- ENTREE de SECOURS -



mardi 17 juillet 2018

Réchauffement climatique global : James Hansen jette un pavé dans la mare !

le 17 juillet 2018


Comme je l’ai relaté sur ce blog il y a 30 ans James Hansen (Goddard Institute (GISS), NASA) fut invité à présenter ses travaux sur l’évolution du climat au Sénat américain. Les doutes s’accumulent, aujourd’hui, dans la communauté scientifique au sujet de ce réchauffement tant attendu et presque espéré par divers groupes financiers mais qui ne se concrétise toujours pas et Hansen vient de parler et ses confidences vont faire beaucoup de bruit ! L’audition devant le Sénat américain fut organisée en 1988 par le dénommé Al Gore, alors sénateur de son état, pour produire des modèles scientifiques basés sur divers scénarios qui pourraient impacter le climat de la planète.

Selon Hansen Al Gore prit les données relatives au « pire scénario » et les transforma pour les renommer « réchauffement global », ce qui lui permit par la suite d’amasser une fortune se comptant en dizaines de millions de dollars. Toujours selon Hansen le modèle qu’il avait appelé « scénario B » ne prenait pas en considération un certain nombre de facteurs critiques et il était loin d’être le reflet du monde réel. Néanmoins Al Gore ignora sciemment ce détail et il organisa une véritable campagne d’intoxication qui trompa des centaines de millions de personnes dans le monde. Hansen a reconnu que son scénario B n’avait pris en compte que le gaz carbonique intervenant dans ce qu’il avait appelé le forcing radiatif, une notion qui, depuis, a été largement remise en cause par de nombreux spécialistes de l’atmosphère. De plus le scénario B de Hansen incluait également les CFCs et le méthane dont les effets sur ce forcing radiatif furent également largement surestimés à l’époque. De plus Hansen a admis qu’il avait négligé d’inclure les effets du phénomène cyclique El Nino sur les températures globales enregistrées ce qui le conduisit à formuler des prédictions totalement erronées.


Hansen vient donc de faire amende honorable et a reconnu qu’il n’était pas l’auteur du « réchauffement climatique » comme le monde entier l’a reconnu mais que les manipulations subséquentes d’Al Gore, soutenu par le monde politique, relevaient de la pure fiction. Ce dernier point a été parfaitement exposé par le Docteur Ross McKitrick, Professeur d’économie à l’Université de Guelph et le Docteur John Christy, Professeur de sciences de l’atmosphère à l’Université de l’Alabama à Huntsville. Comme l’ont reconnu ces deux personnalités toutes les observations contredisent les prévisions alarmistes pour ne pas dire apocalyptiques d’Al Gore. McKitrick fut aussi considéré comme l’instigateur du « réchauffement climatique » et il a également reconnu ses erreurs d’appréciation largement influencées par l’orchestration planétaire de la propagande « réchauffiste ».

Finalement toute cette histoire de climat est, comme disent les anglo-saxons, un « hoax », en français un canular, qui aura coûté et coûtera encore des centaines de milliards de dollars ou d’euros à tous les contribuables de la planète et en particulier des pays de l’OCDE directement concernés par les accords frauduleux dits de Paris-COP21, qui aura forcé des centaines de milliers de scientifiques à mentir et des dizaines de milliers de politiciens à profiter de cette opportunité pour asseoir leur pouvoir sur les peuples et enfin à d’innombrables ONGs qui se sont engouffrées dans cette problématique pour réaliser des profits monstrueux tout en endoctrinant les populations de façon mensongère. C’est la plus grande « fake news » de la fin du XXe siècle aux conséquences désastreuses et durables.

Il restera à constater si les médias contrôlées par de grands groupes financiers de par le monde vont rendre publique cette information car les enjeux financiers sont tellement importants et planétaires, un « canular » tellement bien inculqué dans les cerveaux de tous les citoyens de tous les pays, et chez les enfants dès l’école primaire, alors il faudra beaucoup de mois sinon d’années pour que les contribuables finissent par se rendre compte qu’ils ont été roulés dans la farine et qu’ils mettent à la retraite tous les politiciens qui les ont abusé, sans oublier les banquiers qui profitent à outrance des naïfs qui ont choisi de placer leur épargne dans les obligations « vertes » (voir un prochain billet sur ce blog). Tous les politiciens et leurs soutiens privés, je pense à diverses associations, devront un jour rendre des comptes aux peuples. Merci Al Gore …



et sur ce blog :

(source : principia-scientific.org)

samedi 14 juillet 2018

Intelligence artificielle ? Des sociétés emploient des humains pour simuler des robots

12 JUILLET 2018
Audrey Duperron


La mention du recours à une intelligence artificielle (“IA”) est une promesse d’avancée technologique, d’efficacité ou de confidentialité que les entreprises ne tiennent pas toujours. Et pour cause : certaines sociétés qui se targuent d’employer une intelligence artificielle emploient en réalité de véritables humains pour effectuer certaines tâches censées être dévolues à cette IA.

Plusieurs raisons peuvent motiver les sociétés à avoir recours à de la main d’oeuvre bien humaine, tout en prétendant faire appel à l’IA.

L'intelligence artificielle est gourmande en ressources

Tout d’abord, il est très difficile de concevoir une intelligence artificielle destinée à assurer un service particulier. Les programmes efficaces d'IA peuvent requérir des masses de données, de temps et d'argent pour les programmer. Cela signifie qu’il faut mettre en oeuvre des investissements colossaux et attendre un certain délai avant d'atteindre un produit viable.

