- ENTREE de SECOURS -



mardi 2 mars 2021

La carte pour signaler les enfants bruyants fait polémique

Un site cartographique permet à tout un chacun de dénoncer les nuisances sonores dans son quartier, bébés qui pleurent compris. Une démarche jugée intolérante.


par Michel Pralong

2 mars 2021, 08:58


Le site aurait été créé pour rendre service à ceux qui veulent vivre dans un endroit calme, sans enfants qui font du bruit dehors.

«Du matin au soir, trois enfants courent et jouent au ballon en faisant des cris étranges». «Des enfants jouent en hurlant sur la route. Le bruit commence vers 15 h, lorsque l’école primaire est terminée, c’est ennuyeux». «Traverser la route avec une planche à roulettes et courir sur le trottoir deviennent monnaie courante». Voilà le genre de remarques, parmi des milliers d’autres, que l’on peut retrouver épinglées sur une carte du Japon, sur le site Dorozoku Map.

Ouvert en 2016, ce site est destiné aux personnes souhaitant vivre dans un environnement calme et chacun peut y indiquer les nuisances connues dans son quartier. Au mois de février 2021, la carte comprend près de 6000 annotations, relève l’«Asahi Shimbun». Les enfants sont particulièrement signalés, il peut même y avoir des bébés qui pleurent. Mais on trouve également des remarques sur des adultes, comme des voisins qui discutent souvent entre eux, bruyamment.

Voici le genre de remarque que l’on peut trouver sur la carte.

https://dqn.today/drzqn-map/

Dorozoku Map

Le créateur du site a expliqué au journal qu’il l’avait conçu pour éliminer les nuisances du voisinage. Il y a pensé lorsque des enfants ont commencé à faire du bruit devant son ancienne demeure, alors qu’il travaillait à domicile, ce qui lui a compliqué la tâche. Il a donc vu dans cette carte participative un moyen d’aider les gens à trouver des lieux calmes où déménager. Ce qui peut s’avérer d’autant plus pertinent en période de confinement.

Exutoire pour grincheux


D’autres y voient l’utilité inverse. Une famille avec enfants peut choisir un quartier où beaucoup d’enfants jouent à l’extérieur pour venir s’y installer. Mais la démarche a été critiquée pour son intolérance et sa tendance à devenir un exutoire pour les voisins grincheux. Un professeur japonais spécialiste d’environnement acoustique a expliqué au journal que la perception d’un son soi-disant irritant dépend de plusieurs facteurs, notamment la solitude de l’individu, de sa mauvaise humeur et d’autres facteurs psychologiques qui peuvent être encore exacerbés en période de confinement. «Ceux qui publient des commentaires devraient faire preuve de tolérance et se demander calmement si le comportement des autres peut vraiment être considéré comme une nuisance», déclare-t-il. Tout en rappelant aux parents de surveiller leurs enfants.

Le concepteur du site ne l’entend pas de cette oreille. Il a même réagi à un article du journal britannique «The Guardian», qui parlait de cette polémique. Il a écrit que son site «n’est pas une collection de remarques intolérantes contre les enfants qui jouent à l’extérieur». Lui y voit plutôt un outil de prévention à l’intention des parents qui ne surveillent pas assez leurs enfants ou les laissent jouer dans la rue alors qu’il y a un parc dans le voisinage. Il avance également la notion de sécurité, expliquant que souvent les enfants jouent dans des rues dangereuses, avec du trafic. Et il espère que signaler une nuisance permettra de la faire disparaître.

Avertissement aux parents

«Si nous donnons à ces parents un avertissement et qu’ils l’écoutent immédiatement, ils ne seront pas inclus sur cette carte», précise le responsable du site. Mais il regrette que souvent, les parents ne réagissent pas ou, pire, font exprès d’envenimer la situation. «La police n’a pas de solution efficace à ce problème», conclut-il. Quand une situation a été résolue, l’épingle disparaît de la carte. Et tous les commentaires calomnieux ou qui pourraient s’avérer dangereux, indiquant par exemple la présence d’enfants isolés, sont systématiquement supprimés, ce qui semble être la moindre des choses. Mais l’existence même de cette carte reste contestée.

https://www.lematin.ch/story/la-carte-pour-signaler-les-enfants-bruyants-fait-polemique-269781635772

20 commentaires:

  1. Il n'y PAS qu'au Japon où les 'JE T'EMMERDE !' existent !

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  2. "Êtes-vous d'accord ? Tout le monde est enfermé": Ed Snowden sur l'alimentation de la Silicon Valley au milieu des verrouillages COVID


    PAR TYLER DURDEN
    LUNDI 01 MAR 2021-23: 40


    Un nouveau montage vidéo d'entretiens récents avec l'ancien sous-traitant et lanceur d'alerte de la NSA Edward Snowden expose comment les verrouillages de la pandémie mondiale de COVID-19 - qui ont été particulièrement graves et d'une portée considérable dans les pays occidentaux comme le Royaume-Uni, le Canada et dans un certain nombre de grands États-Unis. les villes - couplées au pouvoir déjà immense de la Silicon Valley et de ses alliés dans l'État de sécurité nationale, ont servi à maintenir les individus et les populations entières à l'écart les uns des autres. «Ce n'est que le début», avertit Snowden de ces temps sans précédent. "Toutes ces choses aujourd'hui ont des conséquences dont nous ne sommes pas informés."

    "Je dirais que c'est assez inhabituel ... nous sommes tous répartis dans le monde entier dans des pièces différentes, tout le monde est enfermé ... mais pour moi, c'est comme ça que j'ai toujours vécu." Il raconte qu'une grande partie de notre vie est «intermédiée par les écrans». De plus en plus, nos vies sont "intermédiées par ces écrans. Nous passons moins de temps à l'extérieur et de plus en plus de temps à regarder dans le verre ou à travers le verre pour nous connecter à ce monde plus vaste - quelque chose au-delà de nous-mêmes."

