or, un achat de suffrages porte un nom : corruption.

Cet acte de corruption devrait être porté devant la Justice au titre d’un financement illégal de campagne électorale à hauteur du coût faramineux d’un tel marchandage indécent au détriment des contribuables français.

Pourquoi certains élus et responsables politiques sont-ils inquiétés par la Justice pour avoir triché de quelques millions d’euros alors que d’autres resteraient impunis pour avoir triché avec des milliards d’euros d’argent public ?

Les « dons en nature » échappent le plus souvent aux comptabilités et n’apparaissent donc pas dans les comptes de campagne des bénéficiaires.

Il est curieux que ce type de financement occulte effectué sur le dos des contribuables et avec leur argent ne soit pas sanctionné au même titre que d’autres financements directs qui eux, le sont sévèrement.

LA LOI IMPOSE 63 200 MÉGAWATTS


La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) résultant de cet accord « sacrificiel » limite la puissance nucléaire installée à celle existante aujourd’hui en France, soit 63200 mégawatts (MW).

L’âge des deux réacteurs de 900 MW de la centrale de Fessenheim (40 ans) la condamnerait alors que les mêmes centrales aux États-Unis sont déjà prolongées à 60 ans.

Et les Américains envisagent déjà 80 ans. C’est même déjà fait pour deux des réacteurs nucléaires de la centrale américaine de Turkey Point autorisés en décembre 2019 à fonctionner jusqu’à 80 ans !

Les élus de la ville de Strasbourg qui ont voté la fermeture de Fessenheim feront certainement le nécessaire pour alimenter l’Alsace avec les centrales au charbon de l’Allemagne quand les deux réacteurs alsaciens seront arrêtés.

LE CONTRE-EXEMPLE ALLEMAND

La politique énergétique de l’Allemagne a pourtant bien démontré les limites des énergies renouvelables intermittentes malgré ses investissements faramineux dans l’éolien et le photovoltaïque n’aboutissant qu’à 22 % de sa production d’électricité. Cette dernière est vendue deux fois plus cher qu’en France aux particuliers, et sa production se traduit par des émissions de gaz à effet de serre (500 g/kWh depuis 10 ans) dix fois plus élevées par kWh qu’en France (50 g/kWh).

Le charbon et le gaz produisent toujours presque la moitié de l’électricité en Allemagne…et le nucléaire en produit encore 11 %.

L’aveuglement de nos élus les conduit à prendre pour argent comptant les arguments doctrinaires des opposants au nucléaire.

Au nom d’une fausse idéologie écologique, des obscurantistes s’acharnent à vouloir détruire un acquis industriel et un réseau électrique solide qui a fait ses preuves depuis 40 ans.

Le Président d’EDF est contraint de respecter la loi LTECV (qu’il serait pourtant urgent de réviser) et de donner des gages à son ministre pour contribuer au développement des énergies renouvelables…

La mission première de cette entreprise est pourtant de fournir au pays l’électricité dont il a besoin en toute circonstance, mais à un prix compétitif profitant à la fois au pouvoir d’achat des ménages et à la performance de nos entreprises.

Cette décision de fermeture anticipée de Fessenheim, véritable « fait du prince » demeurera un totem de l’incohérence et de l’irresponsabilité de la politique énergétique de la France.

Elle illustre la surdité de nos dirigeants refusant d’écouter les vrais spécialistes scientifiques et techniques et non ceux qui s’autoproclament comme tels. Ils se contentent de faire semblant de donner la parole au peuple avec de grandes consultations (CNDP) dont les conclusions apparaissent décidées à l’avance.

ÉVITER LE « BLACK-OUT »

Pour éviter le futur effondrement du réseau d’électricité (black-out) qui se produira en continuant dans cette voie suicidaire, le Président de RTE (François Brottes) déclare pudiquement dans une tribune du journal Le Monde que « Pour faire bénéficier la société d’une électricité décarbonée à moindre coût… RTE doit développer des technologies innovantes et évolutives« … qui coûteront cher.

Que ne ferait pas l’ancien député nommé à la tête de RTE par François Hollande pour insérer au chausse-pied les productions erratiques des énergies renouvelables (EnR) dans le réseau d’électricité.

Ces coûts viennent grever le coût facturé par RTE aux distributeurs (EDF et autres qui le répercutent dans le prix) mais pas aux producteurs d’EnR. Un cadeau pour ces derniers qui n’assument jamais les contraintes de leur production intermittente !

LE « RENOUVELABLE » SERAIT CONCURRENTIEL AVEC LE NUCLÉAIRE

Malgré les proclamations des investisseurs souvent étrangers, la main sur le cœur, les EnR (hors hydraulique) restent hors de prix…

Alors que la production des éoliennes et des panneaux photovoltaïques fournit environ 7 % de la production totale, le surcoût annuel atteindrait environ sept milliards d’euros (en augmentation) par an pendant 20 ans selon la Cour des comptes. Soit la valeur d’environ un réacteur nucléaire EPR de série chaque année… qui produirait davantage que toute la production photovoltaïque installée aujourd’hui.