Entre-temps, il peut être plus judicieux sur le plan économique de faire intervenir de la main d’oeuvre humaine, et ainsi, de suivre le principe du “Fake it, till you make it” (“faites semblant, jusqu’à ce que vous y parveniez”). Certaines startups, parvenues à cette conclusion, préfèrent donc finalement demander à des humains de se comporter comme des robots, plutôt que de développer des robots capables de se comporter comme des humains.

Google : des humains qui lisent vos emails

Le Wall Street Journal a ainsi mis en lumière que parmi les centaines de développeurs d’applications auxquels Google a donné accès aux emails de ses utilisateurs, certains faisaient appel à des humains pour les lire.

C’est le cas d’Edison Software, qui a demandé à ses techniciens en intelligence artificielle de lire les emails personnels de centaines d’utilisateurs dont l’identité n’avait pas été cachée pour améliorer un système de “réponse intelligente” de son algorithme d’intelligence artificielle. Dans ses conditions d’utilisation, l’entreprise n’avait averti à aucun moment ses utilisateurs qu’elle procédait ainsi.

L'année dernière, l'application de comptabilisation de dépenses Expensify a admis qu’elle postait les photos de reçus sur l’outil d’Amazon Mechanical Turk pour que des travailleurs faiblement rémunérés déchiffrent ces images et en  transcrivent le contenu, alors qu’elle prétendait jusqu’alors que ce travail de transcription était réalisé par son propre logiciel d’IA “SmartScan”. D'autres entreprises ont recruté de véritables humains pour intervenir en tant que “chatbots” (robots conversationnels). Même Facebook, qui a pourtant beaucoup investi dans l'IA, a concédé avoir fait appel à des humains pour son assistant virtuel pour Messenger, M.

Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté, puisque en 2008, Spinvox, une entreprise qui transcrivait des messages téléphoniques en SMS avait été accusée d’employer de véritables travailleurs à l’étranger pour faire ce travail, plutôt que des machines.

Bien souvent, ces entreprises ont effectivement l’intention de bâtir une IA, et ce recours est temporaire. Il leur permet de tester une nouvelle idée avant d’y consacrer des ressources en développement.

Des humains pour former les IA

Dans d’autres cas, les humains sont utilisés pour former l’IA, et améliorer sa précision. Scale est une entreprise qui met à disposition ses employés humains à des entreprises qui développent des technologies d’IA qui équiperont les voitures autonomes et d'autres systèmes, pour “former” les algorithmes à la base de ces technologies. Les “scalers”, par exemple, regarderont une caméra, ou renseigneront le capteur d’un véhicule, pour lui indiquer à quoi ressemble les signaux émis par les piétons et les cyclistes, par exemple. Grâce à cette formation, l'IA apprendra à reconnaître ces objets par elle-même.

Les robots libèrent la parole

Enfin, la recherche montre que les gens se confient plus facilement à une machine qu'à un être humain, notamment dans le cadre psychologique. Une équipe de l'Université de Californie du Sud a ainsi découvert que les anciens combattants souffrant du syndrome de stress post-traumatique étaient plus susceptibles de divulguer leurs symptômes lorsqu'ils pensaient que leur interlocuteur était un système d'IA, plutôt qu'un humain.

Mais bien entendu, toutes ces applications soulèvent des questions d’éthique et de transparence vis-à-vis des utilisateurs… Il faut probablement s’attendre à ce que de nouveaux scandales éclatent prochainement dans ce domaine.

mercredi 11 juillet 2018

Un nouvel ordre mondial: apporté par l'état profond global industriel

par Tyler Durden
Mercredi, 07/11/2018 - 02:00
Rédigé par John Whitehead via The Rutherford Institute,


"Il n'y a pas de nations. Il n'y a pas de peuples ... Il n'y a qu'IBM et ITT et AT & T, et DuPont, Dow, Union Carbide et Exxon. Ce sont les nations du monde aujourd'hui. Le monde est un collège de corporations, inexorablement déterminé par les lois immuables des affaires. »- Réseau (1976)

Il y a ceux qui vous diront que toute mention d'un gouvernement du Nouvel Ordre Mondial - une élite du pouvoir qui conspire pour gouverner le monde - est la substance des théories du complot.

Je ne suis pas un de ces sceptiques.

De plus, je crois de tout coeur qu'il faut toujours se méfier de ceux qui sont au pouvoir, s'inquiéter du premier empiétement sur ses libertés, et établir de puissants contrôles constitutionnels contre les méfaits et les abus du gouvernement.

Je peux aussi attester que le pouvoir corrompt, et que le pouvoir absolu corrompt absolument.

J'ai suffisamment étudié l'histoire et l'histoire du pays pour savoir que les gouvernements (le gouvernement américain ne fait pas exception) sont parfois indiscernables du mal qu'ils prétendent combattre, que ce soit le terrorisme, la torture ou la drogue. la traite, le trafic sexuel, le meurtre, la violence, le vol, la pornographie, les expérimentations scientifiques ou d'autres moyens diaboliques d'infliger de la souffrance, de la souffrance et de la servitude à l'humanité.

Et j'ai vécu assez longtemps pour voir beaucoup de soi-disant théories du complot se transformer en fait froid et dur.