    En fin de compte, il pose les questions suivantes en guise d'avertissement dans la vidéo intitulée "Edward Snowden 2021: les 10 minutes les plus honnêtes de votre vie !" ... "De plus en plus, il ressent quelque chose de distinct de nous, quelque chose à part de nous - quelque chose que nous sont témoins plutôt que de participer. Demandez-vous: est-ce votre volonté ? Est-ce ce que vous voulez ? Avez-vous accepté cela ? Est-ce conforme à la vision de l'avenir que vous voulez voir ?

    Snowden poursuit: "Les pouvoirs institutionnels de notre époque ... qui ont assumé un certain mandat - que ce soit pour faire des affaires, que ce soit pour gouverner la vie des autres, que ce soit pour faire la guerre, .. ces pouvoirs institutionnels ne semblent pas de se soucier particulièrement de votre réponse à cette question: est-ce ce que vous vouliez ? Est-ce que ça va ? Avez-vous accepté ? "

    La réponse est souvent "vous n'avez pas le choix" de savoir si vous êtes d'accord ou non ... "parce qu'ils ont l'arme, ils ont le bâton. Et Facebook dirait" Cliquez sur OK pour continuer "- et si vous ne le faites pas tu ne peux rien faire ... "

    «Parce qu'ils [Facebook et les grandes technologies] contrôlent la politique et par le biais de la politique, ils contrôlent la plate-forme, et à travers la plate-forme, ils contrôlent le public ... ils exercent une grande influence sur elle en nous bloquant, nous séparant de la des choses que nous devons faire pour nous connecter et nous engager dans ce qui est considéré aujourd'hui comme une «vie normale».

    «Il est temps que nous reconnaissions que ce sont des choix forcés», insiste-t-il tout en avertissant qu'il menace de devenir un état de choses permanent si le public ne prend pas conscience et n'agit pas.

    Ce sont des thèmes et des "avertissements '' dont Snowden a commencé à se faire entendre à partir du moment où la pandémie a frappé l'Ouest et l'Amérique du Nord en mars dernier, ce qui a, dans de nombreux endroits, abouti à l'imposition d'ordres d'urgence "rester à la maison '' de la part des gouvernements des États et locaux:

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  3. "Cinq ans plus tard, le coronavirus a disparu, ces données leur sont toujours disponibles - ils commencent à chercher de nouvelles choses", a déclaré Snowden. "Ils savent déjà ce que vous regardez sur Internet, ils savent déjà où se déplace votre téléphone, maintenant ils savent quelle est votre fréquence cardiaque. Que se passe-t-il quand ils commencent à les mélanger et à leur appliquer l'intelligence artificielle?" dit-il au printemps dernier.

    Soulignant dans ces dernières déclarations qu'il s'agit d'une source clé de la «vague croissante de colère» à laquelle nous assistons maintenant dans le monde, Snowden poursuit: «Les gens reconnaissent que ce n'est pas un consentement, pas d'une manière qui compte vraiment ... Je n'ai pas le sens de la liberté d'action ... et ils ne sont pas d'accord avec ça. "

    "Ce que nous voyons, c'est un divorce entre l'individu et l'institutionnel en termes de pouvoir et de responsabilité."

    Parlant des dirigeants mondiaux et des élites dirigeantes mondiales, il exhorte à prendre conscience de la réalité immensément alarmante dans laquelle nous nous sommes aveuglément glissés en tant que société: "Nous devons reconnaître qu'ils ne peuvent rien faire qui semble leur faire face à de graves conséquences, alors que les plus petites infractions de nos vies qui peuvent même être civiles plutôt que criminelles sont instantanément cristallisées et mémorisées au moment de l'erreur, et enregistrées dans un dossier permanent qui est détenu et contrôlé par ces groupes ... qu'ils soient commerciaux ou gouvernementaux. "

    https://www.zerohedge.com/technology/did-you-agree-everybodys-locked-ed-snowden-power-silicon-valley-amid-covid-lockdowns

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  4. Retour sur l’ « agent orange », le cas de Madame Tran To Nga


    le 2 mars 2021


    Qui se souvient de la pire défaite de l’armée française depuis 1940 ? Je vais rafraichir la mémoire de mes lecteurs car je m’en souviens très bien. J’étais en pension, j’avais un peu plus de 8 ans et tous les soirs nous écoutions le bulletin d’information à la radio qui entre novembre 1953 et mai 1954 égrenait le nombre de morts dans les rangs de l’armée française. Au cours du siège de Dien bien Phu il y eut officiellement 2293 morts et 11721 prisonniers du côté français et nul ne sait quelles furent les pertes du Viet-Cong. Près de 9000 de ces prisonniers français moururent en captivité. Je m’en souviens, car ces évènements marquèrent à jamais ma mémoire de jeune enfant, qu’on ne parla jamais des prisonniers, du moins en ce qui concernait leur nombre et leur sors. Puisqu’après cette cuisante défaite la France envoya à nouveau des troupes se battre en Algérie il est facile aujourd’hui de critiquer les Américains va-t-en-guerre à nouveau avec l’équipe du vieux Joe, une obsession des démocrates américains car les Français n’ont cessé de faire la guerre pendant plus de dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Il n’y a pas lieu de s’en vanter. Quand les Français se retirèrent du Vietnam ce furent donc les Américains qui prirent la relève « au nom de la démocratie » et ils n’ont jamais cessé depuis de faire la guerre presque dans le monde entier toujours au nom de la démocratie. Les Français se battaient pour maintenir leur empire colonial mais les Américains se battaient se se battent toujours pour la démocratie. J’avoue que j’ai de la peine à comprendre l’attitude de nos « amis » américains car leur notion de démocratie m’échappe.