Que deviendra ce montant si, comme prévu, les EnR se développent encore davantage ?

La Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP, un organisme indépendant) montre que, sans le renouvelable, le prix de l’électricité n’aurait pas bougé depuis 8 ans. Pourquoi cette information n’est-elle pas davantage diffusée par les grands médias radio et TV ?

Avant de quitter son ministère de l’Écologie, Nicolas Hulot a trouvé 100 millions d’euros en juin 2018 pour un inutile « plan hydrogène » et la Cour des comptes a déjà chiffré à 134 milliards d’euros la somme qui sera investie au profit des ruineuses énergies renouvelables !

COURAGE, FUYONS !

La construction des six futurs réacteurs nucléaires EPR envisagés est reportée après l’élection présidentielle…

Si le gouvernement ne fait pas preuve de courage et de lucidité, les Français vont vivre le grand frisson car les revendications financières dans la santé, la sécurité, les salaires… se font de plus en plus pressantes chaque jour. La France manque d’argent pour les hôpitaux, pour les prisons, pour la police, pour les mal-logés, pour les structures d’accueil du troisième âge…

Dans le même temps, le ministère des Finances racle les fonds de tiroirs en envisageant de baisser les retraites, les allocations diverses, tandis que le coût des énergies (gaz, électricité, essence) augmente.

Comme l’a reconnu la députée Marjolaine Meynier Millefert en décembre 2019 au colloque national éolien 2019, les éoliennes ne servent à rien pour la transition écologique puisque l’électricité est déjà décarbonée à 95 %.

L’entêtement de nos politiques à détruire la richesse existante (Fessenheim) et à gaspiller autant d’argent dans les ruineuses énergies renouvelables aléatoires et intermittentes qui, rappelons-le, n’apportent aucun bénéfice pour la transition écologique, est une honte.

À défaut de crime contre Iphigénie, ce clientélisme vert pourrait être qualifié de « crime économique contre nos enfants ».

lundi 20 janvier 2020

OXFAM - MILLIARDAIRES PLUS RICHES QUE 60% DE L'HUMANITÉ

Les milliardaires sont 2153 et ils possèdent plus d'argent que les 4,6 milliards les plus pauvres de la planète, selon Oxfam.

Des yachts à Monaco.


20.01.2020, 03h42


Les 2153 milliardaires du globe détiennent désormais plus d'argent que 60% de la population mondiale, dénonce lundi l'ONG Oxfam. Celle-ci souligne une concentration des richesses au détriment notamment des femmes, «en première ligne» des inégalités.

«Le fossé entre riches et pauvres ne peut être résolu sans des politiques délibérées de lutte contre les inégalités. Les gouvernements doivent s'assurer que les entreprises et les riches paient leur juste part d'impôts» affirme Amitabh Behar, responsable d'Oxfam en Inde, et qui représentera l'ONG cette année au Forum de Davos, cité dans un communiqué.

Le rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités mondiales est traditionnellement publié juste avant l'ouverture, mardi, du 50e World Economic Forum (WEF) à Davos, en Suisse, rendez-vous traditionnel de l'élite économique et politique du globe, et après une année 2019 marquée par de grands mouvements de contestation sociale du Chili au Moyen-Orient, en passant par la France.

«Dépasse l'entendement»

«Les inégalités indécentes sont au coeur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde (...) Elles ne sont pas une fatalité (mais) le résultat de politiques (...) qui réduisent la participation des plus riches à l'effort de solidarité par l'impôt, et fragilisent le financement des services publics», insiste de son côté Pauline Leclère, porte-parole d'Oxfam France, également citée dans un communiqué.

Selon les chiffres de l'ONG, dont la méthodologie s'appuie sur les données publiées par la revue Forbes et la banque Crédit suisse mais reste contestée par certains économistes, 2153 personnes disposent désormais de plus d'argent que les 4,6 milliards les plus pauvres de la planète.

Par ailleurs, la fortune des 1% les plus riches du monde «correspond à plus du double des richesses cumulées» des 6,9 milliards les moins riches, soit 92% de la population du globe, une concentration qui «dépasse l'entendement», détaille le rapport.

42% de femmes ne sont pas payées

«Les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d'un système économique qui les discrimine et les cantonne dans les métiers les plus précaires et les moins rémunérés, à commencer par le secteur du soin», insiste Pauline Leclère.

Les femmes réalisent plus des trois quarts du travail non rémunéré dans le monde. Selon les calculs d'Oxfam, 42% des femmes dans le monde ne peuvent avoir un travail rémunéré «en raison d'une charge trop importante du travail de soin qu'on leur fait porter dans le cadre privé/familial», contre seulement 6% des hommes.

Or, entre ménage, cuisine et collecte de bois et d'eau dans les pays du Sud, «la valeur monétaire du travail de soin non rémunéré assuré par les femmes âgées de 15 ans ou plus représente au moins 10'800 milliards de dollars chaque année, soit trois fois la valeur du secteur du numérique à l'échelle mondiale», estime l'ONG. (ats/nxp)