Rappelez-vous, les gens avaient l'habitude de se moquer de la notion d'un État profond, doutent que le fascisme puisse jamais s'installer en Amérique, et se moquent de toute suggestion que les États-Unis commençaient à ressembler à l'Allemagne nazie dans les années précédant L'ascension d'Hitler au pouvoir.

Nous commençons à mieux savoir, n'est-ce pas ?

L'État profond («un appareil de sécurité nationale qui règne même sur les dirigeants élus en ayant la charge théorique») est réel.

Nous expérimentons déjà le fascisme, à l'américaine.

Robert Kagan de la Brookings Institution note: «Mais avec un vendeur de télévision, un milliardaire bidon, un manuel égocentrique qui puise dans les ressentiments populaires et les insécurités, et avec tout un parti politique national - par ambition ou par hasard. loyauté de parti aveugle, ou simplement par peur - se mettre derrière lui. "

Et les Etats-Unis suivent de plus en plus les traces de l'Allemagne nazie, au moins dans les années qui ont précédé l'arrivée d juif Hitler au pouvoir.

Compte tenu de tout ce que nous savons du gouvernement des États-Unis, il traite ses citoyens comme des statistiques sans visage et des unités économiques à acheter, à vendre, à troquer, à échanger et à suivre; qu'elle ment, triche, vole, espionne, tue, mutile, asservit, rompt les lois, abuse de son autorité et abuse de son pouvoir presque à chaque tour; et qu'il fait des guerres pour le profit, emprisonne son propre peuple pour le profit, et n'a aucun scrupule à étendre son règne de terreur à l'étranger - il n'est pas exagéré de suggérer que le gouvernement a été dépassé par les industriels mondiaux, un nouvel ordre mondial. ne pas avoir nos meilleurs intérêts au coeur.

En effet, pour quiconque a prêté attention aux événements dans le monde, il est de plus en plus évident que nous sommes déjà sous un nouvel ordre mondial, et il vous est présenté par le Global-Industrial Deep State, une puissante cabale composé d'organismes gouvernementaux et de sociétés internationales.

Il est encore difficile de savoir si l'État policier américain répond à l'État profond mondial industrialisé, ou si l'État profond global industriel ne fait que renforcer l'État policier américain. Cependant, on ne peut nier la mesure dans laquelle ils sont étroitement imbriqués et symbiotiquement imbriqués.

Ce mariage d'intérêts gouvernementaux et corporatifs est la définition même du fascisme.

Là où nous allons mal, c'est de sous-estimer la menace du fascisme: ce n'est plus une menace nationale, mais plutôt une menace mondiale.

Considérez dans quelle mesure nos vies et nos libertés sont affectées par cette convergence internationale d'intérêts gouvernementaux et lucratifs dans l'état de surveillance, le complexe industriel militaire, l'industrie pénitentiaire privée, le secteur du renseignement, le secteur technologique, le secteur des télécommunications, secteur des transports, et l'industrie pharmaceutique.

Tous ces secteurs sont dominés par des méga-sociétés opérant à l'échelle mondiale et travaillant par les canaux gouvernementaux pour augmenter leurs marges bénéficiaires: Walmart, Alphabet (anciennement Google), AT & T, Toyota, Apple, Exxon Mobil, Facebook, Lockheed Martin, Berkshire Hathaway , UnitedHealth Group, Samsung, Amazon, Verizon, Nissan, Boeing, Microsoft, Northrop Grumman, Citigroup ... ce ne sont que quelques-uns des géants mondiaux dont les politiques axées sur le profit influencent tout, des politiques législatives aux questions environnementales en passant par les soins médicaux.

Les Etats Unis

Les alliances profondes et, dans de nombreux cas, très secrètes du gouvernement américain avec des pays étrangers et des multinationales redessinent les frontières de notre monde (et de nos libertés) et modifient les règles du jeu plus rapidement que nous ne pouvons le faire.

Surveillance mondiale

Dirigée par l'Agence de sécurité nationale (NSA), qui s'est montrée peu soucieuse des limites constitutionnelles ou de la vie privée, l'État de surveillance est arrivé à dominer notre gouvernement et nos vies.

Pourtant, le gouvernement ne fonctionne pas seul.

Ça ne peut pas.

Cela nécessite un complice.

Ainsi, les besoins de sécurité de plus en plus complexes de notre gouvernement fédéral massif, en particulier dans les domaines de la défense, de la surveillance et de la gestion des données, ont été comblés au sein du secteur des entreprises. de la bureaucratie gouvernementale.

Prenez AT & T, par exemple. Grâce à son vaste réseau de télécommunications qui sillonne le monde, AT & T fournit au gouvernement américain l'infrastructure complexe dont il a besoin pour ses programmes de surveillance de masse. Selon The Intercept, "La NSA considère AT & T comme l'un de ses partenaires les plus fiables et a salué la" volonté extrême d'aider "de l'entreprise. C'est une collaboration qui remonte à plusieurs décennies. Peu connu, cependant, est que sa portée n'est pas restreinte aux clients d'AT & T. Selon les documents de la NSA, elle apprécie AT & T non seulement parce qu'elle «a accès à l'information qui transite la nation», mais aussi parce qu'elle entretient des relations uniques avec d'autres fournisseurs de téléphone et d'Internet. La NSA exploite ces relations à des fins de surveillance, réquisitionnant l'infrastructure massive d'AT & T et l'utilisant comme plate-forme pour exploiter discrètement les communications traitées par d'autres sociétés.