    Bref, quand les Américains prirent la relève au Vietnam, après la guerre de Corée qui se terminait à peine, ils employèrent les grands moyens : des millions de tonnes de bombes et plus de quarante mille tonnes de défoliant pour repérer les mouvements du Viet-Cong lourdement appuyé par l’armée chinoise dans la forêt tropicale dense. Le produit défoliant était supposé contenir du 2,4,5-T, un défoliant ayant des propriétés herbicides puissantes maintenant interdit mais la commande de l’armée américaine auprès des compagnies de phytochimie s’appelait poétiquement l’ « agent orange » et c’est à ce moment-là que commence l’histoire de Madame Tran To Nga.

    - voir photo sur site -

    Contaminée alors qu’elle était une toute jeune fille cette franco-vietnamienne a toujours combattu pour que le Vietnam soit indemnisé des ravages profonds provoqués par l’agent orange. Tous ses enfants ont souffert de malformations et de diverses maladies dont l’explication se trouve dans le fait que la dioxine présente dans l’agent orange est un agent mutagène puissant et les mutations délétères se transmettent à la descendance (voir infra).

    Encore aujourd’hui l’administration américaine et le Pentagone ont toujours refusé de reconnaître leur responsabilité : on était en temps de guerre, les pires crimes contre l’humanité n’étaient pas reconnus et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) était tout simplement ignorée. Si le gouvernement fédéral américain a finalement indemnisé des combattants victimes de l’agent orange à hauteur de 180 millions de dollars en 1984 il s’agissait essentiellement des fonctionnaires de l’armée américaine.

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  5. Madame Tran To Nga a décidé de s’attaquer aujourd’hui aux fabricants de l’agent orange. C’est un combat perdu d’avance car ni Dow Chemical ni Monsanto, les deux principales firmes impliquées à cette époque, ne se sentent coupables directement puisqu’elles devaient faire face à une commande massive de l’armée et par conséquent toutes les précautions de fabrication n’ont pas été prises, dans l’urgence, pour satisfaire ces commandes. L’impureté incriminée et le TCDD (2,3,7,8-tetrachloro dibenzodioxin). Cette molécule s’intercale entre les appariements ioniques des bases puriques et pyrimidiques de l’ADN et provoque des erreurs de lecture au cours de la réplication de l’ADN lors par exemple d’une division cellulaire avec apparition de cancers ou pire lors de la gamétogenèse avec transmission à la descendance des erreurs de réplication.

    Pour conclure ce billet je voudrais relater l’histoire de la belle-soeur d’origine laotienne d’un de mes amis français résidant ici qui date de seulement d’hier premier mars 2021. Elle a une quarantaine d’années et a eu deux filles qui ont aujourd’hui 14 et 12 ans. L’aînée souffre d’une forme rare de dysfonctionnement de la lignée sanguine blanche avec un fort déficit en plaquettes découvert il n’y a que quelques jours. Il peut s’agir d’une conséquence sur le long terme de l’agent orange puisque le Laos n’a pas été épargné par l’armée américaine lors de la guerre du Vietnam, ce pays étant considéré comme base-arrière et complice du Viet-Cong. La grand-mère de cette jeune adolescente a peut-être été exposée à l’agent orange lors de cette guerre et a transmis une ou plusieurs mutations à sa fille que celle-ci a transmis à l’une de ses filles. Si une mutation ne se trouve que sur l’un des allèles il y a une chance sur deux qu’elle soit transmise à la descendance. Si le gène de l’un des allèles est défectueux il peut être compensé en partie ou totalement par le gène sain. Cette Laotienne, disposant des deux allèles n’a pas souffert de symptômes délétères mais l’une de ses filles a récupéré l’allèle défectueux et pour une raison inconnue le (ou les) gène défectueux s’est exprimé. Ceci peut expliquer pourquoi peut apparaître au cours de la deuxième génération ce type de problème. Cette jeune adolescente a été prise en charge à l’hôpital à Bordeaux … Mais mon hypothèse est peut-être spéculative.

    Source partielle et illustration : globalresearch.ca

    https://jacqueshenry.wordpress.com/2021/03/02/retour-sur-l-agent-orange-le-cas-de-madame-tran-to-nga/

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    1. Rappelons que le 'vaccin' contre le coronavirus n'existe pas (il n'a même pas été isolé !) et que TOUTES les campagnes de vaccinations ne sont que des EXPÉRIENCES testées sur cobayes (qui ignorent qu'ils le sont !). D'où les plaintes sans suite à venir avec les générations de demain où les criminels de laboratoires ne seront plus là pour répondre.

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  6. Les États-Unis produisent près de 5 livres de déchets par jour et par personne


    PAR TYLER DURDEN
    MARDI 02 MAR 2021-17: 25
    Rédigé par Mike Shedlock via MishTalk,


    Que diable en faisons-nous ?

    Leader mondial de la corbeille
    Les États-Unis sont le leader mondial de la production de déchets.

    Avec 4,9 livres de déchets par personne et par jour, les États-Unis sont le pays le plus gaspilleur de la planète. Sur les 292,4 millions de tonnes de déchets générés par les Américains en 2018, la moitié a été enfouie dans des décharges, tandis que 32 % ont été recyclées ou compostées, selon l'Agence américaine de protection de l'environnement. Le reste a été brûlé (le terme préféré étant «brûlé») pour produire de l'électricité.

    Au cours des trois dernières décennies, le taux de recyclage et de compostage aux États-Unis a plus que doublé. Au cours de cette même période, cependant, le nombre de décharges disponibles a diminué d'environ 74 %.

    Exporter des ordures

    - voir graphique sur site -

    Le recyclage a peut-être doublé, mais c'est à partir d'un niveau très bas.

    Les exportations de déchets sont tombées à zéro grâce à la guerre commerciale de Trump avec la Chine.

    Depuis que la Chine a cessé d'importer des matières recyclables américaines en 2017, les villes se démènent pour trouver de nouveaux marchés pour les plastiques et autres matériaux qui seraient généralement réutilisés, a déclaré Mike Ewall, un activiste environnemental basé à Philadelphie et directeur exécutif du Energy Justice Network.

    Les écologistes disent de ne pas le brûler et la Chine ne le prendra plus.