Maintenant, agrandissez ce que le gouvernement américain fait à travers AT & T à l'échelle mondiale, et vous avez le "14 Eyes Program", également appelé "SIGINT Seniors". Cette agence d'espionnage mondiale est composée de membres du monde entier (United États, Royaume-Uni, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Danemark, France, Pays-Bas, Norvège, Allemagne, Belgique, Italie, Suède, Espagne, Israël, Singapour, Corée du Sud, Japon, Inde et tous les territoires britanniques d'outre-mer).

Cependant, la surveillance n'est que la pointe de l'iceberg en ce qui concerne ces alliances mondiales.

Profit de guerre mondiale

La guerre est devenue une énorme entreprise lucrative, et l'Amérique, avec son vaste empire militaire et ses relations incestueuses avec une foule d'entrepreneurs de la défense internationale, est l'un de ses meilleurs acheteurs et vendeurs. En fait, comme le rapporte Reuters, "[le président] Trump est allé plus loin que n'importe lequel de ses prédécesseurs pour agir en tant que vendeur pour l'industrie de la défense des États-Unis."

Le complexe militaro-industriel américain a érigé un empire inégalé dans l'histoire dans sa largeur et sa portée, un empire dédié à la conduite de la guerre perpétuelle à travers le monde. Par exemple, tout en érigeant un état de surveillance de sécurité aux États-Unis, le complexe militaro-industriel a perpétué un empire militaire mondial avec des troupes américaines stationnées dans 177 pays (plus de 70 % des pays dans le monde).

Bien que le gouvernement fédéral cache tellement de choses sur ses dépenses de défense qu'il est difficile d'obtenir des chiffres précis, nous savons que depuis 2001, le gouvernement américain a dépensé plus de 1,8 billion de dollars dans les guerres en Afghanistan et en Irak (8,3 millions de dollars par heure). Cela n'inclut pas les guerres et les exercices militaires menés dans le monde entier, qui devraient faire grimper la facture totale de 12 billions de dollars d'ici 2053.

La fusion illicite de l'industrie mondiale de l'armement et du Pentagone, que le président Dwight D. Eisenhower nous a mis en garde il y a plus de 50 ans, représente peut-être la plus grande menace pour les infrastructures fragiles du pays aujourd'hui. L'empire militaire en expansion des États-Unis saigne le pays à un rythme de plus de 15 milliards de dollars par mois (ou 20 millions de dollars l'heure) - et c'est exactement ce que le gouvernement dépense pour les guerres étrangères. Cela n'inclut pas le coût du maintien et de la dotation en personnel des 1000 bases militaires américaines réparties dans le monde entier.

Incroyablement, bien que les États-Unis ne représentent que 5 % de la population mondiale, l'Amérique compte près de 50 % des dépenses militaires totales du monde, dépensant plus pour l'armée que les 19 plus grandes nations dépensières combinées. En fait, le Pentagone dépense plus pour la guerre que les 50 états réunis dépensent pour la santé, l'éducation, le bien-être et la sécurité. Il y a une bonne raison pour laquelle «gonflé», «corrompu» et «inefficace» sont parmi les mots les plus couramment utilisés par le gouvernement, en particulier le ministère de la Défense et ses sous-traitants. L'arnaque des prix est devenue une forme reconnue de corruption au sein de l'empire militaire américain.

Malheureusement, ce n'est pas seulement l'économie américaine qui est en train d'être exploitée.

Poussé par un secteur de la défense avide, la patrie américaine a été transformée en un champ de bataille avec la police militarisée et des armes mieux adaptées à une zone de guerre. Trump, pas différent de ses prédécesseurs, a continué à étendre l'empire militaire américain à l'étranger et au pays, appelant le Congrès à approuver des milliards de plus pour embaucher des flics, construire plus de prisons et mener plus de guerre contre les drogues / guerre contre le terrorisme. des programmes de guerre contre la criminalité qui attirent les puissants intérêts financiers (militaires, corporatifs et de sécurité) qui dirigent l'État profond et tiennent le gouvernement dans ses griffes.

Police mondiale

Jetez un coup d'œil sur les photos des forces de police internationales et vous aurez du mal à faire la distinction entre la police américaine et celles appartenant à d'autres nations. Il y a une raison pour laquelle ils se ressemblent tous, vêtus de l'uniforme militaire militarisé d'une armée permanente.

Il y a une raison pour laquelle ils agissent pareillement, et parlent un langage de force commun.

Par exemple, Israël, l'un des plus proches alliés internationaux des États-Unis et l'un des principaux bénéficiaires annuels de plus de 3 milliards de dollars d'aide militaire étrangère américaine, a été à l'avant-garde d'un programme d'échange peu médiatisé. forces dans leurs communautés. Comme le résume l'Intercept, la police américaine «tire essentiellement des leçons des agences qui appliquent la règle militaire plutôt que le droit civil».

Ensuite, vous avez le programme Strong Cities Network. Financé par le Département d'État, le gouvernement américain s'est associé aux Nations Unies pour lutter contre l'extrémisme violent «sous toutes ses formes et manifestations» dans les villes et les communautés du monde entier. En collaboration avec l'ONU, le gouvernement fédéral a mis en place des programmes pour former les services de police locaux à identifier, combattre et prévenir l'extrémisme, ainsi que pour lutter contre l'intolérance dans leurs communautés, en utilisant toutes les ressources à leur disposition. Les villes incluses dans le réseau mondial comprennent New York, Atlanta, Denver, Minneapolis, Paris, Londres, Montréal, Beyrouth et Oslo.

Cependant, ce qui compte vraiment dans ce programme, c'est la police communautaire à l'échelle mondiale.

La police communautaire, qui repose sur une théorie de la police brisée, appelle la police à s'engager auprès de la communauté afin de prévenir la criminalité locale en interrompant ou en prévenant les délits mineurs avant qu'ils ne deviennent des crimes plus graves, plus graves et peut-être violents.

Cela semble être une bonne idée sur le papier, mais le problème avec l'approche des fenêtres brisées, c'est que cela a conduit à des pratiques de police à tolérance zéro et à des pratiques d'arrêt et d'agitation parmi d'autres tactiques policières sévères.

Appliqué au programme Strong Cities Network, l'objectif est ostensiblement de prévenir l'extrémisme violent en ciblant sa source: racisme, sectarisme, haine, intolérance, etc. En d'autres termes, la police agissant ostensiblement comme une extension des Nations Unies identifiera, surveiller et dissuader les personnes qui exposent, expriment ou s'engagent dans tout ce qui pourrait être interprété comme extrémiste.

Bien sûr, le programme anti-extrémisme du gouvernement est préoccupé par le fait que, dans bien des cas, il servira à rendre des activités non-légales, par ailleurs légitimes, potentiellement extrémistes. Gardez à l'esprit que les agences gouvernementales impliquées dans la traque des «extrémistes» américains atteindront leurs objectifs - identifier et dissuader les extrémistes potentiels - de concert avec les centres de perfusion (78 au niveau national, avec des partenaires dans le secteur privé et mondial), agences de collecte de données, scientifiques comportementaux, entreprises, médias sociaux et organisateurs communautaires et en s'appuyant sur une technologie de pointe pour la surveillance, la reconnaissance faciale, la police prédictive, la biométrie et l'épigénétique comportementale (les expériences de vie modifient la constitution génétique).

C'est un pré-crime sur une échelle idéologique et cela a pris du temps.

Commencez-vous à obtenir l'image maintenant ? 

Nous sommes les canards assis dans le collimateur du gouvernement.

Sur presque tous les fronts, que ce soit la guerre contre la drogue, la vente d'armes, la réglementation de l'immigration, l'établissement de prisons ou l'avancement de la technologie, s'il y a un profit à gagner et un pouvoir à accumuler, vous pouvez parier que et ses partenaires mondiaux ont déjà conclu un accord qui met le peuple américain sur la mauvaise voie.

À moins de pouvoir freiner cette expansion spectaculaire, la mondialisation et la fusion des pouvoirs gouvernementaux et corporatifs, nous n'allons pas reconnaître ce pays dans 20 ans.

Il a fallu moins d'une génération pour que nos libertés s'érodent et que la structure de l'État policier soit érigée, élargie et retranchée.

Soyez assurés que le gouvernement américain ne nous sauvera pas des chaînes de l'État policier mondial.

L'occupant actuel ou futur de la Maison Blanche ne nous sauvera pas.

D'ailleurs, l'anarchie, la violence et l'incivilité ne nous sauveront pas.

Malheureusement, les tactiques de diviser pour régner du gouvernement fonctionnent comme un charme.

Malgré la liste des griefs qui devraient unir "nous le peuple" dans la cause commune contre le gouvernement, la nation est plus divisée que jamais par la politique, par la socio-économie, par la race, par la religion, et par toute autre distinction qui sert à mettre en évidence nos différences.

Les événements réels et manufacturés de ces dernières années - la surveillance envahissante, les rapports d'extrémisme, les troubles civils, les protestations, les fusillades, les bombardements, les exercices militaires et les exercices de tireurs actifs, les alertes codées par couleur et les évaluations des menaces, les centres de fusion , la transformation de la police locale en extensions de l'armée, la distribution de matériel militaire et d'armes aux forces de police locales, les bases de données gouvernementales contenant les noms des dissidents et des fauteurs de troubles potentiels ont tous créé un environnement dans lequel "nous le peuple" sont plus divisés, plus méfiants, et se craignent les uns les autres.

Ce que nous n'avons pas réussi à réaliser, c'est qu'aux yeux du gouvernement, nous sommes tous pareils.

En d'autres termes, quand il est temps pour le gouvernement de sévir - et le moment est proche - peu importe que nous ayons voté républicain ou démocrate, que nous ayons marché sur Washington ou que nous soyons restés à la maison, ou que nous nous sommes prononcés contre l'inconduite du gouvernement. injustice ou est resté silencieux.

Lorsque le gouvernement et ses partenaires de l'État mondial et industriel profonds dans le nouvel ordre mondial séviront, nous souffrirons tous.

S'il doit y avoir un espoir de se libérer, il repose - comme il l'a toujours - au niveau local, avec vous et vos concitoyens participant à l'activisme de base, qui adopte une approche de la réforme gouvernementale en mettant en œuvre des changements au niveau local. le niveau local.

L'une des contributions les plus importantes qu'un citoyen peut faire est de s'impliquer activement dans les affaires de la communauté locale, la politique et les batailles juridiques. Comme le dit l'adage, "Penser globalement, agir localement".

L'Amérique était censée être principalement un système de gouvernements locaux, ce qui est loin de la bureaucratie fédérale colossale que nous avons aujourd'hui. Cependant, pour que nos libertés soient rétablies, il faut commencer par comprendre ce qui se passe pratiquement dans votre propre cour - dans votre maison, votre quartier, votre district scolaire, votre conseil municipal - et prendre des mesures au niveau local.