    Pendant ce temps, le nombre de décharges diminue. Beaucoup de ceux qui existent sont très mal gérés.

    Même la double doublure est discutable. Un seul revêtement de décharges est un désastre en attente.

    Exacerber les inquiétudes des résidents locaux n’est pas seulement ce qui se passe dans les décharges, mais ce qui en sort. Selon Nichols, les déchets importés pour être éliminés contribuent au lixiviat, un liquide qui se forme lorsque l'eau de pluie filtre à travers les ordures. Le résultat est une soupe toxique qui peut contenir du mercure, de l'arsenic et du plomb.

    Le Maine ne teste pas le lixiviat pour les niveaux de PFAS dans les décharges commerciales ou appartenant à l'État comme Juniper Ridge, a déclaré Nichols, laissant la tribu Penobscot dans l'ignorance du niveau de toxicité du lixiviat rejeté dans la rivière. Le Maine DEP n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

    Les décharges appliquent généralement des doublures ou des barrières en plastique ou en argile pour empêcher la toxine de s'échapper. La plupart des États exigent un système à deux lignes, mais le Maine n'en exige qu'un, a déclaré Peter Blair, un avocat de la Conservation Law Foundation à but non lucratif pour l'environnement. «Toutes les décharges ont finalement suinté de lixiviat une fois que les revêtements ont commencé à se désintégrer», a-t-il déclaré. «Ce n’est pas une question de savoir s’il y aura une fuite, mais plutôt quand.»

    Entièrement conforme aux normes lâches

    Dans un communiqué, Casella Waste Systems a déclaré que la décharge de Juniper Ridge était «entièrement conforme» aux réglementations environnementales du Maine.

    Casella perçoit des «frais de pourboire» de ReEnergy pour prendre ses déchets. Les frais pour les débris de construction et de démolition varient, mais vont de 33 $ à 95 $ la tonne, selon l'agence environnementale de l'État.

    Si vous ne pouvez pas exporter vers la Chine

    À Chester, en Pennsylvanie, les habitants vivent avec les retombées des déchets importés dans l'air qu'ils respirent. La petite ville de 33 000 habitants abrite l'usine de combustion du comté de Covanta Delaware.

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  7. Plus d'un tiers des déchets solides municipaux acceptés par l'installation l'année dernière provenaient du Delaware.

    Et dans le Maine, plus de 90 % des 230 000 tonnes de déchets de construction ReEnergy acceptées en 2019 provenaient de l'extérieur de l'État.

    Coût du recyclage

    Dans la station balnéaire d'Ocean City, dans le Maryland, le recyclage a été interrompu en 2009 après que la crise financière a paralysé son budget.

    "Le coût du recyclage n'a pas de sens financier pour de nombreuses municipalités", a déclaré Changaris du groupe de l'industrie des déchets. «Mais il faut que ça aille quelque part.»

    Le gros problème du recyclage, à mon avis, c'est d'essayer d'en faire trop.

    La plupart du recyclage n'a pas de sens, mais les canettes en aluminium propres le font, et peut-être nettoient d'autres objets pré-séparés.

    Mais tout jeter dans un bac, associé à des personnes trop zélées qui tentent de recycler le dernier morceau de papier recouvert de fromage ou de sauce tomate, fait du désordre dans tout le bac.

    Et où est le message sur la façon de recycler correctement ?

    Qu'en est-il de la mousse de polystyrène ?
    Les entreprises de gestion des déchets vous donnent des poubelles, mais elles ne vous disent jamais quoi faire avec des choses comme la mousse de polystyrène.

    Au cas où vous ne le sauriez pas, dans la grande majorité des villes, la mousse de polystyrène n'a pas sa place dans votre bac de recyclage côté trottoir.

    Si vous prenez cette boîte d'expédition en carton rembourrée de polystyrène et écrasez tout dans la poubelle, vous venez de foutre en l'air.

    Vous devez faire tout votre possible pour trouver un centre qui prendra les choses.

    Où recycler la mousse de polystyrène
    Je viens de chercher où recycler la mousse de polystyrène.

    La mousse de polystyrène qui se retrouve dans les décharges ne se décompose pas du tout. Et bien qu'il ne représente qu'environ 2% des déchets en poids, il absorbe 30% en volume de l'ensemble des déchets solides, principalement en raison de son utilisation répandue dans l'emballage des produits.

    Un appel téléphonique rapide à votre centre de recyclage local ou à votre entreprise de gestion des déchets vous permettra de réduire rapidement certains de ces déchets si, en fait, ils acceptent les PSE. Étant donné que le polystyrène expansé est également composé de produits chimiques cancérigènes, le garder hors de nos décharges autant que possible est d'une grande importance.

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  8. J'étais très conscient de tout cela et je le suis depuis l'université, il y a des décennies.

    Question du jour
    Combien confondent le recyclage de la mousse de polystyrène avec le recyclage du plastique ?

    Et si votre plastique est recouvert de fromage, devinez quoi ?

    Je suis assez méticuleux pour mettre à la poubelle ce qui appartient. Mais si la pratique n'est pas répandue, elle est pire qu'inutile car les coûts augmentent mais les ordures se dirigent quand même vers la décharge.

    Mon diplôme

    J'ai obtenu un diplôme en génie de l'environnement de l'Université de l'Illinois en 1976.

    J'ai étudié les lixiviats, les décharges, les revêtements et le recyclage. Mon premier emploi était pour une entreprise privée travaillant sur un contrat pour le Metropolitan Sanitary District de Chicago.

    Presque aucun progrès

    Malgré tous les progrès incroyables dans presque tous les autres aspects de la vie, nous utilisons toujours des décharges à un seul revêtement et nous ne savons toujours pas comment gérer les arachides en polystyrène.

    Je préférerais de loin voir de véritables progrès dans ce domaine plutôt que le mème politique du jour, le réchauffement climatique causé par l'homme en raison du gaz carbonique.