Répondre aux besoins locaux non satisfaits et réagir aux injustices est ce que l'activisme de la base est tout. Assister aux réunions du conseil municipal, prendre la parole lors des assemblées publiques, organiser des manifestations et des campagnes de lettres, employer la «résistance non-violente militante» et la désobéissance civile, ce que Martin Luther King Jr. a fait avec succès grâce aux sit-ins et aux boycotts et marches.

Et puis, comme je le précise dans mon livre Un gouvernement des loups: L'État policier émergent américain, s'il nous reste des moyens de contrecarrer le gouvernement dans sa marche impitoyable vers une dictature pure et simple, cela peut dépendre du pouvoir des communautés et les gouvernements locaux à invalider les lois, tactiques et politiques gouvernementales qui sont illégitimes, flagrantes ou manifestement inconstitutionnelles.

La nullification fonctionne.

Nullifier les affaires judiciaires. Nullifier les lois. Nullifier tout ce que le gouvernement fait qui va à l'encontre des principes sur lesquels cette nation a été fondée.

Nous pourrions transformer cette nation si seulement les Américains travaillaient ensemble pour exploiter la puissance de leur mécontentement.

mardi 10 juillet 2018

Âge sombre: les scientifiques sont purgés des universités pour faire de la science

Anthony Watts
9 juillet 2018
Heather Heying, le Wall Street Journal


La postmoderniste laissée sur le campus est intolérante non seulement des opinions opposées, mais de la science elle-même.

Qui aurait deviné que lorsque l'Amérique cliverait, la gauche obtiendrait la Ligue nationale de football et le droit aurait la garde incontestée de la science ?

La révolution sur les campus universitaires, qui cherche à éradiquer les individus et les idées considérées comme peu recommandables, constitue une prise de contrôle hostile par des éléments marginaux à l'extrême gauche. Le printemps dernier à l'Evergreen State College, où j'ai été professeur pendant 15 ans, la révolution a été télévisée - fièrement et intentionnellement - par les radicaux. Des opinions qui ne cadrent pas avec le dogme actuellement accepté, à savoir que tous les Blancs sont racistes, que les changements de politiques visant à atteindre l'équité sont eux-mêmes un acte de suprématie blanche - ne seraient pas tolérés, et ceux qui ne seraient pas d'accord seraient criés, agressés, même battu. Des éruptions similaires se sont produites dans tout le pays.

Ce qui peut ne pas être évident de l'extérieur du monde universitaire, c'est que cette révolution est une attaque contre les valeurs des Lumières: la raison, l'enquête et la dissidence. Les extrémistes de gauche vont après la science. Pourquoi ? Parce que la science cherche la vérité, et la vérité n'est pas toujours commode.

La gauche a longtemps souligné les négationnistes du changement climatique et de l'évolution pour démontrer que, ici, la science est une valeur fondamentale. Mais de plus en plus, c'est manifestement faux.

La bataille sur nos campus - et de plus en plus, dans les écoles de la maternelle à la 12e année, dans les cabines et dans les réunions, et dans les rues - est conçue comme une bataille pour l'équité, mais c'est un faux front. C'est vrai, il y a de vrais griefs. Il existe des écarts entre les populations, pour des raisons historiques et modernes qui ne sont ni honorables ni acceptables, et il faut les résoudre. Mais ce qui se passe dans les institutions à travers le pays est - oui - une guerre culturelle entre la science et le postmodernisme. L'extrême gauche a embrassé une fiction facile.

Le postmodernisme, et en particulier sa progéniture, la théorie critique des races, ont abandonné la rigueur et l'ont remplacée par «l'expérience vécue» comme source primaire de la connaissance. Peu de crédibilité est donnée à l'idée de réalité objective. La science a compris depuis longtemps que l'observation ne peut jamais être parfaitement objective, mais elle fournit aussi la trousse d'outils ultime pour distinguer le signal du bruit et du biais. Les scientifiques produisent des listes complètes d'hypothèses alternatives, avec des prédictions vérifiables, et nous essayons de falsifier nos propres idées chéries.

La science est imparfaite: elle est lente et méthodique, elle fait des erreurs. Mais, elle fonctionne. Nous avons des micropuces, des avions et des lampadaires à montrer.

Lors d'une réunion avec les administrateurs d'Evergreen en mai dernier, les manifestants ont appelé, à huis clos, le président de l'université, George Bridges, à cibler les facultés STEM en particulier pour une formation «antibias», selon laquelle les scientifiques sont particulièrement exposés au racisme. C'est évident pour eux parce que les scientifiques persistent à utiliser des termes comme «génétique» et «phénotype» lorsqu'ils parlent des humains. M. Bridges propose: «[Nous] travaillons à les amener, à les former et, s'ils ne l'obtiennent pas, à les sanctionner».

Malgré l'étiquette bienveillante, le mouvement d'équité est un pathogène social très virulent, une maladie auto-immune de l'académie. Les bureaux de la diversité, les lieux mêmes qui étaient censés traiter le sectarisme et le harcèlement, ont été transformés en armes et réutilisés pour attraper et réprimer tous ceux qui n'étaient pas d'accord. Et l'attaque sur STEM n'est pas un accident. Une fois que les scientifiques sont réduits au silence, les récits peuvent être complètement décrochés de toute attente qu'ils soient mis à l'épreuve des preuves. Le mois dernier, Evergreen a clairement fait savoir qu'ils voulaient que deux de ses scientifiques soient partis, mon mari, Bret Weinstein, et moi, malgré notre réputation de premier ordre auprès des étudiants qu'ils prétendaient protéger. D'abord, ils sont venus pour les biologistes. . .

Histoire complète au WSJ

lundi 9 juillet 2018

Après cette vidéo choc vous ne pourrez plus jamais faire confiance aux femmes

19:58 08.07.2018

Pensez-y à deux fois avant de dire qu’une femme est belle: cette vidéo révélatrice montre les astuces des femmes pour être belles… au point que l’on ne les reconnaît plus sans maquillage. Âmes sensibles s'abstenir.
Cette vidéo largement relatée sur plusieurs réseaux sociaux montrant les «métamorphoses» des femmes asiatiques a fait le tour du monde en devenant virale.

Vous saurez désormais comment font ces créatures malines pour être belles et recueillir les compliments d'hommes béats d'admiration.

5 conseils scientifiques pour produire une première impression idéale

Le clip en question montre plusieurs adolescentes chinoises en train de se démaquiller… et il est quasiment impossible de les reconnaître avant et après cette opération. Le nez idéal, le visage mince, les sourcils parfaits, les cils ultra-longs: rien n'est impossible pour celle qui sait se servir des produits cosmétiques.

Le changement radical de ces jeunes Asiatiques peut impressionner n'importe qui et surtout dérouter, sans penser au nombre d'heures que nécessitent quotidiennement ces transformations.

Alors, est-ce que vous pourrez encore faire confiance aux femmes après avoir constaté une telle tricherie ?


https://fr.sputniknews.com/insolite/201807081037115175-video-femmes-maquillage/

CAMOUFLAGE NÉCESSAIRE FACE AUX MILLIONS DE CAMERAS ESPIONNES

samedi 7 juillet 2018

Darknet : le dernier refuge de la liberté pour informer et s’informer ?

Que le « darknet » dérange de nombreux États est indéniable, mais est-ce bien pour la raison qu’ils invoquent ?


Par Yannick Chatelain.
Un article de The Conversation
7 JUILLET 2018


- "Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité".  (proverbe chinois)

En matière de terrorisme islamique, sitôt un attentat commis, le responsable de la radicalisation, le coupable du passage à l’acte émerge rapidement. En France tout du moins, la chanson est toujours la même : le complice le plus impliqué c’est Internet.

Étrangement, pas un seul instant les médias de masse ne se remettent en question dans leur mode de traitement outrancier d’actes odieux. Nous-mêmes en tant qu’usagers nous interrogeons-nous sur le relais que nous faisons sur les réseaux sociaux des actes les plus abjects ?

- "Pardonnez-moi une question dérangeante : quel groupuscule terroriste pourrait rêver d’attachés de presse plus forcenés répondant aussi promptement à leurs attentes : essaimer l’horreur absolue".

Dans les situations auxquelles je me réfère, le coupable étant tout désigné, les solutions du « politique experts » pleuvent comme un jour de mousson : c’est à qui inventera dans l’urgence de nouvelles solutions miracles. Contraindre un peu plus Internet étant l’une des premières options. Depuis le sinistre 11 septembre, à la courte paille du simplisme, vous aurez constaté que c’est toujours Internet qui gagne.

S’ensuivent usuellement des interventions anxiogènes sur le Deep web, le dark web, le darknet… dans un mélange des genres invariablement orientés mauvais genre. Reconnaissons que le terme darknet sonne très « force obscure » aux oreilles de l’opinion publique.

L’évoquer est une chose, cependant, lorsqu’il est mis en avant dans ces contextes dramatiques, c’est de façon réductrice, pour ne pas dire totalement dévoyée. Que cela soit intentionnel ou pas, je vous en laisse juge. Il s’agit toutefois de mettre en avant la face sombre de la bête. Cela se traduit par un défilé d’orateurs alarmistes décrivant un espace qui est pourtant bien éloigné de la réalité qu’ils décrivent.

DE LA DIFFÉRENCE ENTRE DEEP WEB, DARK WEB ET LE DARKNET

Ben Ward/Flickr
. Le deep web, ou web profond, par opposition au Web de surface, est constitué de ressources non référencées par des moteurs de recherches. Notons à ce sujet, qu’il s’agisse de Google ou d’autres moteurs, que n’importe quel Webmaster peut choisir d’empêcher l’indexation de contenu.

. Le dark web, lui, est une partie réduite du deep web. C’est le contenu du web qui existe sur les darknets pris dans un sens plus large que le sens originel du terme. À l’origine, le terme darknet (inventé dans les années 1970) désignait des réseaux qui étaient isolés d’Arpanet – l’ancêtre d’Internet – pour des raisons de sécurité.

LA DISQUALIFICATION SYSTÉMATISÉE DU « DARKNET »

Dans le contexte d’attentats que j’évoque, les discours les plus abracadabrants sur le sujet ne manquent pas, et ce, jusqu’au plus haut sommet de l’État. Feindre d’avoir identifié le problème c’est déjà rassurer la population. Cependant si le problème est mal posé… je vous laisse le soin d’imaginer l’efficacité de la solution.