    Addendum sur le carbone

    En raison du recul inévitable des alarmistes climatiques concernant le paragraphe ci-dessus, parlons du carbone.

    Disons que nous acceptons que le gaz carbonique d'origine humaine est un problème et que les scientifiques ont raison à 100 %. Supposons en outre qu'aucun des mensonges et des manipulations de données par divers scientifiques ne s'est jamais produit.

    Enfin, ignorons toutes les prédictions idiotes qui auraient été faites sur la base d'une analyse scientifique.

    Ce qui reste, ce sont des propositions idiotes d'Al Gore, d'AOC et d'autres qui coûtent entre 50 et 90 billions de dollars.

    J'ai encore vu un plan gaz carbonique politiquement acceptable avec un prix raisonnable. Toutes les prédictions catastrophiques ont été absurdement fausses et, à mon avis, à dessein pour sonner l'alarme.

    Pour quelle raison ? Dans un plan absurde pour empêcher les océans de s'élever de 8 pouces ou d'un pied ou quoi que ce soit au siècle prochain, alors que le fait est que les États-Unis ne produisent que 14 % du carbone.

    50 ans de prédictions terribles

    Au cas où vous l'auriez manqué, passons en revue 50 ans de prévisions climatiques difficiles et ce qui s'est réellement passé.

    Voici le point 21 des prévisions désastreuses faites en 2014. "Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique", a déclaré alors le secrétaire d'État John Kerry et le tsar du climat actuel de Biden.

    Scientifiquement parlant, j'ai une question: est-ce que 500 jours se sont écoulés ?

    Toutes ces histoires de battage médiatique sont de véritables mensonges pour mettre en œuvre le programme politiquement correct maintenant.

    Statistiques gaz carbonique

    Veuillez noter que les États-Unis ont réduit leur empreinte carbone de 6,13 milliards de tonnes en 2007 à 5,28 milliards de tonnes en 2019.

    Pendant ce temps, la Chine a augmenté son empreinte de 6,86 milliards de tonnes en 2019 à 10,17 milliards de tonnes en 2019.

    Au cours de la même période, la production mondiale est passée de 31,29 milliards de tonnes à 36,44 milliards de tonnes.

    En 2007, les États-Unis représentaient 19,6 % de l'empreinte carbone mondiale totale.

    En 2019, les États-Unis ne représentaient que 14,5 % de l'empreinte mondiale totale.

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  9. Questions clés

    Combien d'argent sommes-nous prêts à dépenser pour réduire nos 14,5 % et notre pourcentage en baisse d'émissions de carbone ?

    Combien cela coûterait-il de le réduire de moitié en 10 ans ?

    En supposant que nous pourrions réduire cela de moitié en 10 ans, que ferait-il pour la production totale de carbone ?

    Par quelle force pouvons-nous amener la Chine, l'Inde et toutes les économies en développement du Moyen-Orient et d'Afrique à réduire leur production de carbone ?

    En supposant que nous atteignions le numéro 4 pacifiquement par une sorte de rachat économique comme le plafonnement et l'échange, quel en est le coût pour les États-Unis ?

    Et l'inflation?

    Bien sûr, la Chine produit des biens pour les États-Unis et l'UE, mais voulons-nous que cela cesse ? Lorsque ? Pourquoi ? Comment ? Coût ?

    La Chine, l'Inde, l'Afrique, etc. n'ont-elles pas le droit d'améliorer leur niveau de vie ?

    Qu'impliquent les points ci-dessus sur le niveau de vie aux États-Unis ?

    Comment diable payons-nous pour ça ?

    Accepter la science

    Il ne s’agit pas «d’accepter la science» comme le disent les alarmistes du climat.

    Il s'agit de proposer un plan raisonnable pour faire quelque chose de sensé à ce sujet, sachant très bien que les océans vont continuer à augmenter pendant les 100 prochaines années de toute façon!

    Comprendre mon point

    Jusqu'à ce que quelqu'un puisse mettre un prix réaliste sur le changement climatique qui réponde à mes questions ci-dessus, pardonnez-moi de ne pas convenir qu'une élévation totale de l'océan de 3 pouces au cours des 20 dernières années est la menace existentielle de notre temps.

    L'ironie majeure dans le battage médiatique climatique est que si nous nous concentrions d'abord sur l'environnement et ensuite sur le gaz carbonique, nous ferions quelque chose pour les deux tout en répondant à la préoccupation immédiate maintenant.

    https://www.zerohedge.com/economics/us-produces-nearly-5-pounds-trash-day-person

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    1. Mais d'où viennent toutes ces 'ordures' ??!
      De Terre !
      Et où pensez-vous les remettre ?
      En terre !
      BRAVO !

      Elles étaient en terre depuis 10 000 ans et y retourne encore pour 10 000 ans.
      Où est le problème ?

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  10. Monsieur le Président, le nucléaire, c’est oui ou c’est non ?

    Devant l’effondrement économique, social et politique qui se profile, la classe politique actuelle aura-t-elle la volonté de redresser la barre avec le nucléaire et de travailler pour l’intérêt général du pays ?


    Par Michel Gay.
    3 MARS 2021


    La classe politique française stupéfaite semble redécouvrir les vertus de la « souveraineté industrielle » après la scène tragi-comique de l’importation des masques de protection anti-Covid de Chine, alors que, « en même temps », le gouvernement s’engage à réduire de 30 % la production nucléaire en France en la diminuant de 75% à 50 %.

    Il a aussi « en même temps » sacrifié la centrale nucléaire de Fessenheim par cuisine politique puante ; en réalité pour un plat de lentilles vertes…

    Les partis politiques écologistes considèrent même que c’est la première étape vers la destruction complète du nucléaire…

    MONDIALISATION ET NUCLÉAIRE

    La mondialisation des échanges et la spécialisation des industries ont structuré l’économie et interdisent un illusoire retour en arrière qui permettrait un made in France pour l’ensemble de notre consommation.

    Cependant, au lieu de clamer « réindustrialisation ! » dans les médias en déversant des milliards d’euros de subventions publiques qui iront enrichir des aigrefins habiles à naviguer dans les arcanes financiers des ministères et de la Commission européenne largement influencée par l’Allemagne, il serait plus utile de préserver et d’améliorer nos précieux savoir-faire nationaux.

    Nos élites politiques le plus souvent sorties tout droit du cocon des grandes écoles sans passer par les méandres de l’industrie ont pris l’habitude de se mentir, et de mentir aux Français, en se voilant la face devant le déclin industriel en France.

    Cette politique irresponsable de l’autruche réjouit les décroissantistes et les profiteurs de subventions qui prospèrent à l’ombre des éoliennes et des panneaux photovoltaïques importés, des « certificats verts » ainsi que du développement de l’hydrogène, tous dotés de milliards d’euros.

    Devant le triple effondrement économique, social, et politique qui se profile à l’horizon, la classe politique actuelle aura-t-elle la volonté de redresser la barre et de travailler pour l’intérêt général du pays ?

    Il s’agit de soutenir fermement les secteurs compétitifs comme la production d’énergie nucléaire (électricité et chaleur), la construction automobile, l’aviation, l’agro-alimentaire, la métallurgie, l’industrie pharmaceutique, l’électronique et les outils indispensables permettant ces productions dont certaines peuvent parfois ne pas être compétitives au niveau international.

    En revanche, il faut abandonner d’urgence les subventions stériles aux « nouvelles énergies » déjà plus que centenaires, comme l’éolien, le solaire et à présent l’hydrogène.

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  11. ARABELLE, L’EXCELLENTE TURBINE NUCLÉAIRE

    L’excellente turbine Arabelle qui équipe quelques fleurons de nos centrales nucléaires récentes, figure parmi les plus puissantes au monde. Elle fonctionne parfaitement depuis plus de 20 ans.

    Mais la vente de son fabricant français (Alstom) à l’américain General Electric (GE) en 2014 dans des conditions étranges a remis entre les mains d’une puissance étrangère l’entretien et la réparation des 58 réacteurs nucléaires produisant 75 % de l’électricité en France !

    Est-ce une stratégie industrielle délibérée, ou une erreur monumentale, voire une trahison de l’ancien PDG d’Alstom (Patrick Kron) selon Arnaud Montebourg ?

    Le ministre de l’Économie, qui a donné son accord sous la présidence de François Hollande, s’appelait Emmanuel Macron…

    S’agirait-il d’un retour d’ascenseur, ou d’un clientélisme au détriment de l’intérêt général et des finances publiques ?

    La faute semble aujourd’hui d’autant plus criante que la France cherche maintenant à racheter Alstom, fabricant de la turbine Arabelle…

    NUCLÉAIRE, PATRIMOINE INDUSTRIEL ET CÉCITÉ STRATÉGIQUE

    Derrière les beaux discours de façade, les gouvernements français successifs continuent aujourd’hui de détruire le patrimoine industriel de la France. Inconscience ? Naïveté ? Bêtise ? Incompétence ? Aveuglement idéologique ?

    La cécité stratégique de notre classe politique semble résulter de sa cupidité à court terme, de son cynisme démagogique, et de sa propension à briller par des coups d’éclats médiatiques soutenant sa communication pour les prochaines élections.

    Cette attitude est souvent plus proche de Grand-Guignol que de celle d’hommes d’État ayant une vision industrielle pour son pays.

    Il résulte de ce théâtre d’ombres et de discussions en coulisses une pseudo-politique industrielle faite d’annonces où l’art suprême de la politique consiste à faire semblant et à surfer sur le dernier sujet à la mode comme, par exemple, les énergies dites vertes et l’hydrogène.

    C’est à qui trouvera le soin palliatif le plus médiatique pour perfuser une économie française de plus en plus malade où la classe politique a oublié que le consommateur doit d’abord produire et gagner sa vie pour ensuite consommer.

    Et pour faire vivre et prospérer une industrie dans un monde concurrentiel, il faut commencer par produire le sang d’une économie vigoureuse : une énergie abondante, fiable et bon marché, ce que permet actuellement le nucléaire, et pour longtemps.

    Pourtant, un haut représentant de l’État, le Préfet de la Région Normandie, se félicite dans un communiqué de presse du 24 février 2021 « du lancement de la construction du parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer » qui traduirait ainsi « l’accélération de la transition énergétique vers une énergie décarbonée, conformément aux engagements pris par l’État ».

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  12. Or, cet État a ordonné la fermeture politique des deux réacteurs de Fessenheim qui produisaient 11 térawattheures (TWh) par an en continu avec 6 grammes de gaz carbonique par kWh selon l’agence gouvernementale ADEME, alors que les éoliennes en mer de Courseulles-sur-Mer ne produiront que 1,2 TWh en émettant plus de 15 g gaz carbonique / kWh.

    Les Français s’interrogent aussi sur la confusion stupéfiante qui règne dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) entre les objectifs à atteindre et les moyens imposés, notamment l’implantation à tout prix d’éoliennes.

    UN HOMME AUX PORTES DE LA CITÉ ?

    Pourvu qu’en 2022 vienne « aux portes de la cité » un homme pour sortir enfin la France de cette ornière industrielle et énergétique dans laquelle l’ont conduit l’incurie de nos dirigeants politiques !

    Monsieur le président de la République, si vous deviez prétendre être cet homme, alors il faudra vous démarquer totalement de l’écologie anti-technologie et abandonner votre logique du « en même temps » pour dire clairement si, pour l’industrie et pour le nucléaire, c’est oui ou c’est non.

    https://www.contrepoints.org/2021/03/03/392361-monsieur-le-president-le-nucleaire-cest-oui-ou-cest-non

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  13. Convention climat : ça devait mal finir, et ça finit mal

    La Convention climat a remis ses notes : le gouvernement n’est pas un bon élève.