Certains n’hésiteront pas à mettre le darknet sur le banc des accusés, des assertions aussi surprenantes qu’invérifiables comme le fera Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, le 22 mars 2016 – immédiatement après l’attentat ayant frappé l’aéroport et une rame de métro de Bruxelles – d’abord à l’Assemblée nationale, pour surenchérir le lendemain au Sénat :

- "Ceux qui nous frappent utilisent le darknet et des messages chiffrés".

Que dire face à ce type de déclaration à l’emporte-pièce ? Nous pouvons ajouter qu’ils utilisent vraisemblablement des voitures, des téléphones portables et ont même parfois – croyez-le ou non – une télévision… et rajouter, pour être taquin, qu’il fut un temps où Ben Laden et ses comparses étaient les rois de la cryptographie.

Ce type de discours de diabolisation sert à légitimer et enchaîner des lois qui restreignent nos libertés, en favorisant l’acceptation sociale d’absurdités. Le sulfureux darknet de Monsieur Cazeneuve est en cela un levier puissant, régulièrement de sortie. Le traitement médiatique de ce dernier est naturellement concentré sur les usages criminels possibles comme nous avons pu l’observer encore récemment avec le démantèlement de BlackHand, un forum qui proposait à la vente depuis plus de deux ans de nombreux produits et services illicites : stupéfiants, armes, faux papiers, données bancaires volées…

Au-delà du terrorisme, le darknet est ainsi brandi à toutes les occasions par ses détracteurs. Rien de très étonnant, vous conviendrez que de par son nom même, c’est celui qui peut générer le plus de fantasmes et rendre légitime un contrôle – pour votre bien et le mien – de plus en plus exagéré. Tout est donc mis en œuvre pour ancrer le darknet dans les esprits comme un repère infesté de crapules sans foi ni loi. Les gouvernances, quels que soient les régimes, utilisent le sempiternel même argument réducteur – la cybercriminalité – pour rendre acceptable leur volonté de destruction de toute possibilité d’anonymat des citoyens.

LE DARKNET UNE ZONE DE NON-DROIT ? AH BON !

Paradoxe et non des moindres – n’en déplaise à ceux et celles qui souhaiteraient voir disparaître le monstre – évoquer une zone de non-droit peuplée de criminels est une absurdité. La preuve en est : puis-je me permettre de souligner que le  darknet, contrairement à ce qui est raconté – dans la partie mineure au service de la délinquance qu’il représente – n’est pas une zone de non-droit comme le démontre l’affaire « Black Hunt ». C’est un endroit permettant aux services de renseignement mondiaux l’infiltration, la mise en place de honey pots, le suivi au plus près de l’évolution de la criminalité, etc. !

« DARKNET » : LE DERNIER REFUGE DE LA LIBERTÉ D’INFORMER ET DE S’INFORMER

Il faut garder à l’esprit que cet « Internet de l’ombre » n’est pas un grand dédale où s’organisent les pires trafics : il est avant tout l’outil qui a permis et qui permet, lorsque la situation l’exige, de relayer des idées à l’abri de l’oppression, de faire savoir au monde la teneur d’une situation sans exposer sa vie pour avoir parlé.

ALLONS FAIRE UN TOUR EN « ENFER » ! SUIVEZ LE GUIDE !

Pour vous faire une idée par vous même : téléchargez Tor, puis lancez-le. Un navigateur va s’ouvrir. Dans un second temps, accédez alors à hidden wiki en copiant l’adresse suivante dans votre navigateur : http://zqktlwi4fecvo6ri.onion/wiki/ vous découvrirez une sorte de Wikipedia proposant de nombreuses ressources classées par thème.

Expérimenter c’est connaître !

Vous constaterez par vous-même qu’une majorité de ressources présentes ne sont aucunement destinées à recruter des assassins, vendre des armes, de la drogue… mais peuvent servir à des personnes qui risquent leur vie en s’exprimant. Toutes les ressources traditionnelles du Web de surface sont disponibles pour : mettre en place des sites, des blogs, discuter en ligne, etc. en minimisant le risque d’être tracé.

(Attention : n’allez pas traîner là où il ne faut pas ! Il y a les bons là où rodent les méchants, et la loi est la loi. L’expérimentation a ses limites en forme de barreaux de prison.)

Avec Internet, le citoyen-monde où qu’il se trouve, s’il y a accès, peut disposer d’outils lui permettant d’accéder à une information non contrainte et d’en diffuser sans risque. Quel individu assez fou et mégalomane pourrait encore avoir la prétention de faire taire une conscience humaine en train de se mondialiser et empêcher certains hommes d’informer et d’être informés ?

Voilà la raison même d’être du darknet. Lorsque la parole est brimée, il faut aux hommes un espace protégé pour qu’elle puisse s’exprimer. Je m’étonne d’ailleurs que les agences de presse n’y soient pas (sauf erreur de ma part) présentes, pour permettre un accès à l’information par-delà la censure exercée dans certains pays.

Que le darknet dérange de nombreux États est indéniable, mais est-ce bien pour la raison qu’ils invoquent ? Alors plutôt que de dire n’importe quoi à son sujet. Messieurs les censeurs de ce monde, laissez donc faire le renseignement pour ce qui concerne les délinquants avérés qui s’y promènent et laissez donc le darknet en paix au service de la liberté inaliénable d’informer et d’être informé.

Maurice Clavel : « Messieurs les censeurs, bonsoir ! »


- "Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais)"

The Conversation

À suivre

Yannick Chatelain, Enseignant Chercheur. Head of Development. Digital I IT, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation. http://theconversation.com/fr