    Par Michel Negynas
    3 MARS 2021


    Le 18 novembre 2019, j’avais titré : « Les citoyens de la convention envoyés au casse- pipe. »

    CONVENTION CLIMAT : UNE GROSSE DÉCEPTION…

    Les faits sont têtus. La Convention climat a remis ses notes : le gouvernement n’est pas un bon élève. Seul le changement de l’article 1er de la Constitution pour y introduire la lutte contre le changement climatique a recueilli la note de 6,1. Manque de pot, ça a peu de chances de se concrétiser… Les autres articles du projet de loi sont plutôt notés entre 3 ou 4 sur 10.

    « Limiter les effets néfastes du transport aérien » a obtenu 2,8 de moyenne ; et 2,7 pour l’introduction dans le droit d’un délit d’écocide, amoindri par rapport à la proposition de la Convention. Ces notes très sévères n’ont pas été choisies au hasard, ces deux thèmes étant emblématiques du discours des activistes en charge de l’organisation. Peu importe que dans certains cas, comme le crime d’écocide, ce n’était même pas juridiquement possible.

    ATTEINDRE LES OBJECTIFS DE 2030 POUR LE CLIMAT EST IMPOSSIBLE, ON S’EN DOUTAIT

    Atteindre les objectifs de 2030 pour le climat est impossible, toutes les personnes intellectuellement honnêtes s’en rendent compte. De 1990 à 2015, nous avons réduit de 3,4 Mt d’équivalent gaz carbonique par an. On peut supposer, je l’espère, qu’on s’est attaqué au plus facile en premier. En outre, la France a été désindustrialisée et a subi une grave crise financière en 2008 qui a durablement ralenti la croissance.

    Pour atteindre 40 % de réduction en 2030, il faut atteindre 10 Mt/an en attaquant des sujets plus difficiles, en particulier sur le plan social. Or c’est dans neuf ans. Aucun investissement lourd, aucune technologie de rupture n’a jamais été mené à bien dans un délai si court. Et même si c’était possible, cela ne démarrerait qu’en 2030… En outre, la France étant déjà un des pays de l’OCDE qui émet le moins de gaz carbonique par habitant, il lui est plus difficile d’atteindre les mêmes pourcentages de gain que les mauvais élèves : la plupart des États souhaitant réduire passeront du charbon au gaz ; or, nous avons même une partie de notre chauffage complètement décarboné !

    LE BCG EN RENFORT

    Mais le gouvernement a sorti le type de joker habituellement utilisé : le Boston Consulting Group. Celui-ci a été mandaté pour faire une revue des mesures prises ou à prendre pour atteindre l’objectif.

    Évidemment, le BCG connaissait la réponse avant de faire l’étude : il tient à ses parts de marché, et vu que le gouvernement est sous une attaque judiciaire sur ce sujet précisément, le BCG ne pouvait se faire l’auxiliaire d’une justice passée par Science Po, donc acquise aux thèses les plus radicales.

    Alors ouiiii… c’est possible ! Ouf, nous sommes rassurés… Les medias titrent : le BCG valide la trajectoire climat du gouvernement.

    Sauf que voici les conclusions :

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  14. « Seule une faible partie du potentiel, représentant ~21Mt de réduction de gaz carbonique, paraît probablement atteinte. Il s’agit essentiellement des tendances déjà enclenchées comme l’interdiction d’installation de chaudières au fioul qui sur le résidentiel suppose de maintenir le rythme de 150 à 200 000 chaudières remplacées par an. L’atteinte de ce potentiel suppose néanmoins de ne pas modifier les mesures en place ni de créer de dérogations qui en limitent le périmètre adressable.

    La majorité du potentiel, ~57 Mt de réduction de gaz carbonique, suppose un accompagnement volontariste à la mise en œuvre et est possiblement atteint, ce qui n’est pas surprenant au regard des disruptions significatives que les mesures concernées sont censées induire.
    Un potentiel de l’ordre de ~29 Mt de réduction de gaz carbonique semble difficilement atteignable compte tenu des mesures actuelles. Il couvre essentiellement les questions de décarbonation des poids lourds (pour lesquels rien n’indique que les objectifs significatifs de déploiement de motorisations alternatives puissent être atteints d’ici 2030 compte tenu des calendriers des industriels), d’industrie (où les leviers envisagés ne semblent pas permettre de combler l’écart avec l’ambition, à production égale et hors réforme en profondeur de l’EU-ETS y compris pour les domaines à risque de fuite de carbone), de rénovation (où les moyens – financements et pénalités – ne paraissent pas suffisamment incitatifs en particulier dans le tertiaire), et les incitations à la réduction du trafic aérien qui semblent insuffisantes pour infléchir la tendance. Dans un scénario volontariste et tenant compte des mesures existantes, on estime que seuls ~13Mt de réduction de gaz carbonique issus de ces mesures sont vraiment atteignables soit la moitié du potentiel affiché. »
    convention climatLe tableau ci-dessus est une très bonne synthèse des mesures ; il vaut son pesant de cacahuètes. Les lecteurs connaissant les divers sujets nommés pourront se régaler. J’aime particulièrement : montée en gamme de l’élevage, gain de 6,8 Mt… Les Charolaises et les Aubrac apprécieront. Et quant à l’interdiction à la fois des décharges et des incinérateurs, considérée comme potentiel probablement atteint… en moins de neuf ans, on va trouver comment tout recycler ? Même les pales d’éoliennes ?
    Un chef-d’œuvre de langue de bois ! Mais le pauvre BCG ne se doutait pas où il avait mis les pieds ; nous ne sommes pas ici au CAC 40 !

    Non seulement la bonne interprétation des conclusions ne laisse aucun doute sur l’irréalisme de l’objectif, ce qui ne doit guère réjouir le gouvernement, (seule Mme Pompili semble imperméable au deuxième degré des consultants) mais en plus il est la cible des écologistes, qui, à juste titre, estiment l’étude biaisée et ses conclusions trop ambiguës.

    Delphine Batho souligne que « les données présentées dans l’étude d’impact… sont biaisées ». La députée ajoute que le BCG est « en situation de conflit d’intérêts au regard de nombreux acteurs économiques parmi ses clients ayant intérêt à ce que le projet de loi manque d’ambition… »

    C’est sûr qu’un audit de Cyril Dion aurait eu une autre allure. Sans conflit d’intérêt bien sûr, Cyril Dion ne gagne pas son pain avec ce genre de sujet…

    Bref, au lieu de calmer le jeu, le BCG déchaîne la tempête.

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  15. ET LE HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT PAS CONTENT DU TOUT NON PLUS

    Cela vaut le coup d’examiner la composition du Haut Conseil.

    On y trouve, entre autres :

    Messieurs Grandjean et Jancovici, fondateurs et propriétaires d’un organisme de calcul d’empreinte carbone. Or, le Haut conseil souhaite l’affichage carbone de tous les produits, pure coïncidence sans doute.
    Monsieur Colombier, directeur scientifique de l’IDDRI de Sciences po, dont l’orientation activiste n’est pas d’hier.
    Madame Masson Delmotte, climatologue plus qu’engagée.
    Monsieur Leguet, directeur d’un think tank financé par la caisse des dépôts qui « accompagne depuis 2002 les décideurs publics et privés sur la transition vers une économie décarbonée et résiliente au changement climatique. »
    Et bien entendu l’incontournable madame Tubiana, celle-là même qui a fait monter le radicalisme écologique à l’IDDRI.
    Tous sont des universitaires ou des « conseillers », pas un seul n’a de carrière en véritable entreprise : pas de vrai industriel, pas de vrai agriculteur, pas de syndicaliste…

    Et sa mission, c’est :

    « Le Haut conseil pour le climat est un organisme indépendant chargé de donner des avis et d’émettre des recommandations sur la mise en œuvre des politiques et mesures publiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France. Il a vocation à apporter un éclairage indépendant sur la politique du gouvernement en matière de climat. »

    Organisme indépendant… de quoi ?

    Ses préconisations, on s’en doute, sont décoiffantes… euh non, en fait elles reprennent les propositions initiales de la Convention, en regrettant que le gouvernement les ait édulcorées. Pas étonnant… Madame Tubiana était co-présidente du comité de gouvernance de la dite convention…

    Le jugement est sévère : « Toutefois, une proportion élevée de ces mesures voit sa portée réduite par un périmètre d’application limité, voire ponctuel, des délais de mise en œuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application »

    Effectivement ça urge, alors qu’à Bruxelles, on parle de porter à -55 % les -40 % d’émission à 2030. Comme disaient les shadocks, « en essayant continuellement on finit par réussir, donc plus ça rate plus on a des chances que ça marche. »

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  16. MADAME POMPILI DÉCOUVRE L’ÉCOLOGISME POLITIQUE

    Soudain, madame Pompili sort de son rêve. Le vote des citoyens est politique :

    « Sur les systèmes de notation je fais attention parce que c’est un système qui avait pas mal de biais. On a des citoyens qui ont décidé de mettre zéro à tout. À partir du moment où vous avez des gens qui mettent zéro à tout forcément ça biaise un peu […] Quand on est au gouvernement, on n’est pas à la même place, on doit proposer des mesures qui puissent être acceptées, qui doivent emmener tout le monde. »

    Mince alors, le monde réel existe…

    NOUS SOMMES CERNÉS

    L’entrisme du radical-écologisme commence à porter ses fruits ; dans la haute administration, l’enseignement supérieur, la recherche, nous sommes cernés, et le président Macron aussi. Il est peut-être déjà trop tard pour sauver les meubles.

    https://www.contrepoints.org/2021/03/03/392332-convention-climat-ca-devait-mal-finir-et-ca-finit-mal

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    1. Toute une foule de questions posée aux abrutis du "Qui a pété" au "Comment çà va partir çà ??" mais "Il existe une Nouveau Gamma !". Ces enfermés des ministères qui sortent et sentent ne savent pas si c'est la France, la Russie, la Chine les Etats-Unis ou le seul habitant de l’îlot Clipperton qui a pété ! Ni ne savent que tous les gaz se recyclent depuis toujours et que l'eau est éternelle.
      Mais, dans ces écoles d'abrutis où sont formés les Gréta-gratins-crétins on n'abordent pas ces sujets trop compliqués, trop intellectuels, trop scientifiques, trop peuple quoi !

      C'est aussi pourquoi les entreprises publiques ne marchent pas. C'est toujours des cons qui sont à la Direction ! Bien sûr si c'était une Démocratie ce serait le Peuple qui dirigerait et tout irait bien mais les dictateurs n'auraient plus aucune prise ! Ils deviendraient des suisses ! Mais çà, faut pas en parler !

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  17. L'essaim de tremblements de terre continue


    Mon 1 Mar 2021 | 9.31 GMT
    Vala Hafstað
    vala@mbl.is


    L'essaim de tremblements de terre qui a débuté mercredi dans le sud-ouest de l'Islande ne montre aucun signe de ralentissement. Plus d'un millier de tremblements se sont enregistrés du jour au lendemain, rapporte mbl.is. Onze des tremblements de terre ont dépassé la magnitude 3, et le plus important, de magnitude 4,9, a réveillé de nombreux habitants du sud-ouest de l'Islande peu après 1h30 du matin.

    Sur le site Web de l'Islande Met Office, vous pouvez consulter un tableau des tremblements de terre les plus récents et voir d'où ils proviennent.

    Bryndís Gísladóttir, spécialiste des risques naturels au Met Office islandais, déclare que si des essaims de tremblements de terre qui durent aussi longtemps sont connus dans des zones inhabitées, comme les montagnes Askja et Herðubreið, ils sont rares à proximité des zones habitées.

    Elle déclare qu'à l'heure actuelle, il n'y a aucun signe d'intrusion de magma.

    https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2021/03/01/swarm_of_earthquakes_continu

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